Matières : Comptabilité Générale, Fiscalité des Entreprises, Comptabilité Analytique, Analyse Financière, Choix d'Investissement, Management, Théorie des Organisations, Culture Générale
Université Hassan II de Casablanca — Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales — Aïn Sebaâ
Test d'admission au Master Gestion Financière et Comptable — Session 2025/2026
QCM — Durée de l'épreuve : 60 minutes
Aucun document n'est autorisé. Calculatrices non programmables autorisées.
Barème : réponse juste (+1), réponse fausse (-1), non réponse (0).
Interdiction d'avoir un téléphone (montre connectée) allumé sur soi. Téléphone (montre connectée) non éteint(e) implique exclusion du test.
Attention : pour chaque question, il peut y avoir une ou plusieurs réponses justes.
Question 1 : Le principe de permanence des méthodes impose :
Question 2 : La valeur nette comptable d'un bien est définie comme :
Question 3 : Une charge à payer désigne :
Question 4 : Le coût d'achat inclut :
Question 5 : Une charge indirecte est une charge :
Question 6 : Le seuil de rentabilité exprime :
Question 7 : Le seuil de rentabilité permet d'identifier :
Question 8 : Un fonds de roulement positif signifie :
Question 9 : Le besoin en fonds de roulement traduit :
Question 10 : Un ratio de solvabilité évalue :
Question 11 : La TVA collectée correspond à :
Question 12 : Une réintégration extracomptable consiste à :
Question 13 : La dépréciation d'un actif est comptabilisée lorsqu'il existe :
Question 14 : Le résultat fiscal d'une entreprise est déterminé :
Question 15 : Une charge variable est une charge :
Question 16 : Le coût complet d'un produit correspond :
Question 17 : Une VAN positive signifie que :
Question 18 : Le Conseil européen se réunit principalement à :
Question 19 : Le prix Nobel de la Paix est attribué par :
Question 20 : Le FMI a pour mission essentielle :
Question 21 : La légalité fait référence à :
Question 22 : L'illégitimité fait référence :
Question 23 : L'efficience représente la capacité à atteindre un objectif fixé.
Question 24 : Le contrôle se limite aux actions de surveillance ou de vérification.
Question 25 : L'approche « contingente » consiste à affirmer l'existence d'un « one best way » unique.
Question 26 : La fonction administrative, selon Henri Fayol, s'appuie sur plusieurs types d'actions à savoir :
Question 27 : Le benchmarking :
Question 28 : Les différentes entités d'une organisation doivent se livrer des prestations en interne :
Question 29 : À quel principe correspond cette affirmation : les produits ne sont pris en compte que s'ils sont certains et définitivement acquis à l'entreprise. En revanche, les charges sont à prendre en compte dès lors qu'elles sont probables.
Question 30 : Les prestations payantes à l'intérieur d'un groupe peuvent être valorisées à un :
Question 31 : Le document qui est composé de l'ensemble des comptes de l'entreprise est :
Question 32 : La mission d'une organisation est :
Question 33 : Pour Taylor, les gestes ne peuvent être simplifiés au maximum si une entreprise cherche à être performante.
Question 34 : Le One best way implique :
Question 35 : Pour Max Weber, la bureaucratie correspond à :
Question 36 : Pour Elton Mayo, la rémunération est le seul facteur déterminant pour la motivation et la performance dans une organisation.
Question 37 : Pour Abraham MASLOW, les salariés n'ont conscience de l'existence d'un niveau de besoin secondaire que si les besoins de niveau inférieur ont été satisfaits.
Question 38 : Selon la Théorie X, l'individu au travail assure toute responsabilité qui demande plus d'efforts et d'investissement.
Question 39 : Selon la théorie Y, l'individu au travail peut s'auto-investir, s'auto-contrôler et se fixer ses propres objectifs, sans pression ni menaces.
Question 40 : Selon la théorie des jeux, des choix individuellement rationnels ne sont pas collectivement rationnels.
Question 41 : Selon Herbert SIMON, à la différence d'un agent économique (dit rationnel), l'homme administratif évolue dans un environnement incertain, il ne dispose pas de toutes les informations nécessaires à la prise de décision. Et même dans le cas où toutes les informations sont disponibles, ses capacités cognitives ne lui permettent pas de traiter l'ensemble de ces informations et d'analyser les conséquences de chaque action. Et donc, la perception et le comportement de l'individu sont entravés par ces contraintes d'incertitude, d'information imparfaite et de capacité cognitive. Par conséquent, l'homme administratif est :
Question 42 : Le crowdfunding (financement participatif) :
Question 43 : L'affaire Enron est due :
Question 44 : Au titre de l'exercice 2020, le montant de l'IS est de 40 000 et celui de la cotisation minimale est de 50 000. La société (date de début d'activité 2010) a affiché durant les deux derniers exercices des déficits fiscaux (20 000 en 2018 et 40 000 en 2019), dont 20 % correspondant à des amortissements régulièrement comptabilisés, et les cotisations minimales au titre de ces deux exercices s'élèvent à 10 000 en 2018 et 70 000 au titre de 2019. Calculer le montant du 2ème acompte à verser en 2021 ?
Question 45 : Une entreprise commerciale partiellement assujettie à la TVA a acheté un matériel en 2024 destiné à son siège social, à 100.000 HT (TVA 7 %) et le prorata applicable en 2024 est de 80 %. Le prorata passe en 2025 à 70 %. La régularisation à effectuer en 2025 est :
Question 46 : Sont passibles à l'IS sur option :
Question 47 : La société LAMDA (S.A) est une entreprise spécialisée dans la commercialisation des matériaux de construction créée le 01/07/2014 au capital de 1 000 000,00 dh libéré à 100 %. Les intérêts du compte courant d'associé durant toute l'année sont calculés sur un montant de 1 500 000,00 dh et rémunéré au taux de 10 %. Le taux autorisé est 2 %. Le montant des intérêts non déductibles (à réintégrer) est :
Question 48 : En mars de l'exercice N, l'Ese Alpha a acquis un matériel à 40 000 dh HT (tva 20 %) pour son activité destiné à l'export, sachant que la société est assujettie partiellement à la TVA et le prorata appliqué pour l'exercice N est de 60 %. Calculer la tva déductible pour le mois de Mars :
Question 49 : Les achats du gas-oil pour le mois 12/2025 concernant les voitures de tourisme auprès d'une même station-service en espèces. Le montant journalier des achats est compris entre 2000 et 4500 DH HT (Taux de la TVA 10 %). Le montant total des achats du mois de décembre comptabilisés s'élève à 70 000 DH TTC. Pour calculer le résultat fiscal il faut réintégrer :
Question 50 : Une société a acheté une voiture de tourisme le 15/08/2024 destinée à son directeur commercial pour ses déplacements professionnels. Prix d'achat HT 320 000 dh. Le montant de l'amortissement à réintégrer pour l'année 2020 est :
Question 51 : Frais de réparation d'une machine (charge), au titre de l'exercice 2024, s'élèvent à 20 000 Dh HT payés en espèces (TVA 20 % récupérable). Le montant à réintégrer :
Question 52 : Achat de 100 cadeaux distribués à la clientèle sous forme d'articles divers portant la marque de la société (prix unitaire 60 dh TTC). Le montant à réintégrer :
Question 53 : Supposant que la Société a déposé sa déclaration fiscale de 2024 le 25/02/2025. Calculer les sanctions de recouvrement sachant que le premier acompte est réglé le 20/08/2025 dont le montant est 20 000 dh.
Questions 54 et 55 : La société JP hésite à amorcer une nouvelle filiale afin de porter entre autres le projet JPZ réalisable sur une durée de trois ans et demande votre conseil.
Cette nouvelle filiale aura comme capital social 900.000 USD apporté dans sa totalité à la création de l'entreprise.
Pour le projet JPZ, le 1er projet qui sera développé par la société JP, il nécessite l'acquisition d'un logiciel. Cet investissement demande un budget de : 800.000 USD engagé en totalité à la date « 0 » et amortissable en linéaire sur 4 ans. Les prévisions d'exploitation du projet Alpha :
| Éléments | Fin N | Fin N+1 | Fin N+2 |
|---|---|---|---|
| CA HT | 580.000 | 2.000.000 | 800.000 |
Question 54 : La variation du BFR début 2ème année du projet JPZ est :
Question 55 : Le CF de la 3ème année du projet JPZ est :




Corrigé indicatif rédigé par SaadConcours, pas une correction officielle de la FSJES Aïn Sebaâ. Les règles fiscales sont celles du CGI en vigueur pour les exercices 2024 et 2025 visés par le sujet. Les coches au stylo d'un ancien candidat, visibles en marge de la page 2 de la photo, ne sont pas des réponses : elles ont été effacées du scan et n'ont pas été prises en compte.
Chaque réponse juste rapporte +1, chaque réponse fausse coûte -1, l'absence de réponse vaut 0, et une question peut avoir plusieurs bonnes réponses. Avec 55 questions en 60 minutes, traitez d'abord les questions de cours (Q1 à Q43), puis les calculs de fiscalité (Q44 à Q53) et le cas JPZ (Q54, Q55). Laissez en blanc une question où vous hésitez entre deux propositions : une case cochée au hasard a autant de chances de vous coûter un point que de vous en rapporter un.
Ce test a servi de base à celui de la session 2026/2027 : les questions de cours (Q1 à Q43) et plusieurs calculs (acompte d'IS, régularisation de TVA, compte courant d'associé, TVA avec prorata) y reviennent presque à l'identique. Plusieurs calculs viennent eux-mêmes du test de 2024 avec d'autres chiffres.
Q1 — A. La permanence des méthodes interdit de changer de méthode d'évaluation ou de présentation d'un exercice à l'autre, sauf changement justifié et expliqué dans l'ETIC (CGNC).
Q2 — B. VNC = valeur d'entrée − amortissements et dépréciations cumulés. La proposition B (« diminuée de la perte enregistrée ») est la seule qui correspond à cette définition.
Q3 — C. Une charge à payer correspond à une charge de l'exercice (bien reçu ou service rendu) dont la facture n'est pas encore parvenue à la clôture. Piège : B est faux, car la charge à payer est justement comptabilisée à l'inventaire.
Q4 — B. Coût d'achat = prix d'achat + frais accessoires d'achat (transport, droits de douane, commissions…). Le prix retenu est net des réductions commerciales, mais C ne décrit qu'une partie du coût d'achat : ne cochez pas C. E est faux puisque B est juste.
Erreur de mise en page du sujet : les propositions D (« Une perte de valeur définitive ») et E (« Toutes les réponses sont fausses ») de la Q4 sont visiblement celles de la Q13, qui n'a gardé que ses propositions A et B. Le test de la session 2026/2027 les rend à la bonne question.
Q8 — D. Un FR positif signifie que les ressources stables financent la totalité des emplois stables et dégagent un excédent qui finance une partie de l'actif circulant. A et C parlent de « ressources cycliques », ce qui est faux. B (trésorerie excédentaire) dépend aussi du BFR : TN = FR − BFR.
Q9 — B et C. Le BFR naît des décalages entre encaissements et décaissements du cycle d'exploitation (stocks + créances − dettes d'exploitation). A est faux, car le cycle d'investissement relève des emplois stables. D est donc faux aussi, puisqu'il validerait A.
Q10 — C. La solvabilité mesure la capacité à rembourser l'ensemble des dettes, donc les engagements à long terme. La capacité à court terme (B) relève de la liquidité.
Q11 — C. TVA collectée = TVA facturée aux clients (compte 4455). La TVA sur charges et sur immobilisations est la TVA récupérable (3455).
Q12 — B. Réintégrer, c'est ajouter au résultat comptable une charge non déductible fiscalement, sans modifier la comptabilité. C (« déduire ») correspond à l'opération inverse.
Q13 — A. Selon le CGNC, la provision pour dépréciation constate une moins-value probable et non définitive sur un actif : elle peut être reprise si la cause disparaît. Une perte durable et irréversible relève de l'amortissement (immobilisations) ou de la sortie de l'actif.
Q14 — B. Résultat fiscal = résultat comptable + réintégrations − déductions.
Q5 — B. Une charge indirecte concerne plusieurs coûts : elle passe par les centres d'analyse (tableau de répartition) avant d'être imputée aux produits.
Q6 — A. Au seuil de rentabilité, le résultat est nul. C est faux, car il faut couvrir aussi les charges fixes.
Q7 — C. Au seuil de rentabilité, la marge sur coût variable couvre exactement les charges fixes : SR = CF / taux de MCV. Le chiffre d'affaires couvre donc aussi les charges variables, mais c'est la couverture des charges fixes qui définit le seuil.
Q15 — A. Une charge variable évolue avec le volume d'activité, proportionnellement en première approche.
Q16 — B. Le coût complet comprend toutes les charges directes et indirectes imputées au produit. D exprime une idée proche, mais le mot « affectés » renvoie aux seules charges directes : cochez seulement B.
Q28 — C et D. Les cessions internes entre entités se font soit à titre gratuit, soit à titre payant (prix de cession interne, voir Q30). Les deux « exclusivement » (A et B) sont faux.
Q30 — B. Une prestation interne facturée entre entités d'un groupe est valorisée à un prix de cession interne (coût standard, coût réel, coût majoré ou prix de marché).
Q29 — C. Ne retenir que les produits acquis et constater les charges probables, c'est le principe de prudence (CGNC).
Q31 — B. Le grand-livre regroupe tous les comptes de l'entreprise. Le bilan n'en reprend que les soldes des comptes de situation.
Q17 — B. VAN > 0 : les flux actualisés au coût du capital dépassent l'investissement, le projet crée de la valeur au-delà de la rémunération exigée par les apporteurs de fonds.
Q18 — C. Le Conseil européen (chefs d'État et de gouvernement de l'UE) se réunit à Bruxelles. Strasbourg accueille les sessions plénières du Parlement européen, Francfort la BCE, Luxembourg la Cour de justice.
Q19 — B. Le prix Nobel de la paix est décerné à Oslo par le Comité Nobel norvégien, nommé par le Parlement norvégien. Les autres prix Nobel sont attribués par des institutions suédoises (l'Académie suédoise décerne celui de littérature).
Q20 — A. Le FMI veille à la stabilité du système monétaire et financier international (surveillance des politiques économiques, prêts aux pays en difficulté de balance des paiements). B décrit l'OMC, C plutôt la Banque mondiale, et le FMI ne fixe pas les taux de change (D) : les changes flottants sont admis depuis les accords de la Jamaïque (1976).
Q42 — D (Autre). Au Maroc, le crowdfunding est le financement collaboratif encadré par la loi 15-18 (plateformes agréées, contrôle de l'AMMC et de Bank Al-Maghrib) : prêt, investissement en capital ou don. Ce n'est ni la « finance participative » au sens marocain, qui désigne la finance islamique (loi 103-12 : mourabaha, ijara, moucharaka…), ni un produit de la Bourse de Casablanca. Piège : la traduction « financement participatif » fait penser à A.
Q43 — D. Le scandale Enron (2001) vient de montages hors bilan : des entités ad hoc, souvent logées dans des paradis fiscaux, portaient dettes et pertes garanties par Enron. Leur révélation a provoqué la faillite. A est faux (les subprimes datent de 2007-2008), B est une conséquence et non une cause. C est défendable, mais D est la réponse attendue : cochez D seul.
Q21 — C. Le principe de légalité soumet l'administration au droit (hiérarchie des normes, contrôle du juge administratif).
Q22 — D. La légitimité est la conformité d'une autorité aux normes, valeurs ou croyances acceptées par ceux qu'elle gouverne. L'illégitimité en est l'absence.
Q23 — B (Faux). Atteindre l'objectif fixé, c'est l'efficacité. L'efficience rapporte les résultats aux moyens consommés : atteindre l'objectif au moindre coût.
Q24 — B (Faux). Le contrôle compare réalisations et objectifs, analyse les écarts et déclenche des actions correctives : c'est un outil de pilotage, pas une simple vérification.
Q25 — B (Faux). La théorie de la contingence (Burns et Stalker, Woodward, Lawrence et Lorsch) rejette le « one best way » : la bonne structure dépend de l'environnement, de la technologie et de la taille.
Q26 — A. Pour Fayol, la fonction administrative consiste à prévoir, organiser, commander, coordonner et contrôler. A cite quatre de ces cinq verbes sans erreur. B remplace « commander » par « diriger » et oublie « coordonner », C contient « assurer », qui n'en fait pas partie.
Q27 — A. Le benchmarking compare ses pratiques à celles des meilleurs (concurrents ou autres secteurs) pour s'en inspirer.
Q32 — C. La mission d'une organisation est sa raison d'être : satisfaire les besoins de ses clients ou usagers. Le profit (A) est un objectif des actionnaires, pas la mission.
Q33 — B (Faux). Taylor prône au contraire la décomposition et la simplification maximale des gestes (étude des temps et des mouvements).
Q34 — A et B. L'organisation scientifique du travail repose sur la division du travail (horizontale et verticale) et la sélection des ouvriers selon leurs aptitudes. C est faux, puisque Taylor sépare la conception et le contrôle de l'exécution, et D aussi, puisqu'il prône un salaire au rendement.
Q35 — A. Pour Weber, la bureaucratie est la forme la plus rationnelle de l'organisation (autorité rationnelle-légale, règles écrites, hiérarchie, compétence). La lecture « lourdeur et blocage » (B) vient de ses critiques (Merton, Crozier).
Q36 — B (Faux). L'expérience Hawthorne montre que les facteurs humains (attention portée aux salariés, groupe, reconnaissance) comptent autant ou plus que le salaire.
Q37 — A (Vrai). Dans la pyramide de Maslow, un besoin supérieur n'apparaît que lorsque le besoin de niveau inférieur est (en grande partie) satisfait.
Q38 — B (Faux). Selon la théorie X de McGregor, l'individu n'aime pas le travail, fuit les responsabilités et doit être dirigé et contrôlé.
Q39 — A (Vrai). Selon la théorie Y, l'individu peut s'investir, se contrôler lui-même et rechercher des responsabilités, si les conditions s'y prêtent.
Q40 — A (Vrai). C'est l'enseignement du dilemme du prisonnier : chacun choisit sa stratégie dominante, et l'issue collective est moins bonne que la coopération.
Q41 — B. Pour Herbert Simon, l'homme administratif a une rationalité limitée : il retient la première solution satisfaisante, pas la solution optimale.
Q44 — A (Autre réponse : 12 500). Les acomptes de 2021 se calculent sur l'impôt dû au titre du dernier exercice clos (2020). L'IS (40 000) est inférieur à la cotisation minimale (50 000) : l'impôt dû est de 50 000 DH.
$$\text{Acompte} = 25\,\% \times 50\,000 = 12\,500 \text{ DH}$$
Ce montant ne figure pas parmi les propositions. Les déficits antérieurs (dont la part liée aux amortissements, reportable sans limite de durée) et les cotisations minimales de 2018 et 2019 sont des distracteurs : ils jouent sur le calcul de l'IS 2020, déjà donné, pas sur la base des acomptes.
Q45 — B (reversement de 140 DH). TVA sur le matériel : 100 000 × 7 % = 7 000 DH. Le prorata baisse de 10 points (variation supérieure à 5 points) et le bien est acquis depuis moins de cinq ans : il faut régulariser.
$$\text{Régularisation} = \frac{7\,000 \times (80\,\% - 70\,\%)}{5} = 140 \text{ DH}$$
Le prorata baisse, l'entreprise doit donc reverser 140 DH à l'État. E (700 DH) oublie la division par 5.
Q46 — D. Seules les SNC et sociétés en commandite simple ne comprenant que des personnes physiques, ainsi que les sociétés en participation, peuvent opter pour l'IS (art. 2-II du CGI).
Q47 — E (130 000 DH). Les intérêts ne sont déductibles que si le capital est entièrement libéré, dans la limite du capital social et au taux autorisé.
Piège : A (120 000) applique le plafond de taux mais oublie le plafond de montant. La date de création (2014) est sans effet.
Q48 — E (4 800 DH). TVA sur le matériel : 40 000 × 20 % = 8 000 DH. Pour un assujetti partiel, la TVA grevant les immobilisations est déductible selon le prorata de l'exercice : 8 000 × 60 % = 4 800 DH. La mention « destiné à l'export » ne change rien tant que l'entreprise n'a pas de secteurs d'activité distincts. Si le correcteur admettait une affectation exclusive à l'export, la réponse serait D (8 000 DH) : c'est l'option la plus risquée à cocher.
Q49 — E (Autre réponse : 20 000 DH). Deux règles s'appliquent.
$$\text{À réintégrer} = 70\,000 - 50\,000 = 20\,000 \text{ DH}$$
Aucune proposition ne donne 20 000 DH. Même en raisonnant hors taxes, on obtiendrait 18 181,82 DH, absent lui aussi. C (70 000) traiterait toute la dépense comme non déductible, ce que la loi ne prévoit pas.
Q50 — E (7 000 DH), en lisant « 2024 » au lieu de « 2020 ». Le sujet demande l'amortissement « pour l'année 2020 », alors que la voiture est achetée en 2024 : c'est une coquille. Lu à la lettre, il n'y a aucun amortissement en 2020.
Pièges : D (32 000) est l'amortissement comptable, C (25 000) la part déductible.
Q51 — D (15 833,34 DH). La dépense, réglée en espèces, n'est déductible que dans la limite de 5 000 DH TTC par jour et par fournisseur (art. 11-II du CGI). La TVA étant récupérable, la charge est comptabilisée HT, et la limite de 5 000 DH TTC représente 5 000 / 1,2 = 4 166,66 DH HT.
$$\text{À réintégrer} = 20\,000 - 4\,166{,}66 = 15\,833{,}34 \text{ DH}$$
E (4 166,66) est la part déductible, pas la réintégration.
Q52 — A (0 DH). Les objets publicitaires d'une valeur unitaire inférieure ou égale à 100 DH TTC, portant la marque ou le sigle de l'entreprise, sont des charges déductibles. Ici, 60 DH TTC par article : rien à réintégrer. Le test de 2024 posait la même question avec 120 DH par article, au-dessus du plafond. Le sujet propose deux fois « 10 000 DH » (C et E) : c'est un distracteur en double.
Q53 — A (3 400 DH). Le premier acompte de l'exercice 2025 est dû avant la fin du 3e mois de l'exercice, soit le 31/03/2025. Il est payé le 20/08/2025 : 4 mois et 20 jours de retard, donc 5 mois entamés. La déclaration, déposée le 25/02/2025, est dans les délais et n'entraîne aucune sanction. Sanctions pour paiement tardif (art. 208 du CGI) :
Total : 2 000 + 1 400 = 3 400 DH. Piège : C (2 000) oublie les majorations.
Le sujet exprime les montants en dollars US ; les calculs se font dans cette unité. Le tableau parle du « projet Alpha » : c'est le même projet JPZ, recopié d'un autre sujet.
Données retenues : amortissement du logiciel 800 000 / 4 = 200 000 par an ; charges variables 12 % du CA ; charges fixes 200 000 hors amortissement ; IS 5 % ; BFR nul la 1re année, puis 20 % du CA des années 2 et 3, constitué en début d'année.
| Année 1 | Année 2 | Année 3 | |
|---|---|---|---|
| CA HT | 580 000 | 2 000 000 | 800 000 |
| − Charges variables (12 %) | 69 600 | 240 000 | 96 000 |
| − Charges fixes | 200 000 | 200 000 | 200 000 |
| − Dotation aux amortissements | 200 000 | 200 000 | 200 000 |
| = Résultat avant impôt | 110 400 | 1 360 000 | 304 000 |
| − IS (5 %) | 5 520 | 68 000 | 15 200 |
| = Résultat net | 104 880 | 1 292 000 | 288 800 |
| + Dotation | 200 000 | 200 000 | 200 000 |
| = CAF | 304 880 | 1 492 000 | 488 800 |
| BFR de l'année | 0 | 400 000 | 160 000 |
Q54 — A (400 000). Au début de la 2e année, le BFR passe de 0 à 20 % × 2 000 000 = 400 000 : la variation de BFR est un besoin de 400 000, d'où le signe négatif (décaissement) noté entre parenthèses. B (200 000) et C (116 000 = 20 % × 580 000) appliquent le taux au mauvais chiffre d'affaires.
Q55 — 748 800, absent des propositions : D en toute rigueur, C probablement attendu. Le flux de la 3e année comprend la CAF, la récupération du BFR restant en fin de projet et la valeur résiduelle nette :
$$CF_3 = 488\,800 + 160\,000 + 100\,000 = 748\,800$$
La baisse du BFR de 400 000 à 160 000 (libération de 240 000) se produit au début de la 3e année, soit à la fin de la 2e : elle appartient au flux de l'année 2. La valeur résiduelle est donnée nette d'impôt, on l'ajoute telle quelle.
C (748 000) n'en diffère que de 800 : c'est très probablement une coquille du sujet pour 748 800. Strictement, 748 000 est faux et la bonne case est D. Le barème négatif rend ce choix risqué dans les deux sens : si vous avez le temps, signalez l'écart sur la copie quand c'est permis.
| Q | Rép. | Q | Rép. | Q | Rép. | Q | Rép. |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | A | 15 | A | 29 | C | 43 | D |
| 2 | B | 16 | B | 30 | B | 44 | A (12 500) |
| 3 | C | 17 | B | 31 | B | 45 | B |
| 4 | B | 18 | C | 32 | C | 46 | D |
| 5 | B | 19 | B | 33 | B | 47 | E |
| 6 | A | 20 | A | 34 | A, B | 48 | E |
| 7 | C | 21 | C | 35 | A | 49 | E (20 000) |
| 8 | D | 22 | D | 36 | B | 50 | E |
| 9 | B, C | 23 | B | 37 | A | 51 | D |
| 10 | C | 24 | B | 38 | B | 52 | A |
| 11 | C | 25 | B | 39 | A | 53 | A |
| 12 | B | 26 | A | 40 | A | 54 | A |
| 13 | A | 27 | A | 41 | B | 55 | D (748 800 ; C probable coquille) |
| 14 | B | 28 | C, D | 42 | D |