Matières : Économie Générale, Management, Marketing, Management du Sport, Culture Sportive
Université Ibn Zohr Agadir — Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales — Aït Melloul
Examen écrit du concours d'accès au Master d'Excellence Économie et Management du Sport (EMS) — Année universitaire 2024/2025
QCM — Durée : 1 h 30
Répondre aux questions suivantes : (2 réponses possibles par question).
Question 1 : Quelle est la différence entre un oligopole et un monopole ?
Question 2 : Comment la politique monétaire influence-t-elle le taux d'intérêt dans une économie ?
Question 3 : Quelles sont les conséquences typiques de l'inflation ?
Question 4 : Quelle est l'utilité principale de l'analyse du ratio de rentabilité pour une entreprise ?
Question 5 : Dans une analyse de la demande, quels facteurs influencent la quantité demandée d'un bien ?
Question 6 : Quels sont les rôles principaux d'une banque centrale dans l'économie ?
Question 7 : Quelles sont les caractéristiques principales d'une organisation matricielle ?
Question 8 : Quelles sont les fonctions principales de la gestion des ressources humaines (GRH) dans une organisation ?
Question 9 : Quelles sont les caractéristiques d'une stratégie de différenciation dans le cadre du management stratégique ?
Question 10 : Dans le cadre du cycle de vie d'un produit, quelles stratégies de gestion sont couramment adoptées lors de la phase de maturité ?
Question 11 : Quelle est la différence entre le marketing B2B et le marketing B2C ?
Question 12 : Un manager dans une organisation sportive de haut niveau doit souvent gérer des situations de crise. Quelle combinaison de compétences est la plus pertinente pour faire face à une crise liée à une controverse médiatique impliquant des athlètes ?
Question 13 : Quelles sont les caractéristiques de la théorie X et Y de McGregor sur le management ?
Question 14 : Dans le modèle de la pyramide de Maslow, quelle est la première nécessité que doit satisfaire un manager d'équipe pour favoriser la motivation des athlètes ?
Question 15 : Quels sont les principaux rôles du management des opérations dans une entreprise ?
Question 16 : Dans une organisation sportive, quelle est la meilleure méthode pour réduire la résistance au changement lors d'une restructuration ?
Question 17 : Lors de l'analyse d'une équipe sportive, quelle méthode est couramment utilisée pour évaluer les forces et faiblesses de l'équipe par rapport aux concurrents ?
Question 18 : Quels critères sont importants dans une analyse concurrentielle ?
Question 19 : Quels sont les objectifs principaux de la segmentation de marché ?
Question 20 : Comment une stratégie de marketing expérientiel peut-elle contribuer à fidéliser les supporters ?
Question 21 : Comment une stratégie de personnalisation des services dans un stade (par exemple, sièges connectés, services VIP, etc.) pourrait-elle à la fois augmenter la satisfaction des fans et générer des revenus supplémentaires, tout en maintenant l'équité entre les supporters ?
Question 22 : Comment une crise économique mondiale pourrait-elle affecter les clubs sportifs d'élite de manière différente par rapport aux clubs de petite envergure ?
Question 23 : Comment l'organisation des grands événements sportifs internationaux, tels que les Jeux Olympiques, peut-elle à la fois être un moteur de croissance pour un pays hôte et un piège économique à long terme ?
Question 24 : Quelle stratégie de communication serait la plus efficace pour recruter de nouveaux sponsors dans le sport ?
Question 25 : Pour un club sportif, quel avantage offre une forte présence sur les réseaux sociaux ?
Question 26 : Quelle action marketing est la plus adaptée pour augmenter l'engagement des supporters lors d'un événement sportif ?
Question 27 : Quelles sont les mesures de fidélité les plus utilisées en marketing ?
Question 28 : Quels sont les objectifs principaux d'une solution CRM pour une entreprise ?
Question 29 : Quelles sont les caractéristiques d'une stratégie d'intégration verticale ?
Question 30 : Quels indicateurs sont essentiels pour évaluer l'efficacité d'un CRM ?
Question 31 : Quelles sont les caractéristiques d'une obligation à taux fixe ?
Question 32 : Quelles méthodes sont couramment utilisées pour améliorer la motivation au travail ?
Question 33 : Quels sont les avantages potentiels d'une stratégie de diversification ?
Question 34 : Quels événements sportifs mondiaux sont généralement associés à une large couverture médiatique et à un suivi international intense ?
Question 35 : Le Maroc a accueilli d'importantes compétitions internationales. Lesquelles de ces compétitions y ont été organisées ?
Question 36 : Quels sont les deux sports les plus pratiqués au Maroc ?
Question 37 : Lequel de ces sportifs marocains est célèbre pour ses exploits dans le domaine de l'athlétisme ?
Question 38 : Dans quel sport le Maroc est-il particulièrement performant en Afrique ?
Question 39 : Quelle étape clé a marqué le développement de la Ligue de Football Professionnelle au Maroc ?
Question 40 : Quels sont les deux sports dans lesquels les femmes marocaines se sont particulièrement illustrées sur la scène internationale ?
Bonne chance et bon courage.








Corrigé indicatif rédigé par SaadConcours, pas une correction officielle de la FSJES Aït Melloul. Les cercles, flèches et surlignages visibles sur la photo du sujet ont été faits par un ancien candidat : ce ne sont pas des réponses officielles et ils n'ont pas été pris en compte ici.
Le sujet annonce « 2 réponses possibles par question » : visez deux propositions par question, sauf quand une seule est juste (Q14, Q17). Aucun barème négatif n'est indiqué sur le sujet ; s'il en existait un le jour de l'épreuve, ne cochez la deuxième case que si vous en êtes sûr. Avec 40 questions en 1 h 30, vous avez plus de deux minutes par question : relisez les questions sur le sport (Q12 à Q40), souvent formulées en « quelle est la meilleure méthode », où deux propositions sont plausibles mais une seule paire est la plus défendable.
Le sujet suit trois blocs : économie et gestion générale (Q1 à Q11), management et marketing appliqués au sport (Q12 à Q33), culture sportive et sport au Maroc (Q34 à Q40).
Q1 — A et B. L'oligopole est un marché dominé par quelques producteurs (A) ; le monopole n'a qu'un seul offreur, protégé par des barrières à l'entrée très élevées : brevet, coût fixe énorme, monopole légal (B). C et F décrivent la concurrence ou l'oligopole, pas le monopole ; D est faux (l'oligopole a aussi des barrières) ; E décrit le monopole.
Q2 — C et D. La banque centrale agit sur les taux par son taux directeur : une hausse renchérit le refinancement des banques et fait monter les taux d'intérêt (C). Une hausse de la quantité de monnaie (liquidité abondante) fait baisser le prix de l'argent, donc les taux (D). E et F inversent le mécanisme ; A relève de la politique de change, B de la politique budgétaire.
Q3 — E et F. L'inflation érode la valeur réelle de l'épargne non indexée (E) et réduit le pouvoir d'achat des salaires qui ne sont pas revalorisés (F). B (hausse des taux nominaux, effet Fisher) est aussi une conséquence fréquente, mais E et F sont les plus « typiques ». A et D sont l'inverse de l'inflation.
Q4 — B et C. Un ratio de rentabilité rapporte un résultat à un volume : au chiffre d'affaires (rentabilité commerciale, B) ou aux actifs engagés (rentabilité économique, C). La liquidité (A), la solvabilité (E) et les flux de trésorerie (F) relèvent d'autres ratios.
Q5 — B, C et D sont tous des déterminants de la demande. La fonction de demande d'un bien dépend de son prix (B), du revenu des consommateurs (C) et de leurs préférences (D), ainsi que du prix des biens substituts ou complémentaires. Si l'on s'en tient à deux réponses, retenez B et C, les deux variables de la fonction de demande en microéconomie. E et F déterminent l'offre, pas la demande ; A est une notion macroéconomique.
Q6 — B et C. Une banque centrale (Bank Al-Maghrib au Maroc) régule la quantité de monnaie (B) avec pour mission principale la stabilité des prix (C), missions fixées par la loi 40-17 portant statut de Bank Al-Maghrib. Elle fixe le taux directeur, pas directement les taux des prêts bancaires (A) ; elle ne prête pas aux entreprises (D) ; la fiscalité et le budget relèvent du gouvernement (E, F).
Q7 — A et B. La structure matricielle croise deux lignes hiérarchiques : chaque salarié dépend d'un chef de projet et d'un chef de département (A), ce qui facilite les projets transversaux (B). C décrit la structure divisionnelle ; D, E et F décrivent une structure fonctionnelle ou hiérarchique rigide.
Q8 — C et D. La GRH recrute, forme, motive et évalue le personnel. A, B, E et F relèvent du marketing et du commercial.
Q9 — E et F. La différenciation (Porter) consiste à proposer une offre perçue comme unique (F) pour laquelle le client accepte de payer plus cher, grâce à une valeur ajoutée perçue (E). A, B et C décrivent la stratégie de domination par les coûts ; D est contraire à la différenciation, qui repose souvent sur l'innovation.
Q10 — B et C. En maturité, les ventes plafonnent et la concurrence est forte : l'entreprise défend sa marge en réduisant ses coûts (B) et soutient la demande par des promotions (C). E (conquérir de nouveaux segments) est aussi une stratégie classique de maturité (extension du marché), à garder en tête. A et F relèvent du lancement d'un produit nouveau ou du déclin ; D est risqué face à la concurrence.
Q11 — B et C. En B2B, les achats sont rationnels, impliquent plusieurs décideurs et prennent plus de temps (B) ; en B2C, la décision est plus rapide et plus émotionnelle (C). A et F inversent les cibles ; E décrit le B2B ; D est faux.
Q12 — A et B. Une controverse médiatique se gère d'abord par la communication : relations publiques et sang-froid sous pression (A), négociation et communication de crise (B). Les autres paires (changement, planification, vision) concernent le moyen ou le long terme, pas l'urgence d'une crise.
Q13 — A et B. Pour McGregor, la théorie X postule un salarié qui fuit le travail et doit être contrôlé (A) ; la théorie Y, un salarié motivé qui recherche les responsabilités (B). C, D, E et F attribuent à chaque théorie les traits de l'autre.
Q14 — C (une seule réponse). La base de la pyramide de Maslow est faite des besoins physiologiques (alimentation, repos, récupération pour un athlète), puis viennent la sécurité, l'appartenance, l'estime et l'accomplissement. Ne cochez pas une deuxième case.
Q15 — B et F. Le management des opérations organise la production : produire plus au moindre coût (B) avec une qualité maîtrisée (F). E (optimiser la chaîne d'approvisionnement) en fait aussi partie et peut être défendu. A relève du marketing, C de la finance, D des ressources humaines.
Q16 — B et C. La résistance au changement se réduit par la participation (B) et l'accompagnement : formation et soutien (C), selon les leviers classiques de Kotter et Schlesinger. A, D, E et F relèvent de la manipulation ou de la contrainte, qui renforcent la résistance.
Q17 — B (une seule réponse). L'analyse SWOT confronte les forces et faiblesses internes aux opportunités et menaces de l'environnement, dont les concurrents. PESTEL analyse le macro-environnement (politique, économique, social, technologique, écologique, légal), pas les forces de l'équipe. ABC, BCG et cycle de vie servent à d'autres usages (stocks, portefeuille d'activités, produit).
Q18 — B et C. Une analyse concurrentielle étudie le marketing mix des concurrents : prix (B), distribution (C), produits et communication. A est trop restrictif (« uniquement »), D est une erreur, E relève du diagnostic interne et F n'est pas un critère usuel.
Q19 — A et B. Segmenter, c'est découper le marché en groupes homogènes (A) pour adapter l'offre et la communication à chacun (B). C, D, E et F décrivent un marketing indifférencié, l'inverse de la segmentation.
Q20 — C et D. Le marketing expérientiel crée une expérience vécue et mémorable : événements immersifs (C) et implication des fans dans la vie du club (D). Réductions, cadeaux et publicité (A, B, E, F) relèvent du marketing transactionnel classique.
Q21 — E et F. F génère des revenus supplémentaires par des offres personnalisées à prix différenciés selon les segments ; E préserve l'équité en reversant une partie de ces revenus aux supporters des places ordinaires. C répond à l'équité mais pas à l'objectif de revenus. A et D excluent une partie des supporters ; B augmente les revenus sans souci d'équité.
Q22 — B et C. Les clubs d'élite résistent mieux car leurs revenus sont diversifiés : droits TV, sponsoring, billetterie, produits dérivés (B), et ils peuvent vendre à l'international : transferts, tournées, marchés étrangers (C). D peut se défendre, mais la question oppose élite et petits clubs : les petits clubs, très dépendants de recettes locales, sont les plus fragiles. A, E et F ne tiennent pas.
Q23 — B et E. Le « piège » des grands événements est connu : un endettement public lourd pour financer les infrastructures (B) et des stades ou équipements sous-utilisés après l'événement, appelés « éléphants blancs » (E, qui montre aussi l'effet positif du tourisme). C est aussi une lecture défendable (prestige contre inégalités). A et F ne décrivent que le côté positif ; D est mal formulé.
Q24 — B et C. Pour convaincre un sponsor, il faut un contact direct et une offre adaptée : rencontres avec les entreprises (B) et propositions commerciales personnalisées montrant le retour sur investissement (C). D est une étape préalable (identifier les cibles), pas une stratégie de communication ; E et F visent le grand public, pas les sponsors.
Q25 — A et B. Les réseaux sociaux renforcent l'engagement des fans (A) et donnent un accès direct à une audience mondiale (B). C est faux : le club ne contrôle jamais totalement son image en ligne. D, E et F sont des effets possibles, mais pas les avantages principaux.
Q26 — C et F. Pendant l'événement, l'engagement se crée par l'interaction en temps réel : diffusion en direct sur les réseaux sociaux (F) et concours en ligne avec des prix (C). D (rencontre fans-athlètes) est aussi très efficace mais touche peu de supporters. A est contre-productif ; B et E sont des outils de communication à sens unique.
Q27 — E et F. La fidélité se mesure par le comportement d'achat répété (taux de réachat, E) et la fréquence des interactions avec le client (F). A, B et C mesurent la satisfaction, l'audience ou l'acquisition ; D est un indicateur logistique.
Q28 — B et C. Un CRM (gestion de la relation client) sert à fidéliser par la personnalisation (B) et à coordonner les interactions sur tous les canaux (C). A, D, E et F n'en sont pas les objectifs.
Q29 — B et C. L'intégration verticale consiste à contrôler les étapes amont (fournisseurs, B) ou aval (distribution, C) de sa filière. A est une expansion géographique, D et E des alliances, F un désinvestissement.
Q30 — B et C. L'efficacité d'un CRM se juge sur la relation client : fidélisation (B) et réactivité, mesurée par le temps de réponse (C). F (réclamations traitées dans un délai donné) est aussi un bon indicateur de service. A et E dépendent de trop de facteurs extérieurs ; D est un indicateur RH.
Q31 — B et D. Une obligation à taux fixe verse un coupon constant jusqu'à l'échéance (B). Quand les taux du marché montent, son prix baisse : elle porte un risque de taux (D). A est faux (le capital dépend de la solvabilité de l'émetteur : risque de défaut) ; C décrit une obligation à taux variable ; E est faux (le prix varie chaque jour en Bourse) ; F est faux (le taux est contractuel).
Q32 — C et D. Lier les promotions à la performance (C) et offrir formation et perspectives d'évolution (D) sont les leviers de motivation les plus utilisés (reconnaissance et accomplissement, au sens de Herzberg). A, B, E et F démotivent ou ne motivent que faiblement.
Q33 — E et F. Diversifier, c'est répartir le risque sur plusieurs activités (E) et saisir de nouvelles sources de croissance (F). A, B et D décrivent le recentrage, l'inverse de la diversification ; C est un inconvénient possible (cannibalisation).
Q34 — B et C. Les Jeux olympiques et la Coupe du monde de football sont les deux événements sportifs les plus suivis au monde. Les autres compétitions ont une audience régionale ou limitée à une discipline.
Q35 — B et C. Le Maroc a accueilli la Coupe du monde des clubs de la FIFA (éditions 2013, 2014 et 2022) et le CHAN 2018, que l'équipe nationale a remporté. Il n'a jamais organisé les Mondiaux d'athlétisme, les Jeux du Commonwealth (réservés aux pays du Commonwealth), les Jeux olympiques ni un Grand Prix de Formule 1.
Q36 — B et C. Le football est de loin le sport le plus pratiqué au Maroc, suivi par l'athlétisme, en particulier la course de fond et de demi-fond.
Q37 — A, B et C sont tous des athlètes marocains. Nawal El Moutawakel (championne olympique du 400 m haies en 1984), Saïd Aouita (champion olympique du 5 000 m en 1984) et Hicham El Guerrouj (double champion olympique du 1 500 m et du 5 000 m à Athènes en 2004). La question dit « lequel » mais la consigne autorise deux réponses : cochez A et B, les deux plus célèbres, ou les trois si le barème le permet. Zidane est un footballeur français d'origine algérienne, Phelps un nageur américain, Mohamed Rabii un boxeur marocain.
Q38 — C et D. Le Maroc figure parmi les meilleures nations africaines en football (sélection nationale, clubs comme le Wydad et le Raja) et en athlétisme (demi-fond, steeple). Les autres sports sont peu développés au niveau continental, ou ne le sont pas du tout en Afrique (Formule 1, cricket).
Q39 — question mal posée : A et C sont les réponses les plus défendables. L'étape décisive de la ligue professionnelle, le passage au professionnalisme de la Botola Pro (saison 2011-2012), ne figure pas parmi les propositions. Parmi celles-ci :
Q40 — B et E. En athlétisme, Nawal El Moutawakel a été la première femme africaine et arabe championne olympique (1984), et Hasna Benhassi a été médaillée olympique au 800 m. En boxe, Khadija El Mardi est médaillée aux championnats du monde. Le taekwondo (C) a aussi apporté des médailles internationales au Maroc et reste défendable.