Sujet officiel du concours de la FSJP Settat (Hassan 1er), session 2022.
Matières : Droit des sociétés, Obligations et contrats
Université Hassan I
Faculté des sciences juridiques et politiques
Concours d'accès au Master Droit des Relations d'affaires
Épreuve écrite : QSM
2022/2023
A chaque question, une ou plusieurs réponses sont possibles.
1- Qu'est-ce que le droit des sociétés ?
2- L'entreprise individuelle.
3- Quel est le nombre minimum d'associés dans la plupart des sociétés (hors sociétés unipersonnelles) ?
4- Quel est le nombre minimum d'associés dans La société en commandite par actions ?
5- La société à responsabilité limitée dont le nombre d'associé dépasse un nombre légal devra être transformé
6- Quand une SA a moins de 5 membres, dans quel délai doit-elle régulariser la situation ?
7- Dans une SNC.
8- Une société anonyme
9- L'apport en société
10- Parmi les éléments suivants, lesquels sont des apports en nature ?
11- Quels types d'apports peut-on trouver dans une SA ?
12- Une clause léonine :
13- La libération des apports dans une SA, se réalise comme suit :
14- Les associés ne peuvent être remboursé sur le capital au cours de la vie sociale.
15- Qu'est-ce que l'affectio societatis ?
16- Dans les sociétés de personnes, les apports en nature décrits et évalués dans les statuts, sont soumis à la procédure de vérification par les commissaires aux apports
17- Citez les quatre informations nécessaires à l'individualisation d'une société :
18- Qu'est-ce qu'une obligation naturelle ?
19- Sur quel concept se fonde la théorie selon laquelle le contrat puise sa force obligatoire dans la volonté des contractants ?
20- L'incapacité juridique d'un mineur cesse :
21- L'effet relatif des conventions signifie que :
22- La période des pourparlers correspond à une période précontractuelle de négociation. La rupture des pourparlers est donc possible à l'initiative de n'importe laquelle des parties
23- Seule la partie victime d'une erreur peut demander la nullité du contrat
24- La clause qui prévoit le paiement d'une indemnité forfaitaire par le contractant en cas d'inexécution du contrat porte le nom de :
25- Le terme
26- La condition est :
27- Une condition est dite "potestative" lorsque :
28- Laquelle de ces deux affirmations, relatives à la condition, est exacte ?
29- Quelle affirmation, relative à la condition, est fausse ?
30- Lorsqu'une condition suspensive est défaillI
31- Quelle est la sanction d'une condition potestative ?
32- Il y a défaillance de la condition lorsque l'évènement érigé en condition :
33- La prorogation, le renouvellement et la tacite reconduction sont appliqués si, et seulement si, on a stipulé :
34- Qu'est-ce que la déchéance du terme ?
35- Lorsque le juge est saisi d'une demande de délai de grâce
36- La cession de créance entraîne
37- L'opposabilité de la cession de créance au tiers a lieu :
38- Le paiement est :
39- La compensation est :
40- La novation :
Corrigé indicatif rédigé par SaadConcours, pas une correction officielle de la FSJP de Settat. Plusieurs réponses peuvent être justes pour une même question ; références : lois 5-96 et 17-95, DOC.
1- b — Aucune proposition n'est une définition juridique satisfaisante ; b, qui parle de « règles », est la moins éloignée. Le droit des sociétés est l'ensemble des règles de droit privé régissant la constitution, le fonctionnement et la dissolution des sociétés.
2- b — L'entreprise individuelle se confond avec la personne de l'entrepreneur : pas de personnalité juridique distincte. La loi 17-95 régit la SA.
3- b — Deux associés au moins, sauf SARL unipersonnelle ; la SA en exige cinq.
4- b — SCA : au moins un commandité et trois commanditaires (loi 5-96).
5- b et c — La SARL ne peut compter plus de 50 associés ; au-delà, elle doit se transformer en SA dans les deux ans, à défaut elle est dissoute (loi 5-96). La proposition a (« 30 ») est inexacte.
6- b — Un an pour régulariser lorsque le nombre d'actionnaires devient inférieur à cinq (loi 17-95).
7- b — Dans la SNC, tous les associés ont la qualité de commerçant (loi 5-96).
8- a — Rien n'interdit qu'une SA soit composée exclusivement de personnes morales.
9- a — L'apport transfère un bien ou sa jouissance à la société en échange de droits sociaux : contrat translatif (et à titre onéreux).
10- a, b et c — Fonds de commerce, créance, usufruit : apports en nature. Une connaissance technique (savoir-faire) peut l'être aussi si elle est cessible, sinon c'est un apport en industrie.
11- a et b — La SA n'admet pas d'apport en industrie ; « apports de biens » (d) recoupe les apports en nature.
12- b et c — La clause léonine attribue à un associé la totalité des bénéfices ou l'exonère des pertes ; en droit marocain elle est nulle et rend nul le contrat de société (art. 1034 du DOC). À vérifier : le droit français la répute seulement non écrite.
13- a et c — Libération d'un quart au moins à la souscription, le reste dans un délai de trois ans à compter de l'immatriculation (loi 17-95).
14- a — Principe d'intangibilité du capital : pas de remboursement des apports en cours de vie sociale, sauf réduction de capital régulière.
15- b — Volonté des associés de collaborer sur un pied d'égalité à l'entreprise commune.
16- b — Faux : le commissaire aux apports concerne la SA et la SARL, pas les sociétés de personnes.
17- a — Dénomination, siège social, nationalité et patrimoine.
18- b — Ce qui a été payé volontairement en exécution d'un devoir moral ne peut être répété (art. 73 du DOC).
19- a — L'autonomie de la volonté fonde la force obligatoire du contrat (art. 230 du DOC).
20- b et d — L'incapacité cesse à la majorité (18 ans) ou par l'émancipation (tarchid).
21- b et c — Le contrat ne profite ni ne nuit aux tiers (art. 228 du DOC).
22- a — Vrai : la liberté de rompre est le principe, sauf faute ou abus engageant la responsabilité délictuelle.
23- a — Vrai : la nullité pour vice du consentement est relative, réservée à la victime.
24- b — La clause pénale fixe forfaitairement l'indemnité (art. 264 du DOC).
25- a — Le terme est un événement futur et certain.
26- a et c — Voir la même question au QCM 2023 : événement futur et incertain.
27- b — La réalisation dépend de la volonté du débiteur.
28- c — Les deux affirmations sont exactes.
29- d — La renonciation à une condition résolutoire rend l'obligation pure et simple.
30- b — L'obligation est réputée n'avoir jamais existé.
31- b — Nullité de l'obligation toute entière (art. 112 du DOC).
32- c — La condition défaille lorsque l'événement est irréalisable.
33- b — Ces mécanismes supposent un terme extinctif dans un contrat à durée déterminée.
34- b — La déchéance du terme rend la dette immédiatement exigible (faillite, diminution des sûretés : art. 139 du DOC).
35- b et c — Modèle du droit français ; en droit marocain, délais modérés de l'art. 243 du DOC. À vérifier.
36- a — La cession emporte les accessoires de la créance (art. 190 du DOC).
37- c et d — Signification au débiteur ou acceptation par acte ayant date certaine (art. 195 du DOC).
38- c — Le paiement est l'exécution de la prestation due, quelle qu'elle soit.
39- a — La compensation éteint des dettes réciproques entre deux personnes ; b décrit la confusion.
40- a — La novation substitue une obligation nouvelle à l'ancienne ; c décrit la délégation.