Chapitre 4 · Semestre 2

Le marché du travail et l'offre globale

Macroéconomie 2

Objectifs du chapitre — À la fin de ce chapitre, vous saurez :

  • établir la demande de travail d'une entreprise qui maximise son profit ;
  • expliquer l'offre de travail des ménages et l'arbitrage entre travail et loisir ;
  • déterminer l'équilibre du marché du travail lorsque les salaires sont flexibles ;
  • analyser les effets d'une rigidité nominale ou réelle des salaires sur l'emploi et le chômage ;
  • construire la courbe d'offre globale et en expliquer les différentes formes ;
  • analyser un choc d'offre (sécheresse, hausse du prix de l'énergie).

4.1 Pourquoi étudier l'offre ?

Les chapitres 1 à 3 supposaient des prix fixes : la production s'ajustait à la demande, sans limite de capacité. Cette hypothèse est raisonnable à court terme, en situation de sous-emploi, mais elle ne permet ni d'expliquer l'inflation ni de comprendre pourquoi une relance finit par buter sur les capacités de production. Il faut donc décrire comment les entreprises décident de produire et d'embaucher, et comment se fixent les salaires : c'est l'objet du marché du travail, dont on tire la courbe d'offre globale. Le chapitre 5 la réunira à la demande globale.

4.2 La fonction de production et la productivité marginale du travail

À court terme, le stock de capital $K$ (machines, bâtiments) est fixe : la production ne dépend que de la quantité de travail $N$, selon une fonction de production $Y = F(N)$, croissante.

Définition — Productivité marginale du travail (PmL) : supplément de production obtenu en employant un travailleur de plus, le capital restant fixe : $PmL = \Delta Y / \Delta N$, ou la dérivée $F'(N)$.

La productivité marginale est décroissante : avec un nombre de machines donné, chaque salarié supplémentaire ajoute moins à la production que le précédent (loi des rendements décroissants).

Exemple. Une économie fictive produit $Y = 100\sqrt{N}$ (Y en milliards de DH, N en centaines de milliers de travailleurs). Alors $PmL = 50 / \sqrt{N}$ : elle vaut 5 pour $N = 100$, mais seulement 4 pour $N = 156{,}25$.

4.3 La demande de travail des entreprises

Une entreprise en concurrence vend sa production au prix $P$ et paie chaque salarié au salaire nominal $W$. Son profit est $\Pi = P \times F(N) - W \times N$. Elle embauche tant qu'un salarié supplémentaire rapporte plus ($P \times PmL$) qu'il ne coûte ($W$). Le profit est maximal lorsque :

$$\boxed{PmL = \frac{W}{P} = w}$$

L'entreprise égalise la productivité marginale au salaire réel $w$. Comme la PmL décroît avec $N$, la demande de travail $N^d(w)$ est une fonction décroissante du salaire réel : un salaire réel plus bas rend rentables des embauches supplémentaires.

Exemple : $50 / \sqrt{N} = w$ donne $\sqrt{N} = 50 / w$, soit $N^d = 2\,500 / w^2$. Pour $w = 5$, $N^d = 100$ ; pour $w = 6{,}25$, $N^d = 64$.

4.4 L'offre de travail des ménages

Chaque ménage partage son temps entre travail et loisir. Une hausse du salaire réel produit deux effets opposés :

  • un effet de substitution : chaque heure de loisir coûte plus cher en salaire perdu, ce qui incite à travailler davantage ;
  • un effet de revenu : plus riche, le ménage peut s'offrir plus de loisir pour un même niveau de vie.

Pour des salaires modestes, l'effet de substitution l'emporte en général : l'offre de travail $N^s(w)$ est croissante. Elle dépend aussi de la démographie, du taux d'activité (celui des femmes reste faible au Maroc selon le HCP) et des scolarités plus longues.

Classiques et keynésiens divergent sur un point : les classiques supposent que les salariés négocient leur salaire réel ; Keynes observe qu'ils négocient un salaire nominal, souvent fixé pour une longue durée par contrat ou convention, et qu'ils ne réagissent pas immédiatement à une hausse des prix (illusion monétaire).

4.5 L'équilibre avec des salaires flexibles

Si le salaire réel s'ajuste librement, il égalise l'offre et la demande de travail. Avec $N^s = 50 + 10\,w$ :

$$\frac{2\,500}{w^2} = 50 + 10\,w \quad\text{est vérifiée pour } w = 5 : \; \frac{2\,500}{25} = 100 = 50 + 50$$

L'emploi d'équilibre est $N^* = 100$ (10 millions de travailleurs) et la production $Y^* = 100 \times 10 = 1\,000$. Ce niveau est appelé production potentielle ou de plein emploi ; le chômage restant est volontaire ou frictionnel, et constitue le chômage naturel.

Point essentiel : cet équilibre ne dépend pas du niveau des prix. Si $P$ double, les salariés obtiennent un salaire nominal deux fois plus élevé ; le salaire réel, l'emploi et la production ne changent pas. La courbe d'offre globale est alors verticale au niveau de la production potentielle : c'est l'offre globale classique, ou de long terme.

4.6 Les rigidités salariales et le chômage

Dans la réalité, les salaires ne s'ajustent pas instantanément.

Rigidité nominale. Supposons le salaire nominal fixé par contrat à $\overline{W} = 5$ (milliers de DH). Le salaire réel devient $w = 5 / P$ et dépend des prix. Si les prix baissent de 10 % ($P = 0{,}9$), le salaire réel monte à $5{,}56$ : les entreprises n'emploient plus que $N^d = 2\,500 \times 0{,}81 / 25 = 81$ et produisent $Y = 900$. Au même salaire, 105,56 personnes souhaitent travailler : 24,56 centaines de milliers sont au chômage involontaire. À l'inverse, une hausse des prix réduit le salaire réel et stimule l'embauche, jusqu'à ce que l'offre de travail devienne une contrainte et que les salariés renégocient leur salaire.

En remplaçant $w$ par $\overline{W} / P$ dans la demande de travail, on obtient $N = 100\,P^2$ et $Y = 100 \times 10\,P = 1\,000\,P$ : la production augmente avec les prix. C'est l'offre globale de court terme, croissante.

Rigidité réelle. Le salaire réel lui-même peut rester au-dessus de l'équilibre : salaire minimum (le SMIG marocain est fixé par décret et relevé par le dialogue social, notamment lors des accords de 2022 et de 2024), négociations collectives, ou salaire d'efficience (l'entreprise paie au-dessus du marché pour motiver et fidéliser ses salariés). Avec $w = 6{,}25$ en permanence, l'emploi est limité à 64 et le chômage persiste même à long terme : la production potentielle elle-même est plus faible.

Situation Salaire Effet d'une hausse des prix Chômage
Salaires flexibles $w$ s'ajuste Aucun effet réel Naturel (volontaire, frictionnel)
Rigidité nominale $W$ fixe $w$ baisse, l'emploi augmente Involontaire, temporaire
Rigidité réelle $w$ fixe trop élevé Aucun effet réel Classique, durable

4.7 Les formes de la courbe d'offre globale

Définition — Offre globale (OG) : relation entre le niveau général des prix $P$ et la quantité totale de biens et services que les entreprises souhaitent produire.

Forme Hypothèse Situation correspondante
Horizontale (keynésienne extrême) Prix et salaires fixes, capacités largement inutilisées Dépression, sous-emploi massif
Croissante (court terme) Salaires nominaux rigides, anticipations de prix données Conjoncture normale
Verticale (classique, long terme) Salaires et prix flexibles, anticipations ajustées Plein emploi, long terme

La forme de l'offre globale est donc une question d'horizon et de conjoncture. On l'écrit souvent, à court terme, sous la forme linéaire :

$$\boxed{Y = Y_p + \beta\,(P - P^e)}$$

où $Y_p$ est la production potentielle et $P^e$ le niveau des prix anticipé lors de la fixation des salaires. Si les prix dépassent les anticipations, le salaire réel baisse et la production dépasse son potentiel ; à long terme, $P = P^e$ et $Y = Y_p$.

4.8 Les chocs d'offre

Un choc d'offre modifie les conditions de production. Négatif, il déplace l'offre globale vers la gauche : à prix donné, on produit moins.

  • Sécheresse : au Maroc, la valeur ajoutée agricole dépend fortement de la pluviométrie ; une mauvaise campagne céréalière réduit la production et les revenus ruraux.
  • Hausse du prix de l'énergie ou des matières premières : le Maroc importe l'essentiel de son énergie ; un pétrole plus cher augmente les coûts de toutes les entreprises.
  • À l'inverse, un gain de productivité (nouvelles technologies, formation, infrastructures) déplace l'offre globale vers la droite.

Exemple : une sécheresse fait passer la fonction de production à $Y = 90\sqrt{N}$. La PmL devient $45 / \sqrt{N}$ ; avec $\overline{W} = 5$ et $P = 1$, l'embauche s'arrête à $\sqrt{N} = 45 / 5 = 9$, soit $N = 81$, et la production tombe à $90 \times 9 = 810$. La baisse de la production (– 19 %) dépasse celle de la productivité (– 10 %), car l'emploi recule aussi tant que le salaire réel ne baisse pas.

4.9 Méthode : résoudre un exercice sur le marché du travail

  1. Calculer la PmL (dérivée de la fonction de production).
  2. Écrire la demande de travail : $PmL = W / P$, puis isoler $N$.
  3. Égaliser offre et demande pour trouver $w^*$ et $N^*$ ; calculer $Y_p = F(N^*)$.
  4. En cas de rigidité nominale, remplacer $w$ par $\overline{W} / P$ : en déduire $N$ et $Y$ en fonction de $P$ (offre globale de court terme).
  5. Mesurer le chômage involontaire : $N^s(w) - N^d(w)$ au salaire en vigueur ; taux = chômeurs / $N^s$.
  6. Interpréter : nature du chômage, forme de l'offre globale, politique adaptée.

Les pièges à éviter

  • Égaliser la PmL au salaire nominal : la condition porte sur le salaire réel $W / P$.
  • Oublier que la PmL est décroissante : la demande de travail baisse quand le salaire réel monte.
  • Calculer le taux de chômage en divisant par l'emploi : on divise par l'offre de travail (population active).
  • Croire qu'une hausse des prix augmente toujours la production : seulement si le salaire nominal est rigide et si l'économie n'est pas au plein emploi.
  • Confondre choc d'offre (l'OG se déplace) et mouvement le long de l'OG (variation des prix).

Exercice 1 — Emploi, rigidité salariale et offre globale

Une économie fictive produit selon $Y = 40\sqrt{N}$ (Y en milliards de DH, N en centaines de milliers de travailleurs). L'offre de travail est $N^s = 5 + 5\,w$, où $w = W / P$ est le salaire réel en milliers de DH.

Travail à faire :

  1. Calculez la productivité marginale du travail et établissez la demande de travail.
  2. Vérifiez que $w = 4$ équilibre le marché du travail. Calculez l'emploi et la production potentielle.
  3. Les prix doublent. Que deviennent le salaire nominal, le salaire réel, l'emploi et la production si les salaires sont flexibles ? Quelle est la forme de l'offre globale ?
  4. Le salaire nominal est désormais fixé à $\overline{W} = 4$. Exprimez l'emploi et la production en fonction de $P$. Calculez-les pour $P = 0{,}9$, ainsi que le chômage involontaire et son taux.
  5. Une sécheresse ramène la fonction de production à $Y = 36\sqrt{N}$. Avec $\overline{W} = 4$ et $P = 1$, calculez l'emploi, la production et le chômage. Comment le marché retrouverait-il le plein emploi ?
Voir le corrigé

1) Demande de travail

$$PmL = \frac{dY}{dN} = \frac{40}{2\sqrt{N}} = \frac{20}{\sqrt{N}} \qquad PmL = w \;\Rightarrow\; \sqrt{N} = \frac{20}{w} \;\Rightarrow\; N^d = \frac{400}{w^2}$$

2) Équilibre

Pour $w = 4$ : $N^d = 400 / 16 = 25$ et $N^s = 5 + 20 = 25$ . Emploi : $N^* = \mathbf{25}$ (2,5 millions de travailleurs) ; production potentielle : $Y_p = 40 \times 5 = \mathbf{200}$ milliards de DH.

3) Doublement des prix, salaires flexibles

Le salaire nominal double ($W$ passe de 4 à 8), le salaire réel reste à 4, l'emploi à 25 et la production à 200. Les prix n'ont aucun effet réel : l'offre globale est verticale en $Y = 200$.

4) Rigidité nominale

$w = 4 / P$, donc $N^d = 400\,P^2 / 16 = \mathbf{25\,P^2}$ et $Y = 40 \times 5\,P = \mathbf{200\,P}$ : l'offre globale de court terme est croissante.

Pour $P = 0{,}9$ : $N = 25 \times 0{,}81 = \mathbf{20{,}25}$ et $Y = \mathbf{180}$. Le salaire réel vaut $4 / 0{,}9 \approx 4{,}44$ ; l'offre de travail est $5 + 5 \times 4{,}44 \approx 27{,}22$. Chômage involontaire : $27{,}22 - 20{,}25 \approx \mathbf{6{,}97}$ centaines de milliers, soit un taux de $6{,}97 / 27{,}22 \approx \mathbf{25{,}6\,\%}$. La baisse des prix, à salaire nominal inchangé, a augmenté le coût réel du travail.

5) Choc d'offre

$PmL = 18 / \sqrt{N} = 4$ donne $\sqrt{N} = 4{,}5$, soit $N = \mathbf{20{,}25}$ et $Y = 36 \times 4{,}5 = \mathbf{162}$. Au salaire réel de 4, l'offre de travail reste de 25 : 4,75 centaines de milliers de personnes sont au chômage (19 %).

La production baisse de 19 % pour une baisse de 10 % de la productivité, car l'emploi recule aussi. Le plein emploi ne peut revenir que par une baisse du salaire réel (baisse du salaire nominal, ou hausse des prix à salaire nominal donné) ou par le retour de la productivité (campagne agricole suivante). Une relance de la demande ferait monter les prix, ce qui réduirait le salaire réel, mais au prix d'une inflation plus forte : c'est le dilemme des chocs d'offre étudié au chapitre 5.

Exercice 2 — Salaire minimum et chômage

Sur un marché du travail, la demande des entreprises est $N^d = 200 - 10\,w$ et l'offre des ménages $N^s = 50 + 20\,w$ (N en milliers, $w$ salaire réel en milliers de DH).

  1. Calculez le salaire réel et l'emploi d'équilibre.
  2. Un salaire minimum réel est fixé à 6. Calculez l'emploi, l'offre de travail, le chômage et son taux.
  3. De quel type de chômage s'agit-il ? Citez deux politiques susceptibles de le réduire sans baisser le salaire minimum.
Voir le corrigé

1) $200 - 10\,w = 50 + 20\,w$, soit $w^* = \mathbf{5}$ et $N^* = \mathbf{150}$.

2) $N^d = 200 - 60 = \mathbf{140}$ ; $N^s = 50 + 120 = \mathbf{170}$ ; chômage : $\mathbf{30}$ milliers ; taux : $30 / 170 \approx \mathbf{17{,}6\,\%}$. L'emploi recule de 10 milliers, tandis que 20 milliers de personnes supplémentaires se présentent sur le marché.

3) Chômage classique : le salaire réel est supérieur au salaire d'équilibre. Pour le réduire sans baisser le salaire minimum, il faut augmenter la productivité (formation, équipement), ce qui déplace la demande de travail vers la droite, ou réduire le coût du travail pour l'employeur sans toucher au salaire net (allègement des cotisations sur les bas salaires).

Exercice 3 — Construire l'offre globale de court terme

Une économie produit selon $Y = 100\sqrt{N}$. Le salaire nominal est fixé par les conventions collectives à $\overline{W} = 10$.

  1. Établissez la demande de travail en fonction du salaire réel, puis en fonction de $P$.
  2. Calculez le salaire réel, l'emploi et la production pour $P = 0{,}8$ ; $1$ ; $1{,}2$.
  3. Déduisez l'équation de l'offre globale de court terme et commentez.
  4. Pourquoi cette courbe devient-elle verticale à long terme ?
Voir le corrigé

1) $PmL = 50 / \sqrt{N} = w$ donne $N^d = 2\,500 / w^2$. Avec $w = 10 / P$ : $N^d = 2\,500\,P^2 / 100 = \mathbf{25\,P^2}$.

2)

$P$ $w = 10/P$ $N = 25\,P^2$ $Y = 100\sqrt{N}$
0,8 12,5 16 400
1 10 25 500
1,2 8,33 36 600

3) $Y = 100 \times 5\,P = \mathbf{500\,P}$ : l'offre globale est croissante. Quand les prix montent, le salaire nominal étant fixe, le salaire réel baisse et les entreprises embauchent davantage.

4) À long terme, les salariés constatent la hausse des prix et renégocient leur salaire nominal pour retrouver leur salaire réel : l'emploi et la production reviennent à leur niveau d'équilibre, quel que soit $P$. L'offre globale est alors verticale au niveau de la production potentielle.

L'essentiel — Marché du travail et offre globale

  • Court terme : capital fixe, $Y = F(N)$ ; productivité marginale $PmL = F'(N)$ décroissante.
  • Demande de travail : profit maximal pour $PmL = W/P = w$ ; $N^d(w)$ décroissante. Exemple : $Y = 100\sqrt{N}$ donne $N^d = 2\,500 / w^2$.
  • Offre de travail : arbitrage travail-loisir, effets de substitution et de revenu ; $N^s(w)$ en général croissante.
  • Salaires flexibles : $N^d = N^s$ fixe $w^*$, $N^*$ et la production potentielle $Y_p$, indépendants de $P$ : OG verticale (classique, long terme).
  • Rigidité nominale ($\overline{W}$ fixe) : $w = \overline{W}/P$ ; une hausse de $P$ réduit $w$, augmente l'emploi et la production : OG croissante de court terme.
  • Rigidité réelle (SMIG, conventions, salaire d'efficience) : $w$ trop élevé, chômage classique durable.
  • Chômage involontaire = $N^s(w) - N^d(w)$ ; taux = chômeurs / $N^s$.
  • Formes de l'OG : horizontale (dépression), croissante (court terme), verticale (long terme) ; $Y = Y_p + \beta\,(P - P^e)$.
  • Chocs d'offre négatifs (sécheresse, énergie) : OG vers la gauche ; gains de productivité : OG vers la droite.
1À court terme, la productivité marginale du travail est :
2Une entreprise qui maximise son profit embauche jusqu'à ce que :
3Y = 100√N. La productivité marginale du travail est :
4L'effet de substitution d'une hausse du salaire réel pousse les ménages à :
5Avec des salaires flexibles, une hausse du niveau des prix :
6Avec un salaire nominal rigide, une hausse des prix :
7L'offre globale de long terme est :
8Un salaire d'efficience est :
9Nd = 140, Ns = 170 au salaire en vigueur. Le taux de chômage est d'environ :
10Une sécheresse au Maroc constitue :

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