Chapitre 6 · Semestre 2

Les séries chronologiques

Statistique Descriptive

🎯 Objectifs du chapitre — À la fin de ce chapitre, vous saurez :

  • reconnaître les composantes d'une série chronologique : tendance, cycle, saisonnalité, aléa ;
  • choisir entre un modèle additif et un modèle multiplicatif ;
  • estimer la tendance par les moindres carrés, les points moyens ou les moyennes mobiles ;
  • calculer des coefficients saisonniers et une série corrigée des variations saisonnières (CVS) ;
  • établir une prévision trimestrielle ou mensuelle et en discuter la fiabilité.

6.1 Qu'est-ce qu'une série chronologique ?

Définition — Série chronologique : suite d'observations d'une même grandeur, relevées à des dates successives et régulièrement espacées (jours, mois, trimestres, années). On la note $y_t$, où $t$ désigne la période.

Les exemples sont partout dans la vie économique marocaine : les arrivées mensuelles de touristes publiées par l'Observatoire du tourisme, l'indice des prix à la consommation du HCP, les exportations trimestrielles de phosphates et dérivés suivies par l'Office des changes, ou tout simplement le chiffre d'affaires mensuel d'un commerce. La statistique des chapitres précédents décrivait une population à une date donnée ; ici, l'ordre des observations compte, car c'est lui qui porte l'information.

La première étape est toujours de tracer le chronogramme : les périodes en abscisse, les valeurs en ordonnée, des points reliés par des segments. Ce graphique suffit souvent à repérer une hausse régulière, des pics qui reviennent au même moment de l'année ou une rupture (une crise, un changement de réglementation).

6.2 Les quatre composantes d'une série

On considère qu'une série résulte de la combinaison de quatre mouvements :

Composante Notation Nature Exemple
Tendance (trend) $T_t$ Évolution de fond, sur longue période Hausse régulière de la consommation d'électricité
Cycle $C_t$ Oscillations de plusieurs années, liées à la conjoncture Alternance d'années de bonne et de mauvaise récolte
Saisonnalité $S_t$ Variations qui se répètent chaque année aux mêmes périodes Pic des ventes de glaces en été, du tourisme en août, des dépenses pendant le Ramadan
Composante accidentelle $\varepsilon_t$ Variations irrégulières, imprévisibles Grève, intempéries, panne

En licence, on regroupe généralement tendance et cycle dans une seule composante, qu'on appelle encore tendance, car les séries étudiées sont trop courtes pour isoler un cycle. Le travail consiste alors à séparer la tendance de la saisonnalité, pour savoir si une hausse des ventes traduit une vraie progression de l'activité ou seulement l'arrivée de la « bonne saison ».

6.3 Modèle additif ou modèle multiplicatif

Modèle Écriture Hypothèse Graphiquement
Additif $y_t = T_t + S_t + \varepsilon_t$ Les variations saisonnières ont une amplitude constante (en DH, en unités) Les pics et les creux restent à égale distance de la tendance
Multiplicatif $y_t = T_t \times S_t \times \varepsilon_t$ Les variations saisonnières sont proportionnelles au niveau de la tendance L'écart entre pics et creux s'élargit quand la série monte

Pour trancher sans se contenter de l'œil, on utilise la méthode analytique : on calcule, pour chaque année, la moyenne $\bar{y}_j$ et l'écart-type $\sigma_j$ des observations. Si l'écart-type reste à peu près constant d'une année sur l'autre, on retient le modèle additif ; s'il augmente avec la moyenne, c'est-à-dire si le coefficient de variation $\sigma_j / \bar{y}_j$ est stable, on retient le modèle multiplicatif. On peut aussi ajuster la droite $\sigma_j = \alpha\,\bar{y}_j + \beta$ : une pente significativement positive conduit au modèle multiplicatif.

Le modèle multiplicatif est le plus fréquent pour des chiffres d'affaires : une entreprise qui double de taille double aussi, à peu près, l'ampleur de ses pics saisonniers.

6.4 Estimer la tendance

La méthode des moindres carrés. On numérote les périodes $t = 1, 2, \dots, n$ et l'on ajuste la droite $T_t = a\,t + b$ exactement comme au chapitre 5, avec $t$ dans le rôle de $x$ :

$$\boxed{a = \frac{cov(t, y)}{V(t)} = \frac{\frac{1}{n}\sum t\,y_t - \bar{t}\,\bar{y}}{\frac{1}{n}\sum t^2 - \bar{t}^2} \qquad b = \bar{y} - a\,\bar{t}}$$

La pente $a$ s'interprète comme l'accroissement moyen de la série par période. Pour $t = 1, \dots, n$, on a toujours $\bar{t} = (n + 1)/2$ et $V(t) = (n^2 - 1)/12$, ce qui accélère les calculs à la main.

La méthode des points moyens (Mayer). On coupe la série en deux moitiés, on calcule le point moyen $(\bar{t}_1, \bar{y}_1)$ de la première et $(\bar{t}_2, \bar{y}_2)$ de la seconde, puis on fait passer la droite par ces deux points. Moins précise que les moindres carrés, elle est rapide et donne une bonne idée de la pente.

La méthode des moyennes mobiles. On remplace chaque observation par la moyenne des observations qui l'entourent sur une année complète, ce qui fait disparaître la saisonnalité. Avec des données trimestrielles, l'ordre est 4 ; comme il est pair, on utilise la moyenne mobile centrée :

$$MM_4(t) = \frac{\frac{1}{2}\,y_{t-2} + y_{t-1} + y_t + y_{t+1} + \frac{1}{2}\,y_{t+2}}{4}$$

Pour des données mensuelles, on calcule de même une moyenne mobile centrée d'ordre 12. Cette méthode ne suppose pas que la tendance est une droite, mais on perd les deux premières et les deux dernières valeurs (six de chaque côté en mensuel) et elle ne fournit pas d'équation pour prévoir.

6.5 Les coefficients saisonniers

Une fois la tendance estimée, on mesure l'effet propre de chaque saison :

Étape Modèle additif Modèle multiplicatif
1. Isoler saison + aléa Écarts $y_t - T_t$ Rapports $y_t / T_t$
2. Neutraliser l'aléa Moyenne des écarts de chaque trimestre Moyenne des rapports de chaque trimestre
3. Normaliser La somme des 4 coefficients doit être nulle La somme des 4 coefficients doit valoir 4 (moyenne égale à 1)

La normalisation garantit que la saisonnalité ne fait que répartir l'activité de l'année entre les trimestres, sans l'augmenter ni la diminuer. En multiplicatif, on multiplie chaque coefficient brut par $4 / \sum S_{brut}$ ; en additif, on retranche à chacun la moyenne des coefficients bruts.

Un coefficient multiplicatif de 1,39 pour le troisième trimestre se lit ainsi : « en été, les ventes dépassent de 39 % leur niveau de tendance ». Un coefficient additif de − 25 signifie que le trimestre est, en moyenne, 25 unités au-dessous de la tendance.

6.6 La série corrigée des variations saisonnières

La série CVS (ou désaisonnalisée) retire l'effet de saison pour ne garder que la tendance et l'aléa :

$$\boxed{y_t^{CVS} = y_t - S_t \ \ (\text{additif}) \qquad y_t^{CVS} = \frac{y_t}{S_t} \ \ (\text{multiplicatif})}$$

C'est la série que commentent les économistes et les instituts statistiques : le HCP et Bank Al-Maghrib publient de nombreux indicateurs « CVS ». Elle permet de comparer deux trimestres différents : une baisse brute des ventes entre l'été et l'automne peut cacher une hausse en données CVS, si la baisse est moins forte que ce que prévoit la saisonnalité.

6.7 La prévision

Pour prévoir la valeur d'une période future $t_0$, on prolonge la tendance puis on réintroduit la saisonnalité du trimestre concerné :

$$\hat{y}_{t_0} = (a\,t_0 + b) + S_j \ \ (\text{additif}) \qquad \hat{y}_{t_0} = (a\,t_0 + b) \times S_j \ \ (\text{multiplicatif})$$

La prévision suppose que la tendance et le profil saisonnier observés se maintiennent : elle est fiable à court terme (quelques trimestres) et devient fragile si l'horizon s'allonge ou si un événement modifie le marché. C'est la base du budget des ventes en contrôle de gestion.

6.8 Méthode : analyser une série trimestrielle

  1. Tracer le chronogramme et repérer tendance et saisonnalité.
  2. Choisir le modèle (profil des pics, puis écarts-types et coefficients de variation annuels).
  3. Estimer la tendance : moindres carrés sur $t = 1, \dots, n$ (ou moyennes mobiles centrées).
  4. Calculer les écarts ou rapports à la tendance, leur moyenne par trimestre, puis normaliser.
  5. Calculer la série CVS et la commenter.
  6. Prévoir : tendance prolongée, corrigée par le coefficient du trimestre.

⚠️ Les pièges à éviter

  • Oublier de normaliser les coefficients saisonniers (somme nulle en additif, somme égale à 4 en multiplicatif).
  • Utiliser une moyenne mobile non centrée d'ordre 4 : elle tombe entre deux trimestres.
  • Numéroter les périodes par l'année (2023, 2024…) au lieu de $t = 1, 2, \dots, n$ : les calculs deviennent énormes et source d'erreurs.
  • En modèle multiplicatif, soustraire le coefficient saisonnier au lieu de diviser par lui.
  • Présenter une prévision à long terme comme certaine, sans rappeler l'hypothèse de maintien de la tendance.

Exercice 1 — Les ventes trimestrielles d'un glacier d'Agadir

La SARL Souss Glaces, fabricant de glaces artisanales à Agadir, a enregistré les ventes trimestrielles suivantes (en milliers de DH) :

Année T1 T2 T3 T4
2023 80 120 160 90
2024 92 134 178 100
2025 101 150 196 111

Travail à faire :

  1. Décrivez l'allure de la série. Calculez la moyenne et l'écart-type des ventes de chaque année, puis leur coefficient de variation. Quel modèle retenez-vous ?
  2. En numérotant les trimestres de $t = 1$ (T1 2023) à $t = 12$ (T4 2025), déterminez la droite de tendance par la méthode des moindres carrés. On donne $\sum y_t = 1\,512$ et $\sum t\,y_t = 10\,367$.
  3. Calculez les coefficients saisonniers normalisés.
  4. Calculez la série CVS pour l'année 2025 et commentez l'évolution entre le troisième et le quatrième trimestre.
  5. Prévoyez les ventes de chaque trimestre de 2026.
Voir le corrigé

1) Allure et choix du modèle. La série progresse d'une année à l'autre (tendance croissante) et présente chaque année le même profil : creux au premier trimestre, pic très marqué au troisième (saison estivale et touristique), repli au quatrième.

Année Moyenne $\bar{y}_j$ Écart-type $\sigma_j$ $CV = \sigma_j / \bar{y}_j$
2023 112,5 31,12 27,7 %
2024 126,0 33,91 26,9 %
2025 139,5 37,41 26,8 %

L'écart-type augmente avec la moyenne alors que le coefficient de variation reste stable (autour de 27 %) : l'amplitude saisonnière est proportionnelle au niveau des ventes. On retient le modèle multiplicatif.

2) Tendance. $\bar{t} = 6{,}5$ ; $\bar{y} = 1\,512 / 12 = 126$ ; $\sum t^2 = 650$, d'où $V(t) = 650 / 12 - 6{,}5^2 \approx 11{,}9167$ (ou $(144 - 1)/12$).

$$cov(t, y) = \frac{10\,367}{12} - 6{,}5 \times 126 \approx 863{,}9167 - 819 = 44{,}9167$$

$$a = \frac{44{,}9167}{11{,}9167} \approx \mathbf{3{,}769} \qquad b = 126 - 3{,}769 \times 6{,}5 \approx \mathbf{101{,}5} \qquad T_t = 3{,}769\,t + 101{,}5$$

Les ventes de tendance progressent en moyenne de 3 769 DH par trimestre.

3) Coefficients saisonniers. On calcule la tendance de chaque trimestre et le rapport $y_t / T_t$ :

Année T1 T2 T3 T4
2023 ($T_t$) 105,27 109,04 112,81 116,58
2023 ($y_t / T_t$) 0,7600 1,1005 1,4183 0,7720
2024 ($T_t$) 120,35 124,12 127,88 131,65
2024 ($y_t / T_t$) 0,7645 1,0796 1,3919 0,7596
2025 ($T_t$) 135,42 139,19 142,96 146,73
2025 ($y_t / T_t$) 0,7458 1,0776 1,3710 0,7565
Moyenne (coefficient brut) 0,7567 1,0859 1,3937 0,7627

La somme des coefficients bruts vaut 3,9991 : on les multiplie par $4 / 3{,}9991$.

T1 T2 T3 T4 Somme
$S_j$ normalisé 0,7569 1,0862 1,3940 0,7629 4,0000

Lecture : au troisième trimestre, les ventes dépassent de 39,4 % leur niveau de tendance ; au premier, elles lui sont inférieures de 24,3 %.

4) Série CVS 2025 ($y_t / S_j$) :

2025 T1 T2 T3 T4
Ventes brutes 101 150 196 111
Ventes CVS 133,44 138,10 140,60 145,50

En données brutes, les ventes chutent de 196 à 111 milliers de DH entre le troisième et le quatrième trimestre (− 43 %). En données CVS, elles progressent de 140,60 à 145,50 (+ 3,5 %) : la baisse s'explique entièrement par la fin de la saison, et l'activité de fond continue de croître.

5) Prévisions 2026 ($t = 13$ à $16$) :

Trimestre 2026 $t$ Tendance $3{,}769\,t + 101{,}5$ $S_j$ Prévision
T1 13 150,50 0,7569 113,9
T2 14 154,27 1,0862 167,6
T3 15 158,04 1,3940 220,3
T4 16 161,81 0,7629 123,4

Les ventes prévues pour 2026 totalisent environ 625,2 milliers de DH. Cette prévision suppose que la croissance et le profil saisonnier des trois dernières années se maintiennent : un été moins touristique ou l'arrivée d'un concurrent la remettrait en cause.

Exercice 2 — Moyennes mobiles et modèle additif

Un parc aquatique de Marrakech a enregistré le nombre d'entrées trimestrielles suivant (en milliers) :

Année T1 T2 T3 T4
2023 43 58 71 49
2024 49 68 78 56
2025 59 75 88 63

Les écarts-types annuels (10,54 ; 11,12 ; 11,32) varient peu : on retient le modèle additif.

  1. Calculez les moyennes mobiles centrées d'ordre 4. Pour quels trimestres ne peut-on pas les calculer ?
  2. Calculez les écarts $y_t - MM_4(t)$, puis les coefficients saisonniers normalisés.
  3. Calculez la fréquentation CVS de 2025 et commentez.
Voir le corrigé

1) Exemple pour T3 2023 ($t = 3$) : $(43/2 + 58 + 71 + 49 + 49/2) / 4 = 224 / 4 = 56$.

$t$ 3 4 5 6 7 8 9 10
$MM_4$ 56,000 58,000 60,125 61,875 64,000 66,125 68,250 70,375
$y_t - MM_4$ 15,000 − 9,000 − 11,125 6,125 14,000 − 10,125 − 9,250 4,625

Les deux premiers trimestres de 2023 et les deux derniers de 2025 n'ont pas de moyenne mobile centrée (il manque des observations de part et d'autre).

2) Moyennes des écarts par trimestre : T1 $(-11{,}125 - 9{,}25)/2 = -10{,}1875$ ; T2 $(6{,}125 + 4{,}625)/2 = 5{,}375$ ; T3 $(15 + 14)/2 = 14{,}5$ ; T4 $(-9 - 10{,}125)/2 = -9{,}5625$. Leur moyenne vaut 0,03125 : on la retranche.

T1 T2 T3 T4 Somme
$S_j$ − 10,22 + 5,34 + 14,47 − 9,59 0

Au troisième trimestre, le parc accueille en moyenne 14 470 entrées de plus que sa tendance.

3) CVS 2025 ($y_t - S_j$) : T1 $59 + 10{,}22 = 69{,}22$ ; T2 $75 - 5{,}34 = 69{,}66$ ; T3 $88 - 14{,}47 = 73{,}53$ ; T4 $63 + 9{,}59 = 72{,}59$. La fréquentation de fond progresse sur l'année (de 69,2 à 72,6 milliers), avec un léger repli au dernier trimestre, que les données brutes (de 88 à 63) exagéraient fortement.

Exercice 3 — Tendance par les points moyens et accident conjoncturel

Le chiffre d'affaires annuel d'une entreprise de matériaux de construction de Tanger (en millions de DH) a évolué ainsi :

Année 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025
$t$ 1 2 3 4 5 6 7 8
CA 420 445 390 470 505 530 560 590
  1. Déterminez la droite de tendance par la méthode des points moyens (Mayer).
  2. Quel écart l'année 2020 présente-t-elle par rapport à la tendance ? Comment l'interpréter ?
  3. Prévoyez le chiffre d'affaires de 2026 et comparez avec la prévision des moindres carrés ($T_t = 26{,}43\,t + 369{,}82$).
Voir le corrigé

1) Première moitié : $\bar{t}_1 = 2{,}5$ et $\bar{y}_1 = (420 + 445 + 390 + 470)/4 = 431{,}25$. Seconde moitié : $\bar{t}_2 = 6{,}5$ et $\bar{y}_2 = (505 + 530 + 560 + 590)/4 = 546{,}25$.

$$a = \frac{546{,}25 - 431{,}25}{6{,}5 - 2{,}5} = \mathbf{28{,}75} \qquad b = 431{,}25 - 28{,}75 \times 2{,}5 = \mathbf{359{,}375} \qquad T_t = 28{,}75\,t + 359{,}375$$

2) Tendance 2020 : $28{,}75 \times 3 + 359{,}375 \approx 445{,}6$ millions ; écart $390 - 445{,}6 \approx$ − 55,6 millions (environ − 12,5 %). C'est une composante accidentelle : l'arrêt des chantiers pendant la crise sanitaire. Une série annuelle n'a pas de saisonnalité ; seuls la tendance et les accidents apparaissent.

3) Mayer : $28{,}75 \times 9 + 359{,}375 \approx$ 618,1 millions de DH. Moindres carrés : $26{,}43 \times 9 + 369{,}82 \approx$ 607,7 millions. Les deux méthodes sont proches ; l'écart vient du point de 2020, qui pèse différemment dans chaque calcul. Les moindres carrés restent la méthode de référence à l'examen, sauf si l'énoncé demande les points moyens.

L'essentiel — Séries chronologiques

  • Série chronologique $y_t$ : observations à dates régulières ; l'ordre des observations porte l'information. Premier réflexe : le chronogramme.
  • Quatre composantes : tendance $T_t$, cycle, saisonnalité $S_t$, composante accidentelle $\varepsilon_t$ (en licence, tendance et cycle sont regroupés).
  • Additif $y = T + S + \varepsilon$ : amplitude saisonnière constante. Multiplicatif $y = T \times S \times \varepsilon$ : amplitude proportionnelle au niveau (écart-type annuel qui croît, CV stable).
  • Tendance par les moindres carrés sur $t = 1, \dots, n$ : $a = cov(t, y) / V(t)$, $b = \bar{y} - a\,\bar{t}$, avec $\bar{t} = (n + 1)/2$ et $V(t) = (n^2 - 1)/12$.
  • Points moyens (Mayer) : droite passant par les points moyens des deux moitiés de la série.
  • Moyenne mobile centrée d'ordre 4 : $(\frac{1}{2}y_{t-2} + y_{t-1} + y_t + y_{t+1} + \frac{1}{2}y_{t+2}) / 4$ ; elle efface la saisonnalité mais perd les extrémités.
  • Coefficients saisonniers : moyenne par trimestre des écarts $y - T$ (additif) ou des rapports $y / T$ (multiplicatif), puis normalisation (somme nulle ou somme égale à 4).
  • Série CVS : $y - S$ (additif) ou $y / S$ (multiplicatif) ; elle compare des trimestres différents.
  • Prévision : $(a\,t_0 + b) + S_j$ ou $(a\,t_0 + b) \times S_j$, fiable à court terme si tendance et profil saisonnier se maintiennent.
1La composante d'une série qui se répète chaque année aux mêmes périodes est :
2Si l'amplitude des variations saisonnières augmente avec le niveau de la série, on retient :
3En modèle additif, la somme des quatre coefficients saisonniers trimestriels normalisés vaut :
4En modèle multiplicatif, la somme des quatre coefficients saisonniers normalisés vaut :
5Pour des données trimestrielles, on élimine la saisonnalité avec une moyenne mobile centrée d'ordre :
6Pour t = 1 à 12, la moyenne des numéros de période vaut :
7Un coefficient saisonnier multiplicatif de 1,25 signifie que le trimestre est :
8En modèle multiplicatif, la série CVS s'obtient en :
9Tendance T = 5t + 100 et coefficient multiplicatif du trimestre 0,8. La prévision pour t = 20 vaut :
10Un inconvénient de la méthode des moyennes mobiles est :

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