Contrôle, culture et changement organisationnel
🎯 Objectifs du chapitre — À la fin de ce chapitre, vous saurez :
- décrire le processus de contrôle et ses différents moments ;
- situer le contrôle de gestion entre planification stratégique et contrôle opérationnel (Anthony) ;
- distinguer les modes de contrôle par le marché, la bureaucratie et le clan (Ouchi) ;
- analyser une culture d'organisation avec Schein et une culture nationale avec Hofstede ;
- conduire un changement avec les modèles de Lewin et de Kotter, et traiter les résistances.
10.1 Contrôler : le processus
Définition — Contrôle : processus par lequel le manager vérifie que les résultats obtenus correspondent aux objectifs fixés et engage les actions correctives nécessaires.
Le contrôle ferme la boucle du management : sans lui, la planification reste une intention. Il se déroule en quatre étapes :
- fixer des normes (objectifs, budgets, standards de qualité, délais) ;
- mesurer les réalisations par des indicateurs fiables ;
- comparer et analyser les écarts (favorables ou défavorables, et leurs causes) ;
- corriger : agir sur l'exécution, ou réviser l'objectif s'il était irréaliste.
Il peut intervenir à trois moments :
| Moment | But | Exemple |
|---|---|---|
| A priori (préventif) | Éviter les erreurs avant l'action | Vérifier la qualité des matières premières à la réception ; autorisation préalable d'une dépense |
| Concomitant (pendant) | Corriger en cours d'action | Contrôle statistique sur la ligne de production ; suivi hebdomadaire des ventes |
| A posteriori (rétroactif) | Tirer les leçons une fois l'action terminée | Analyse des écarts budgétaires en fin de trimestre ; audit |
10.2 Les niveaux et les outils du contrôle
Robert Anthony (1965) distingue trois niveaux, qui correspondent aux niveaux de décision :
| Niveau | Objet | Horizon | Outils |
|---|---|---|---|
| Planification stratégique | Choisir les objectifs et les grandes orientations | Long terme | Plan stratégique, diagnostic |
| Contrôle de gestion | S'assurer que les ressources sont obtenues et utilisées avec efficacité et efficience pour atteindre les objectifs | Moyen et court terme | Budgets, calcul des coûts, tableaux de bord, analyse des écarts |
| Contrôle opérationnel (d'exécution) | S'assurer que les tâches précises sont réalisées correctement | Très court terme | Procédures, contrôles qualité, pointages |
Les principaux outils sont le budget et l'analyse des écarts (réalisé moins prévu), le tableau de bord (quelques indicateurs clés, présentés rapidement, pour chaque responsable), le tableau de bord prospectif de Robert Kaplan et David Norton (1992), qui équilibre quatre axes (financier, clients, processus internes, apprentissage et développement), et l'audit interne ou externe.
Exemple : une agence régionale prévoyait un chiffre d'affaires de 2 400 000 DH ; elle réalise 2 160 000 DH. L'écart est de $2\,160\,000 - 2\,400\,000 = -240\,000$ DH, soit $-10\,\%$ : écart défavorable. Le contrôle ne s'arrête pas au constat : il faut en chercher la cause (baisse des prix, perte d'un client, ouverture d'un concurrent) et décider d'une action.
10.3 Les modes de contrôle selon Ouchi
William Ouchi (1979-1980) montre que les organisations contrôlent les comportements de trois façons, selon qu'on peut mesurer facilement les résultats ou non :
| Mode | Mécanisme | Quand l'utiliser ? | Exemple |
|---|---|---|---|
| Marché | Le prix ou le résultat mesuré guide les comportements | Résultats faciles à mesurer | Divisions jugées sur leur rentabilité, commerciaux payés à la commission |
| Bureaucratie | Règles, procédures, supervision | Tâches bien connues et standardisables | Traitement des dossiers dans une administration |
| Clan | Valeurs partagées, socialisation, confiance | Résultats difficiles à mesurer, tâches complexes | Cabinet de conseil, équipe de recherche, coopérative militante |
Le contrôle par le clan rejoint la standardisation des normes de Mintzberg : quand la culture est forte, les salariés s'autocontrôlent. D'où l'importance de la culture d'organisation.
10.4 La culture d'organisation
Définition — Culture organisationnelle (Schein, 1985) : ensemble de présupposés de base qu'un groupe a inventés, découverts ou développés en apprenant à résoudre ses problèmes d'adaptation externe et d'intégration interne, qui ont assez bien fonctionné pour être considérés comme valides et enseignés aux nouveaux membres.
Edgar Schein (Organizational Culture and Leadership, 1985) distingue trois niveaux, du plus visible au plus profond :
| Niveau | Contenu | Exemple |
|---|---|---|
| Artefacts | Ce que l'on voit et entend : locaux, tenue, langage, rites, organigramme | Bureaux ouverts, tutoiement général, fête annuelle de l'entreprise |
| Valeurs affichées | Ce que l'organisation déclare : chartes, slogans, règles | « Le client d'abord », « Innovation et intégrité » |
| Présupposés de base | Croyances implicites, tenues pour évidentes, rarement discutées | « Les décisions importantes se prennent au sommet », « on ne contredit pas un ancien » |
Les éléments visibles d'une culture sont les fondateurs et héros (dont on raconte l'histoire), les mythes et récits, les rites (accueil des nouveaux, remise de médailles du travail, repas de l'Aïd offert au personnel), les symboles (logo, tenue), le langage propre à la maison et les tabous. Terrence Deal et Allan Kennedy (Corporate Cultures, 1982) montrent que les entreprises à culture forte obtiennent souvent de bons résultats, car la culture donne une identité, soude les membres, coordonne sans règles écrites et distingue l'entreprise de ses concurrents. Mais une culture forte peut aussi devenir un frein : conformisme, rejet des idées nouvelles, difficulté à intégrer les salariés venus d'ailleurs, notamment lors d'une fusion.
La culture d'entreprise s'inscrit dans une culture nationale. Geert Hofstede (Culture's Consequences, 1980), à partir d'une vaste enquête auprès des salariés d'IBM dans de nombreux pays, compare les cultures nationales selon plusieurs dimensions :
| Dimension | Question |
|---|---|
| Distance hiérarchique | Dans quelle mesure les membres les moins puissants acceptent-ils une répartition inégale du pouvoir ? |
| Contrôle de l'incertitude | Dans quelle mesure se sent-on menacé par les situations ambiguës (d'où le besoin de règles) ? |
| Individualisme / collectivisme | Les liens entre individus sont-ils lâches ou le groupe (famille, clan) protège-t-il en échange de loyauté ? |
| Masculinité / féminité | La société valorise-t-elle surtout la réussite et la compétition, ou la qualité de vie et la coopération ? |
| Orientation à long terme (ajoutée plus tard) | Privilégie-t-on la persévérance et l'épargne, ou le respect des traditions et le court terme ? |
Les scores attribués au Maroc, établis après l'enquête initiale et discutés, le situent plutôt du côté d'une distance hiérarchique élevée et d'un certain collectivisme. Le manager doit en tenir compte : une démarche participative se construit progressivement, en respectant les formes de la hiérarchie, et les relations personnelles pèsent dans la confiance.
10.5 Le changement organisationnel
Une organisation change sous l'effet de causes externes (nouvelles technologies, concurrence, réglementation comme la télédéclaration fiscale ou la protection des données personnelles par la loi 09-08, attentes des clients) ou internes (croissance, arrivée d'un nouveau dirigeant, crise, fusion). Le changement peut être incrémental (améliorations continues) ou radical (transformation de la stratégie, de la structure et de la culture), anticipé ou subi.
Kurt Lewin (1947) décrit tout changement en trois phases :
| Phase | Objectif | Actions |
|---|---|---|
| Décristallisation (dégel) | Faire prendre conscience que la situation actuelle ne peut plus durer | Présenter les chiffres, les menaces, écouter les inquiétudes |
| Changement (déplacement) | Mettre en place les nouvelles pratiques | Former, accompagner, expérimenter, soutenir |
| Recristallisation (regel) | Stabiliser les nouveaux comportements | Nouvelles procédures, indicateurs, reconnaissance, intégration dans la culture |
Lewin propose aussi l'analyse du champ de forces : le changement réussit lorsque les forces motrices l'emportent sur les forces restrictives ; il est souvent plus efficace de réduire les freins que d'augmenter la pression.
John Kotter (Leading Change, 1996) détaille la conduite du changement en huit étapes : 1) créer un sentiment d'urgence ; 2) former une coalition de pilotage ; 3) élaborer une vision et une stratégie ; 4) communiquer la vision ; 5) donner aux salariés les moyens d'agir en levant les obstacles ; 6) obtenir des victoires rapides et visibles ; 7) consolider les gains et poursuivre ; 8) ancrer les nouvelles pratiques dans la culture.
Le changement suscite presque toujours des résistances : peur de l'inconnu, crainte de perdre son emploi, son statut ou son pouvoir (Crozier : le changement redistribue les zones d'incertitude), attachement aux habitudes, manque de confiance envers la direction, sentiment d'incompétence face aux nouveaux outils. John Kotter et Leonard Schlesinger (1979) proposent six méthodes pour y répondre :
| Méthode | Quand l'utiliser ? | Limite |
|---|---|---|
| Information et formation | Résistance due au manque d'information | Prend du temps |
| Participation | Les résistants ont du pouvoir ou des idées utiles | Lente, peut aboutir à un changement dilué |
| Facilitation et soutien | Résistance due à la peur ou à la difficulté d'adaptation | Coûteuse, résultat incertain |
| Négociation | Un groupe perd clairement au changement et peut le bloquer | Peut inciter d'autres groupes à négocier |
| Manipulation et cooptation | Autres méthodes impossibles ou trop coûteuses | Risque de perte de confiance si elle est découverte |
| Coercition | Urgence absolue, peu de temps | Ressentiment durable |
Enfin, Chris Argyris et Donald Schön (1978) distinguent l'apprentissage en simple boucle (on corrige l'action sans remettre en cause les règles) et l'apprentissage en double boucle (on remet en cause les objectifs et les présupposés eux-mêmes) : un changement profond exige la double boucle.
10.6 Méthode : construire un plan de conduite du changement
- Diagnostiquer : pourquoi changer (causes), quoi changer (structure, outils, culture), quelle ampleur.
- Cartographier les acteurs : qui gagne, qui perd, qui détient des zones d'incertitude, quelles résistances prévisibles.
- Suivre les trois phases de Lewin en les détaillant avec les étapes de Kotter.
- Choisir les méthodes de traitement des résistances (Kotter et Schlesinger) selon leurs causes.
- Prévoir le contrôle : indicateurs de réussite, calendrier, victoires rapides à montrer.
⚠️ Les pièges à éviter
- Réduire le contrôle à la sanction : son but est la correction et l'apprentissage.
- Confondre contrôle de gestion (utilisation efficace et efficiente des ressources) et contrôle opérationnel (exécution des tâches).
- Présenter les valeurs affichées comme le niveau le plus profond de la culture : ce sont les présupposés de base.
- Traiter les résistances au changement comme de la mauvaise volonté : elles ont des causes rationnelles qu'il faut comprendre.
- Oublier la phase de recristallisation : sans elle, les anciennes habitudes reviennent.
Exercice 1 — Distrigaz Maroc
Distrigaz Maroc distribue des bouteilles de gaz dans la région de Béni Mellal-Khénifra (310 salariés). Fondée il y a quarante ans par la famille Tahiri, l'entreprise est connue pour sa loyauté envers ses salariés ; les anciens racontent encore comment le fondateur livrait lui-même les villages isolés pendant l'hiver. Les décisions remontent systématiquement au directeur général et « on ne conteste pas une décision d'un ancien ».
Les résultats du dernier exercice (en DH) :
| Budget | Réalisé | |
|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | 18 000 000 | 16 200 000 |
| Coût de revient | 12 600 000 | 13 230 000 |
Face à l'arrivée d'un concurrent, le nouveau directeur général, petit-fils du fondateur, veut introduire des terminaux mobiles pour les livreurs (suivi des tournées en temps réel), un tableau de bord mensuel par agence et une délégation de certaines décisions aux chefs d'agence. Les livreurs craignent d'être « surveillés » ; plusieurs chefs d'agence proches de la retraite disent « ne pas savoir se servir de ces machines » ; le chef du service expédition, qui planifiait seul les tournées depuis vingt ans, s'oppose ouvertement au projet.
- Calculez les écarts sur le chiffre d'affaires, le coût de revient et le résultat. Commentez.
- Proposez quatre indicateurs, un par axe du tableau de bord prospectif.
- Analysez la culture de Distrigaz avec les trois niveaux de Schein. Est-elle un atout ou un frein ?
- Organisez le changement selon les trois phases de Lewin.
- Identifiez les causes de résistance de chaque groupe et proposez une méthode adaptée (Kotter et Schlesinger).
Voir le corrigé
1)
| Budget | Réalisé | Écart | En % | Nature | |
|---|---|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | 18 000 000 | 16 200 000 | −1 800 000 | −10 % | Défavorable |
| Coût de revient | 12 600 000 | 13 230 000 | +630 000 | +5 % | Défavorable |
| Résultat | 5 400 000 | 2 970 000 | −2 430 000 | −45 % | Défavorable |
Résultat budgété : $18\,000\,000 - 12\,600\,000 = 5\,400\,000$ DH ; résultat réel : $16\,200\,000 - 13\,230\,000 = 2\,970\,000$ DH. La baisse du chiffre d'affaires (arrivée du concurrent) et la hausse des coûts (tournées mal optimisées, par exemple) se cumulent : le résultat chute de 45 %. Le contrôle a posteriori justifie une action rapide.
2) Axe financier : marge par agence. Axe clients : délai moyen de livraison, taux de réclamations. Axe processus internes : nombre de kilomètres par bouteille livrée, taux de remplissage des camions. Axe apprentissage : pourcentage de livreurs et de chefs d'agence formés aux terminaux.
3) Artefacts : le récit du fondateur livrant les villages (mythe fondateur, héros). Valeurs affichées : loyauté envers les salariés, service aux clients isolés. Présupposés de base : les décisions appartiennent au sommet, on ne conteste pas les anciens (forte distance hiérarchique). Cette culture est un atout (fidélité, engagement, image de proximité) mais aussi un frein au changement : elle freine la délégation et la remise en cause des méthodes anciennes. Le nouveau DG doit s'appuyer sur les valeurs positives (servir le client, fidélité à l'esprit du fondateur) pour justifier le changement.
4) Décristallisation : présenter les écarts et la menace du concurrent en réunion avec toutes les agences ; montrer que le changement sert la mission historique (livrer mieux et plus vite). Changement : former les livreurs et les chefs d'agence aux terminaux, lancer une agence pilote, accompagner sur le terrain. Recristallisation : généraliser, intégrer les indicateurs dans le tableau de bord mensuel, reconnaître publiquement les agences qui progressent, formaliser la délégation aux chefs d'agence.
5)
| Groupe | Cause de résistance | Méthode adaptée |
|---|---|---|
| Livreurs | Peur d'être surveillés, manque d'information | Information (usage réel des données, finalité : optimiser les tournées) et participation au paramétrage ; respect de la loi 09-08 sur les données personnelles |
| Chefs d'agence proches de la retraite | Sentiment d'incompétence face à l'outil | Facilitation et soutien : formation progressive, tuteur, interface simple |
| Chef du service expédition | Perte d'une zone d'incertitude (il planifiait seul les tournées) et de son statut | Participation : lui confier la conduite du projet de planification numérique en valorisant son expertise ; à défaut, négociation |
Une coercition immédiate serait contraire à la culture de loyauté de l'entreprise et provoquerait un ressentiment durable.
Exercice 2 — Quel moment, quel niveau de contrôle ?
Pour chaque situation, précisez le moment (a priori, concomitant, a posteriori) et le niveau selon Anthony : a) le directeur financier analyse chaque trimestre les écarts entre budget et réalisations des agences ; b) un contrôleur qualité vérifie chaque heure le poids des sachets sur la ligne d'ensachage ; c) le conseil d'administration exige son accord avant tout investissement supérieur à 5 millions de DH ; d) un chef de chantier vérifie chaque soir l'avancement des travaux de la journée.
Voir le corrigé
a) A posteriori, contrôle de gestion (analyse des écarts budgétaires). b) Concomitant, contrôle opérationnel (tâche précise, très court terme). c) A priori, niveau stratégique (engagement lourd décidé par le conseil). d) Concomitant (en cours de chantier), contrôle opérationnel.
Exercice 3 — Une fusion difficile
Deux cabinets d'expertise comptable de Casablanca fusionnent. Le premier est très hiérarchisé : on vouvoie les associés, les dossiers sont validés par trois niveaux, les horaires sont stricts. Le second, plus jeune, fonctionne en équipes autonomes, avec tutoiement général et horaires libres. Six mois après la fusion, plusieurs collaborateurs du second cabinet ont démissionné.
- Comparez les deux cultures avec les niveaux de Schein et la notion de distance hiérarchique.
- Pourquoi la fusion provoque-t-elle des départs ?
- Proposez un plan d'action en vous appuyant sur Kotter.
Voir le corrigé
- Artefacts : vouvoiement et horaires stricts d'un côté, tutoiement et horaires libres de l'autre. Valeurs : rigueur et respect de la hiérarchie contre autonomie et responsabilité. Présupposés : « la qualité vient du contrôle hiérarchique » contre « la qualité vient de la confiance dans les équipes ». Le premier cabinet a une forte distance hiérarchique, le second une distance faible.
- Les collaborateurs du second cabinet perdent leur autonomie et leurs repères : c'est un choc culturel. Selon Ouchi, ils passent d'un contrôle par le clan à un contrôle bureaucratique qu'ils vivent comme de la méfiance.
- Créer une coalition mixte d'associés des deux cabinets ; définir une vision commune (qualité et réactivité) ; communiquer et écouter ; lever les obstacles (réduire les niveaux de validation pour les dossiers simples) ; obtenir des victoires rapides (équipes mixtes sur quelques clients) ; ancrer progressivement une culture commune qui garde la rigueur de l'un et l'autonomie de l'autre.
L'essentiel — Contrôler, comprendre la culture, conduire le changement
- Contrôle : fixer des normes, mesurer, comparer (écarts), corriger ; a priori, concomitant, a posteriori.
- Anthony (1965) : planification stratégique, contrôle de gestion (efficacité et efficience des ressources), contrôle opérationnel ; outils : budgets, écarts, tableaux de bord, Kaplan et Norton (1992, quatre axes), audit.
- Ouchi : contrôle par le marché (résultats mesurables), la bureaucratie (règles), le clan (valeurs partagées).
- Schein (1985) : artefacts, valeurs affichées, présupposés de base ; héros, mythes, rites, symboles, langage, tabous (Deal et Kennedy, 1982) ; culture forte : identité et cohésion, mais risque de conformisme.
- Hofstede (1980) : distance hiérarchique, contrôle de l'incertitude, individualisme / collectivisme, masculinité / féminité, orientation à long terme.
- Lewin (1947) : décristallisation, changement, recristallisation ; champ de forces motrices et restrictives.
- Kotter (1996) : urgence, coalition, vision, communication, lever les obstacles, victoires rapides, consolidation, ancrage culturel.
- Résistances : peur, perte de pouvoir ou de statut, habitudes ; Kotter et Schlesinger (1979) : information, participation, facilitation, négociation, cooptation, coercition ; Argyris et Schön : simple et double boucle.
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