Concours d'accès au Master

Master Logistique et Commerce International (LCI)

Faculté Polydisciplinaire de Larache2026Difficulté2/5Corrigé disponible

Sujet officiel du concours de la Faculté Polydisciplinaire de Larache, session 2026.

Matières : Logistique, Supply Chain Management, Comptabilité Générale, Comptabilité Analytique, Économie Générale, Commerce International, Culture Générale, Anglais

Énoncé

Université Abdelmalek Essaâdi (UAE) — Faculté Polydisciplinaire à Larache (FPL)

Concours d'accès au Master Logistique et Commerce International (LCI) — Année universitaire 2026/2027 — Épreuve du 12/10/2026

Consignes :

  • Durée : 1 heure.
  • 60 questions à choix multiples.
  • Une seule réponse correcte par question (à cocher sur la grille de réponses).
  • Barème : bonne réponse +1 pt ; pas de réponse ou mauvaise réponse 0 pt.

Partie 1 : Logistique et Supply Chain Management

1. En logistique, quel est l'objectif fondamental de la gestion des stocks ?

  • a. Maximiser systématiquement le niveau des stocks pour éviter tout risque.
  • b. Supprimer intégralement les opérations de transport.
  • c. Augmenter les coûts d'approvisionnement pour garantir la qualité.
  • d. Éviter toute rupture de stock tout en maîtrisant et en optimisant les coûts de stockage.

2. Que signifie concrètement le principe du « Juste-à-temps » (Just-in-Time) ?

  • a. Produire et approvisionner les composants uniquement au moment où ils sont nécessaires.
  • b. Stocker de grandes quantités de sécurité pour anticiper la demande.
  • c. Acheter exclusivement auprès de fournisseurs nationaux.
  • d. Transporter systématiquement les marchandises par avion.

3. Parmi les Incoterms suivants, lequel impose au vendeur de supporter les coûts et les risques jusqu'à ce que la marchandise soit livrée à bord du navire au port d'embarquement désigné ?

  • a. EXW (Ex Works)
  • b. FOB (Free On Board)
  • c. DDP (Delivered Duty Paid)
  • d. FCA (Free Carrier)

4. Quel est le rôle fondamental des INCOTERMS dans le commerce international ?

  • a. Déterminer exclusivement les modalités de paiement bancaire.
  • b. Définir les coûts de transport et les modalités de paiement.
  • c. Déterminer les responsabilités respectives du vendeur et de l'acheteur concernant le transport, les risques et la livraison.
  • d. Répartir uniquement les coûts de douane.

5. Dans un système Kanban, les flux de production sont principalement :

  • a. Déclenchés par la planification centralisée de la production.
  • b. Tirés par la demande réelle et les besoins du poste en aval.
  • c. Déclenchés par des prévisions de consommation à long terme.
  • d. Pilotés uniquement par les niveaux de stock de sécurité.

6. Quelle technologie est couramment utilisée pour suivre une expédition et localiser un véhicule en temps réel ?

  • a. La RFID (Radio Frequency Identification).
  • b. Le code-barres linéaire.
  • c. Le GPS (Global Positioning System).
  • d. L'EDI (Échange de Données Informatisé).

7. Les Incoterms sont publiés et mis à jour régulièrement par :

  • a. L'Organisation mondiale du commerce (OMC).
  • b. L'Organisation mondiale des douanes (OMD).
  • c. La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED).
  • d. La Chambre de commerce internationale (CCI).

8. Le modèle de Wilson permet principalement de déterminer :

  • a. La taille du lot économique (quantité optimale de commande).
  • b. Le délai de livraison moyen des fournisseurs.
  • c. Le seuil de rentabilité de l'entreprise.
  • d. Le niveau optimal du stock de sécurité.

9. Le contrôle de gestion logistique a pour principal objectif de :

  • a. Réduire uniquement les coûts d'achat des matières premières.
  • b. Suivre, analyser et optimiser les coûts et les performances des flux physiques et d'information.
  • c. Établir les comptes annuels selon les normes IFRS.
  • d. Contrôler la qualité physique des produits finis.

10. Le Supply Chain Management (SCM) correspond à :

  • a. La gestion coordonnée de la production et des ventes uniquement.
  • b. La gestion intégrée et synchronisée des flux physiques, des flux d'informations et des flux financiers.
  • c. La gestion coordonnée des approvisionnements et de la production.
  • d. La gestion exclusive des relations avec les fournisseurs.

11. Quel est le rôle principal d'un « port de transbordement » (hub) ?

  • a. Permettre le transfert des marchandises d'un navire (ou mode de transport) à un autre pour optimiser les trajets.
  • b. Constituer le point de stockage temporaire de longue durée.
  • c. Dédouaner systématiquement toutes les marchandises.
  • d. Fabriquer des produits à proximité des zones de consommation.

12. Le transport multimodal correspond à :

  • a. L'utilisation successive de plusieurs modes avec plusieurs contrats.
  • b. L'utilisation de plusieurs modes pour des marchandises différentes.
  • c. L'utilisation d'au moins deux modes de transport différents sous un seul et même contrat.
  • d. L'utilisation exclusive du transport combiné rail-route.

Partie 2 : Comptabilité générale (CGNC – Maroc)

13. Dans le Code Général de Normalisation Comptable (CGNC), la classe 6 regroupe :

  • a. Les comptes de produits.
  • b. Les comptes de charges.
  • c. Les comptes de financement permanent.
  • d. Les comptes de trésorerie.

14. Dans le CGNC, la classe 5 correspond aux :

  • a. Comptes de l'actif immobilisé.
  • b. Comptes de l'actif circulant (hors trésorerie).
  • c. Comptes de trésorerie.
  • d. Comptes de produits.

15. L'équation fondamentale du bilan s'écrit :

  • a. Actif = Charges + Produits.
  • b. Actif = Passif (capitaux propres + dettes).
  • c. Actif = Chiffre d'affaires − Charges.
  • d. Passif = Actif + Résultat.

16. Le Compte de Produits et Charges (CPC) permet de déterminer :

  • a. Le patrimoine de l'entreprise.
  • b. La trésorerie disponible en fin d'exercice.
  • c. Le montant du capital social.
  • d. Le résultat (bénéfice ou perte) de l'exercice.

17. L'achat de marchandises à crédit auprès d'un fournisseur s'enregistre :

  • a. Débit 4411 Fournisseurs / Crédit 6111 Achats de marchandises.
  • b. Débit 5141 Banques / Crédit 6111 Achats de marchandises.
  • c. Débit 6111 Achats de marchandises / Crédit 4411 Fournisseurs.
  • d. Débit 3111 Marchandises / Crédit 5141 Banques.

18. Le taux normal de la TVA au Maroc est de :

  • a. 7 %.
  • b. 10 %.
  • c. 14 %.
  • d. 20 %.

19. L'amortissement d'une immobilisation constate :

  • a. L'augmentation de la valeur de l'immobilisation.
  • b. Une perte exceptionnelle sur créance client.
  • c. Le remboursement d'un emprunt bancaire.
  • d. La dépréciation irréversible de l'immobilisation due à l'usage, au temps ou à l'obsolescence.

20. Une machine est acquise pour 100 000 DH HT, amortissable en linéaire sur 5 ans. La dotation annuelle est de :

  • a. 10 000 DH.
  • b. 25 000 DH.
  • c. 20 000 DH.
  • d. 50 000 DH.

21. Au bilan, les stocks de marchandises figurent dans :

  • a. L'actif immobilisé.
  • b. Les dettes du passif circulant.
  • c. Les capitaux propres.
  • d. L'actif circulant.

22. Le compte 5141 « Banques » est débité lorsque :

  • a. L'entreprise reçoit un virement d'un client sur son compte bancaire.
  • b. L'entreprise règle un fournisseur par chèque.
  • c. L'entreprise paie ses salariés par virement.
  • d. L'entreprise rembourse un emprunt.

Partie 3 : Comptabilité analytique

23. La comptabilité analytique a pour objectif principal de :

  • a. Établir le bilan et le CPC.
  • b. Enregistrer les opérations avec les tiers.
  • c. Déclarer la TVA à l'administration fiscale.
  • d. Calculer les coûts et analyser la rentabilité par produit ou activité.

24. Une charge directe est une charge :

  • a. Qui peut être affectée directement à un coût, sans calcul intermédiaire.
  • b. Commune à plusieurs produits et répartie à l'aide de clés.
  • c. Qui ne varie jamais avec l'activité.
  • d. Non incorporable aux coûts.

25. Les charges indirectes sont imputées aux coûts :

  • a. Directement, sans aucun calcul.
  • b. Elles ne sont jamais incorporées aux coûts.
  • c. Uniquement en fin d'exercice comptable.
  • d. Après répartition dans des centres d'analyse (sections) et au moyen d'unités d'œuvre.

26. Le coût de revient d'un produit vendu est égal à :

  • a. Coût d'achat des matières consommées.
  • b. Prix de vente − marge.
  • c. Coût de production des produits vendus + coûts hors production (distribution…).
  • d. Charges fixes + résultat.

27. La marge sur coût variable (MCV) se calcule par :

  • a. Chiffre d'affaires − charges fixes.
  • b. Résultat + charges variables.
  • c. Charges fixes − charges variables.
  • d. Chiffre d'affaires − charges variables.

28. CA = 500 000 DH ; charges variables = 300 000 DH ; charges fixes = 120 000 DH. Le résultat est de :

  • a. 200 000 DH.
  • b. 380 000 DH.
  • c. 180 000 DH.
  • d. 80 000 DH.

29. Charges fixes = 100 000 DH et taux de marge sur coût variable = 40 %. Le seuil de rentabilité est de :

  • a. 40 000 DH.
  • b. 140 000 DH.
  • c. 250 000 DH.
  • d. 400 000 DH.

30. Le seuil de rentabilité correspond au niveau de chiffre d'affaires pour lequel :

  • a. Le résultat net est maximal.
  • b. La marge sur coût variable est exactement égale aux charges fixes.
  • c. Les charges variables sont nulles.
  • d. Le coût de revient égale le coût d'achat.

31. Le taux de rotation des stocks se calcule par la formule :

  • a. (Coût d'achat des marchandises vendues / Stock moyen).
  • b. (Stock moyen / Coût d'achat des marchandises vendues) × 100.
  • c. (Ventes nettes / Coût de revient total).
  • d. (Stock moyen / Chiffre d'affaires).

Partie 4 : Économie et commerce international

32. Une entreprise marocaine achète des marchandises auprès d'un fournisseur situé en Chine. Du point de vue de la balance commerciale du Maroc, cette opération constitue :

  • a. Une exportation de services.
  • b. Une importation de biens.
  • c. Une réexportation.
  • d. Un transit international.

33. Un importateur marocain achète en dollars. Si le dirham se déprécie fortement par rapport au dollar, quel est l'effet le plus probable ?

  • a. La valeur en dirhams des importations augmente.
  • b. La valeur en dirhams des importations diminue.
  • c. Le prix payé en dollars diminue automatiquement.
  • d. Le taux de change n'a aucun effet sur le coût d'achat réel.

34. L'inflation correspond à :

  • a. Une hausse générale, continue et durable du niveau des prix.
  • b. Une baisse générale des prix (déflation).
  • c. Une stabilité absolue des prix sur une longue période.
  • d. Une augmentation de la production nationale.

35. Une politique budgétaire restrictive (ou d'austérité) consiste à :

  • a. Augmenter les dépenses publiques pour stimuler l'économie.
  • b. Réduire les dépenses publiques et/ou augmenter les impôts pour réduire le déficit.
  • c. Créer massivement de la monnaie.
  • d. Stimuler la demande globale par la relance keynésienne.

36. La politique monétaire, menée par la Banque Centrale, vise principalement :

  • a. La gestion directe des impôts et taxes.
  • b. La création de dettes publiques pour financer l'État.
  • c. Le contrôle de la masse monétaire et la garantie de la stabilité des prix.
  • d. L'augmentation systématique de la masse monétaire.

37. La croissance économique d'un pays se mesure généralement par :

  • a. L'évolution du taux de change de la monnaie nationale.
  • b. L'évolution du Produit Intérieur Brut (PIB) en volume (réel).
  • c. Le déficit commercial du pays.
  • d. L'évolution de la masse monétaire M3.

38. Le capital humain désigne :

  • a. Les salariés comptabilisés au sens strict dans les effectifs.
  • b. L'ensemble des compétences, connaissances, santé et expériences de la population active.
  • c. Les infrastructures physiques et les machines de l'entreprise.
  • d. Les matières premières et les ressources naturelles.

39. La demande globale (ou agrégée) en macroéconomie inclut :

  • a. Uniquement les salaires des fonctionnaires.
  • b. Uniquement les consommations de biens et services des ménages.
  • c. La consommation, l'investissement, les dépenses publiques et les exportations nettes (C + I + G + X − M).
  • d. Les exportations uniquement.

40. Le taux de chômage au sens du Bureau International du Travail (BIT) représente :

  • a. Le pourcentage de personnes en âge de travailler, sans emploi et en recherche active d'emploi.
  • b. Le nombre total de retraités dans la population.
  • c. L'ensemble des personnes âgées de plus de 60 ans.
  • d. Les étudiants à temps plein.

Partie 5 : Culture générale : la logistique au Maroc

41. La réforme portuaire marocaine (loi 15-02, entrée en application en 2006) a notamment :

  • a. Privatisé l'ensemble des ports du Royaume au profit d'opérateurs étrangers.
  • b. Créé l'Agence nationale des ports (ANP) et la Société d'exploitation des ports (SODEP – Marsa Maroc), en séparant régulation et exploitation.
  • c. Confié la gestion de tous les ports à l'ONCF.
  • d. Supprimé la concurrence entre opérateurs portuaires.

42. Le premier contrat-programme de la stratégie nationale de compétitivité logistique (2010–2015) visait à ramener le coût logistique, d'environ 20 % du PIB, à :

  • a. 5 % du PIB.
  • b. 10 % du PIB.
  • c. 15 % du PIB.
  • d. 18 % du PIB.

43. PortNet est :

  • a. Le guichet unique national dématérialisant les procédures du commerce extérieur.
  • b. L'opérateur public de manutention des ports marocains.
  • c. Une compagnie maritime nationale de transport de conteneurs.
  • d. Le système de télédéclaration fiscale de la DGI.

44. Le système informatique de dédouanement de l'Administration des douanes et impôts indirects (ADII) s'appelle :

  • a. SIMPL.
  • b. DAMANCOM.
  • c. PortNet.
  • d. BADR.

45. En douane marocaine, le sigle DUM désigne :

  • a. Le Document Unique Maritime.
  • b. La Déclaration Unique de Marchandises.
  • c. Le Dossier d'Utilisation des Marchandises.
  • d. La Déclaration d'Urgence Maritime.

46. Le régime économique en douane d'admission temporaire pour perfectionnement actif (ATPA) permet :

  • a. D'exporter définitivement des marchandises en exonération de TVA.
  • b. De stocker des marchandises sans limite de durée dans un port.
  • c. D'importer en suspension de droits et taxes des intrants destinés à être transformés puis réexportés.
  • d. D'importer des marchandises d'occasion à droits réduits.

47. L'accord d'Agadir (zone de libre-échange) lie le Maroc à :

  • a. La Tunisie, l'Égypte et la Jordanie.
  • b. L'Algérie, la Libye et la Mauritanie.
  • c. Les États-Unis et le Canada.
  • d. Le Sénégal, la Côte d'Ivoire et le Mali.

48. Le complexe portuaire Tanger Med est développé et géré par :

  • a. L'Agence nationale des ports (ANP).
  • b. Marsa Maroc.
  • c. L'Office national des aéroports (ONDA).
  • d. Tanger Med Special Agency (TMSA).

49. Lequel de ces grands projets portuaires est situé sur la façade méditerranéenne du Maroc ?

  • a. Dakhla Atlantique.
  • b. Nador West Med.
  • c. Kénitra Atlantique.
  • d. Port de Safi.

50. Le statut d'Opérateur Économique Agréé (OEA) délivré par l'ADII permet à une entreprise :

  • a. D'être exonérée de tous droits de douane.
  • b. D'exercer comme transitaire sans agrément.
  • c. De bénéficier de facilitations douanières (contrôles allégés, procédures simplifiées) en contrepartie de critères de fiabilité et de sécurité.
  • d. D'importer des marchandises prohibées.

51. Les relations commerciales entre le Maroc et l'Union européenne reposent principalement sur :

  • a. Un accord d'association (en vigueur depuis 2000) instaurant une zone de libre-échange pour les produits industriels.
  • b. L'adhésion du Maroc à l'union douanière européenne.
  • c. L'utilisation de l'euro comme monnaie de facturation obligatoire.
  • d. L'accord d'Agadir.

52. Dans les statistiques portuaires (ex. trafic de Tanger Med), l'unité « EVP » (ou TEU) correspond à :

  • a. Une tonne de marchandises en vrac.
  • b. Un navire porte-conteneurs.
  • c. Un conteneur de 40 pieds.
  • d. L'équivalent d'un conteneur de 20 pieds.

53. Le port de Jorf Lasfar (El Jadida) est principalement spécialisé dans :

  • a. Le trafic de passagers et de croisière.
  • b. Les vracs, notamment les phosphates et engrais (pôle industriel de l'OCP).
  • c. Les conteneurs de transbordement.
  • d. La pêche artisanale.

54. L'usine Renault de la région de Tanger est implantée à :

  • a. Kénitra (Atlantic Free Zone).
  • b. Tétouan.
  • c. Melloussa.
  • d. Larache.

Partie 6 : Anglais logistique (Logistics English)

55. The term 'outsourcing' refers to:

  • a. Using external suppliers or third parties to perform services or create goods.
  • b. Producing everything internally within the company.
  • c. Merging companies to form a larger entity.
  • d. Hiring temporary staff for short-term projects.

56. 'Just-in-time' (JIT) aims to:

  • a. Increase inventory levels to prevent stockouts.
  • b. Reduce waste and inventory by receiving goods only as they are needed.
  • c. Speed up production without any quality control.
  • d. Raise product prices to increase profit margins.

57. 'Procurement' means:

  • a. Buying goods and services for business use.
  • b. Transporting goods from one country to another.
  • c. Selling goods abroad (exporting).
  • d. Warehousing and storing finished products.

58. 'SWOT analysis' helps to identify:

  • a. Strengths, Weaknesses, Opportunities, Threats.
  • b. Strengths, Weaknesses, Offers, Trends.
  • c. Systems, Weaknesses, Opportunities, Threats.
  • d. Strengths, Wastes, Opportunities, Threats.

59. 'KPI' stands for:

  • a. Knowledge Process Index.
  • b. Key Planning Item.
  • c. Key Performance Indicator.
  • d. Known Product Indicator.

60. 'Corporate Social Responsibility' (CSR) in logistics includes:

  • a. Focusing exclusively on financial objectives.
  • b. Avoiding legal compliance to reduce costs.
  • c. Ethical, social, and environmental commitments.
  • d. Outsourcing all operations to low-cost countries.

Fin de l'épreuve

Corrigé

Afficher le corrigéMasquer le corrigéEssaie d'abord de traiter le sujet en conditions réelles.
Corrigé proposé par SaadConcours, pas une correction officielle de la faculté — vérifie les calculs avant de t'y fier pour réviser.

Corrigé indicatif rédigé par SaadConcours, pas une correction officielle de la Faculté Polydisciplinaire de Larache. La copie photographiée portait les coches d'un candidat sur les questions 1 à 6 (dont une fausse, EXW à la question 3) : elles ont été retirées du scan et ne sont pas reprises ici.

Stratégie

60 questions en 1 heure, soit une minute par question. Le barème ne retire aucun point pour une mauvaise réponse (+1 / 0) : répondez à toutes les questions, même au hasard en fin d'épreuve.

Le sujet compte six parties : logistique et supply chain (Q1 à Q12), comptabilité générale marocaine (Q13 à Q22), comptabilité analytique (Q23 à Q31), économie et commerce international (Q32 à Q40), logistique au Maroc (Q41 à Q54) et anglais logistique (Q55 à Q60). Par rapport à la session 2025, la comptabilité générale et analytique remplace le contrôle de gestion et les méthodes quantitatives, et une partie entière porte sur la logistique marocaine (ports, douane, accords commerciaux). Plusieurs questions reprennent presque mot pour mot les sessions précédentes du même master (Kanban, Incoterms, GPS, transport multimodal, demande globale, capital humain, chômage, usine Renault) : travailler les annales de ce concours est rentable.

Seuls trois calculs (Q20, Q28, Q29), tous immédiats : aucune question ne doit vous bloquer plus d'une minute.

Partie 1 — Logistique et Supply Chain Management (Q1 à Q12)

Q1 — D. La gestion des stocks arbitre entre deux risques : la rupture (ventes perdues, arrêt de production) et le surstockage (coût de possession, immobilisation de trésorerie). Maximiser les stocks (A) ferait exploser les coûts.

Q2 — A. Le juste-à-temps (Toyota) consiste à produire et approvisionner au moment exact du besoin, dans la quantité nécessaire, pour réduire les stocks au minimum. B décrit l'inverse.

Q3 — B. En FOB (Free On Board), le vendeur supporte frais et risques jusqu'à ce que la marchandise soit à bord du navire au port d'embarquement convenu. En EXW (A), il ne fait que la mettre à disposition dans ses locaux ; en DDP (C), il livre dédouanée à destination ; en FCA (D), il la remet au transporteur désigné par l'acheteur.

Q4 — C. Les Incoterms répartissent entre vendeur et acheteur les frais, les risques et les formalités liés au transport et à la livraison. Ils ne règlent ni le paiement (A, B) ni le transfert de propriété.

Q5 — B. Le Kanban est un système à flux tirés : une étiquette ne déclenche la production ou le réapprovisionnement que lorsque le poste aval a consommé. A et C décrivent des flux poussés (planification sur prévisions).

Q6 — C. Le GPS localise un camion en temps réel (géolocalisation par satellite). La RFID (A) et le code-barres (B) identifient un colis lors de son passage devant un lecteur, sans suivi continu ; l'EDI (D) échange des documents entre systèmes.

Q7 — D. La Chambre de commerce internationale (CCI), à Paris, publie les Incoterms depuis 1936 ; la version en vigueur est celle de 2020.

Q8 — A. Le modèle de Wilson donne la quantité économique de commande, qui minimise la somme des coûts de passation et de possession : $Q^* = \sqrt{\dfrac{2 \times D \times C_p}{C_s}}$ (D : demande annuelle, $C_p$ : coût d'une commande, $C_s$ : coût de possession d'une unité par an).

Q9 — B. Le contrôle de gestion logistique mesure et pilote les coûts et les performances des flux (taux de service, coût par commande, rotation des stocks). Les comptes annuels (C) relèvent de la comptabilité générale.

Q10 — B. Le SCM coordonne de bout en bout, du fournisseur du fournisseur au client du client, les flux physiques, d'informations et financiers. A, C et D n'en décrivent qu'une partie.

Q11 — A. Un port de transbordement (hub) sert à transférer les conteneurs d'un navire à un autre : les grands navires des lignes Est-Ouest y déposent des conteneurs repris par des navires plus petits (feeders) vers les ports secondaires. Tanger Med en est l'exemple marocain.

Q12 — C. Transport multimodal : au moins deux modes (mer + route, par exemple) sous un seul contrat, avec un opérateur unique responsable de bout en bout. Plusieurs contrats successifs (A) = transport segmenté ; le rail-route (D) n'est qu'un cas de transport combiné.

Partie 2 — Comptabilité générale (CGNC, Q13 à Q22)

Rappel des classes du CGNC : 1 financement permanent, 2 actif immobilisé, 3 actif circulant (hors trésorerie), 4 passif circulant (hors trésorerie), 5 trésorerie, 6 charges, 7 produits, 8 résultats.

Q13 — B. Classe 6 = comptes de charges (6111 Achats de marchandises, 6171 Rémunérations du personnel…). Les produits sont en classe 7 (A).

Q14 — C. Classe 5 = comptes de trésorerie (5141 Banques, 5161 Caisses). L'actif circulant hors trésorerie (B) est en classe 3.

Q15 — B. Actif = Passif, le passif regroupant les capitaux propres et les dettes : ce que l'entreprise possède est financé par ses ressources.

Q16 — D. Le CPC compare produits et charges de l'exercice et dégage le résultat (bénéfice ou perte). Le patrimoine (A) se lit au bilan.

Q17 — C. Achat à crédit : la charge augmente et une dette envers le fournisseur naît.

Compte Intitulé Débit Crédit
6111 Achats de marchandises montant HT
34552 État, TVA récupérable sur charges TVA
4411 Fournisseurs montant TTC

D'où Débit 6111 / Crédit 4411 (la TVA récupérable s'ajoute quand la facture en porte). A inverse les sens ; B et D supposent un paiement immédiat.

Q18 — D. Le taux normal de la TVA au Maroc est de 20 %. Les autres taux proposés sont des taux réduits.

Q19 — D. L'amortissement constate la dépréciation irréversible d'une immobilisation due à l'usage, au temps ou à l'obsolescence. Une perte sur créance (B) donne lieu à une provision ou à une perte, pas à un amortissement.

Q20 — C. Amortissement linéaire : taux $= \dfrac{100}{5} = 20\ \%$, dotation $= 100\,000 \times 20\ \% =$ 20 000 DH par an.

Q21 — D. Les stocks (classe 3) figurent à l'actif circulant.

Q22 — A. 5141 est un compte d'actif : il est débité quand l'argent entre en banque, donc lors du virement reçu d'un client (Débit 5141 / Crédit 3421 Clients). B, C et D sont des sorties : 5141 y est crédité.

Partie 3 — Comptabilité analytique (Q23 à Q31)

Q23 — D. La comptabilité analytique calcule les coûts (achat, production, revient) et la rentabilité par produit, activité ou centre de responsabilité. A, B et C relèvent de la comptabilité générale ou fiscale.

Q24 — A. Une charge directe s'affecte sans calcul intermédiaire à un seul coût (matière première d'un produit donné). B définit une charge indirecte.

Q25 — D. Les charges indirectes passent par le tableau de répartition : réparties dans les centres d'analyse (répartition primaire puis secondaire), puis imputées aux coûts au moyen d'unités d'œuvre.

Q26 — C. Coût de revient = coût de production des produits vendus + coûts hors production (distribution, administration). Le prix de vente moins la marge (B) aboutit au même chiffre, mais ce n'est pas la manière de le calculer.

Q27 — D. MCV = chiffre d'affaires − charges variables.

Q28 — D. MCV $= 500\,000 - 300\,000 = 200\,000$ DH ; résultat $=$ MCV $-$ charges fixes $= 200\,000 - 120\,000 =$ 80 000 DH. Piège : 200 000 DH (A) est la MCV, pas le résultat.

Q29 — C. $SR = \dfrac{\text{charges fixes}}{\text{taux de MCV}} = \dfrac{100\,000}{0{,}40} =$ 250 000 DH. Vérification : $250\,000 \times 40\ \% = 100\,000$ DH de MCV, qui couvre exactement les charges fixes.

Q30 — B. Au seuil de rentabilité, la MCV couvre exactement les charges fixes : le résultat est nul.

Q31 — A. Taux de rotation des stocks de marchandises $= \dfrac{\text{coût d'achat des marchandises vendues}}{\text{stock moyen}}$ (nombre de renouvellements du stock dans l'année). B ressemble à l'inverse, qui donne une durée de stockage quand on le multiplie par 360 jours, pas par 100.

Partie 4 — Économie et commerce international (Q32 à Q40)

Q32 — B. Des marchandises qui entrent au Maroc depuis la Chine sont une importation de biens, inscrite au débit de la balance commerciale.

Q33 — A. Si le dirham se déprécie, il faut plus de dirhams pour payer le même montant en dollars : la valeur en dirhams des importations augmente. Le prix en dollars (C) ne change pas.

Q34 — A. Inflation : hausse générale, continue et durable du niveau des prix (mesurée au Maroc par l'indice des prix à la consommation du HCP).

Q35 — B. Politique budgétaire restrictive : baisse des dépenses publiques et/ou hausse des impôts pour réduire le déficit. A et D décrivent une relance ; C relève de la politique monétaire.

Q36 — C. La politique monétaire (Bank Al-Maghrib au Maroc) vise d'abord la stabilité des prix, par le taux directeur et le contrôle de la liquidité et de la masse monétaire.

Q37 — B. La croissance se mesure par le taux de variation du PIB en volume (à prix constants), pour neutraliser l'effet de la hausse des prix.

Q38 — B. Capital humain (Becker) : ensemble des compétences, connaissances, de la santé et de l'expérience des individus, qui accroissent leur productivité.

Q39 — C. Demande globale $= C + I + G + (X - M)$ : consommation, investissement, dépenses publiques et exportations nettes.

Q40 — A. Est chômeur au sens du BIT la personne en âge de travailler, sans emploi, disponible et en recherche active d'un emploi. Le taux de chômage rapporte les chômeurs à la population active.

Partie 5 — Culture générale : la logistique au Maroc (Q41 à Q54)

Q41 — B. La loi 15-02 relative aux ports a séparé la régulation de l'exploitation : l'Agence nationale des ports (ANP) régule, la SODEP (Marsa Maroc) exploite, en concurrence avec des opérateurs privés. Elle a remplacé le monopole de l'ODEP, sans privatiser les ports (A).

Q42 — C. La stratégie nationale de développement de la compétitivité logistique (contrat-programme 2010-2015) visait à ramener le coût logistique de 20 % à 15 % du PIB.

Q43 — A. PortNet est le guichet unique national qui dématérialise les formalités du commerce extérieur (douane, ports, contrôles, banques) et relie les acteurs de la chaîne. Marsa Maroc (B) est l'opérateur de manutention ; la télédéclaration fiscale (D) passe par SIMPL.

Q44 — D. BADR (Base automatisée des douanes en réseau) est le système de dédouanement de l'ADII. SIMPL (A) est celui de la DGI, DAMANCOM (B) celui de la CNSS, PortNet (C) le guichet unique.

Q45 — B. La DUM est la Déclaration Unique de Marchandises, déposée dans BADR pour toute opération d'importation ou d'exportation.

Q46 — C. L'ATPA permet d'importer en suspension des droits et taxes des intrants destinés à être transformés puis réexportés (régime type de la sous-traitance textile ou automobile).

Q47 — A. L'accord d'Agadir (signé en 2004, en vigueur depuis 2007) crée une zone de libre-échange entre le Maroc, la Tunisie, l'Égypte et la Jordanie.

Q48 — D. Le complexe Tanger Med est développé et géré par Tanger Med Special Agency (TMSA), et non par l'ANP (A), qui régule les autres ports, ni par Marsa Maroc (B), qui n'y est que l'un des opérateurs de terminal.

Q49 — B. Nador West Med, près de Nador, est sur la Méditerranée. Dakhla Atlantique, Kénitra Atlantique et Safi sont sur la façade atlantique.

Q50 — C. Le statut d'OEA accorde des facilitations douanières (contrôles allégés, procédures simplifiées, traitement prioritaire) aux entreprises jugées fiables et sûres. Il n'exonère pas des droits (A).

Q51 — A. L'accord d'association Maroc-UE (signé en 1996, en vigueur depuis le 1er mars 2000) a instauré progressivement une zone de libre-échange pour les produits industriels. Le Maroc n'est pas dans l'union douanière européenne (B), et l'accord d'Agadir (D) le lie à des pays arabes.

Q52 — D. L'EVP (équivalent vingt pieds, TEU en anglais) est l'unité de mesure des conteneurs : un conteneur de 20 pieds = 1 EVP, un conteneur de 40 pieds (C) = 2 EVP.

Q53 — B. Jorf Lasfar est spécialisé dans les vracs, au premier rang desquels les phosphates, l'acide phosphorique et les engrais du complexe industriel de l'OCP.

Q54 — C. L'usine Renault de la région de Tanger, inaugurée en 2012, est à Melloussa, près de Tanger Med. Kénitra (A) accueille l'usine Stellantis.

Partie 6 — Anglais logistique (Q55 à Q60)

Q55 — A. Outsourcing (externalisation) : confier à des prestataires externes une activité de services ou de production. B est l'inverse (insourcing), C une fusion (merger).

Q56 — B. Le JIT vise à réduire les gaspillages et les stocks en ne recevant les marchandises qu'au moment du besoin (voir Q2).

Q57 — A. Procurement : achat des biens et services dont l'entreprise a besoin (fonction achats-approvisionnement).

Q58 — A. SWOT : Strengths, Weaknesses, Opportunities, Threats (forces, faiblesses, opportunités, menaces).

Q59 — C. KPI : Key Performance Indicator (indicateur clé de performance), par exemple le taux de service ou le délai de livraison.

Q60 — C. La RSE en logistique recouvre des engagements éthiques, sociaux et environnementaux (réduction des émissions du transport, conditions de travail, achats responsables).

Grille récapitulative

Q Rép. Q Rép. Q Rép. Q Rép.
1 D 16 D 31 A 46 C
2 A 17 C 32 B 47 A
3 B 18 D 33 A 48 D
4 C 19 D 34 A 49 B
5 B 20 C 35 B 50 C
6 C 21 D 36 C 51 A
7 D 22 A 37 B 52 D
8 A 23 D 38 B 53 B
9 B 24 A 39 C 54 C
10 B 25 D 40 A 55 A
11 A 26 C 41 B 56 B
12 C 27 D 42 C 57 A
13 B 28 D 43 A 58 A
14 C 29 C 44 D 59 C
15 B 30 B 45 B 60 C

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