Concours d'accès au Master

Master Logistique et Commerce International (LCI)

Faculté Polydisciplinaire de Larache2025Difficulté2/5Corrigé disponible

Matières : Logistique, Supply Chain Management, Contrôle de Gestion, Microéconomie, Statistique et Probabilités, Anglais, Économie Générale, Culture Générale

Énoncé

Université Abdelmalek Essaâdi (UAE) — Faculté Polydisciplinaire à Larache (FPL)

Concours d'accès au Master Logistique et Commerce International (LCI) — Année universitaire 2025/2026 — 15/11/2025

Consignes :

  • Durée de l'épreuve : 1 heure.
  • L'épreuve comporte 60 questions à choix multiples.
  • Pour chaque question, une seule réponse est correcte (à cocher sur la grille de réponses).
  • Barème d'évaluation : bonne réponse : +1 pt ; pas de réponse ou mauvaise réponse : 0 pt.

Partie n°1 : Logistique et Supply Chain Management

1. Le terme « cross-docking » en logistique signifie :

  • a. Stocker les produits à long terme dans un entrepôt
  • b. Livrer directement les marchandises aux consommateurs
  • c. Mélanger les produits de différents fournisseurs dans un stock
  • d. Transférer les marchandises rapidement sans stockage intermédiaire

2. Un entrepôt de distribution a pour rôle principal :

  • a. Regrouper, stocker et préparer les commandes pour la distribution
  • b. Fabriquer ou assembler des produits
  • c. Dédouaner les marchandises à l'import
  • d. Réaliser des audits financiers internes

3. Le Supply Chain Management correspond à :

  • a. La gestion des relations avec les clients uniquement
  • b. La gestion intégrée des flux physiques et d'informations
  • c. La planification de la production et des ventes
  • d. Le contrôle de la qualité des produits finis

4. La formule du stock de sécurité dépend principalement :

  • a. De la variabilité de la demande et du délai d'approvisionnement
  • b. Du coût de transport et d'entreposage
  • c. Du niveau moyen des ventes annuelles
  • d. Du prix d'achat des marchandises

5. Le transport multimodal combine :

  • a. Le transport public uniquement
  • b. Le recours à plusieurs entreprises concurrentes
  • c. Le transport de passagers et de marchandises simultanément
  • d. L'utilisation d'au moins deux modes de transport sous un seul contrat

6. La méthode 'Kaizen' consiste à :

  • a. Une amélioration continue des processus
  • b. Une automatisation totale
  • c. Une planification budgétaire
  • d. Une centralisation des données

7. Dans un système Kanban, les flux sont :

  • a. Déterminés par le service commercial
  • b. Variables selon les niveaux de stock
  • c. Tirés par la demande réelle
  • d. Poussés par la capacité de production

8. Quel est le rôle des INCOTERMS dans le commerce international ?

  • a. Déterminer les responsabilités respectives des vendeurs et acheteurs dans le transport international
  • b. Définir les délais et modalités de paiement
  • c. Fixer les prix des produits à l'export
  • d. Imposer les normes de qualité

9. Quelle technologie est souvent utilisée pour suivre les expéditions en temps réel ?

  • a. Code-barres
  • b. RFID
  • c. ERP
  • d. GPS

10. Dans la balance commerciale d'un pays, un excédent signifie que :

  • a. Les exportations sont supérieures aux importations
  • b. Les importations sont supérieures aux exportations
  • c. Les dépenses publiques sont supérieures aux recettes
  • d. Aucune bonne réponse

11. Quelle est l'utilité d'une « zone franche » dans le commerce international ?

  • a. Réduire les prix de vente sur le marché intérieur
  • b. Faciliter les opérations d'import-export sans droits de douane ni formalités
  • c. Accélérer la production locale des biens exportés
  • d. Assurer le contrôle qualité des produits exportés

Partie n°2 : Contrôle de gestion logistique

12. Le contrôle de gestion logistique a pour principal objectif :

  • a. D'optimiser uniquement les coûts d'achat
  • b. D'assurer la rentabilité des investissements financiers
  • c. De suivre les coûts et les performances des flux physiques et d'information
  • d. De contrôler la qualité des produits finis avant expédition

13. Selon Michael Porter, la chaîne de valeur permet au contrôle de gestion de :

  • a. Identifier uniquement les coûts de production
  • b. Déterminer le seuil de rentabilité
  • c. Calculer le coût unitaire de transport
  • d. Analyser les activités créatrices de valeur et les sources de compétitivité

14. Dans la méthode des centres d'analyse, le coût d'un centre auxiliaire est :

  • a. Réparti sur les centres principaux avant l'imputation aux produits
  • b. Directement affecté au produit.
  • c. Réparti sur d'autres centres auxiliaires uniquement.
  • d. Non pris en compte dans le calcul du coût de revient

15. Dans une démarche de pilotage par les coûts, le coût de stockage unitaire peut être réduit principalement par :

  • a. La réduction du délai de rotation des stocks
  • b. L'augmentation du niveau de stock de sécurité
  • c. L'augmentation de la capacité d'entreposage
  • d. La diminution du coût d'achat

16. La marge commerciale est égale à :

  • a. Chiffre d'affaires − Coût d'achat des marchandises stockées
  • b. Chiffre d'affaires − Coût d'achat des marchandises vendues
  • c. Chiffre d'affaires − Coût d'achat des marchandises achetées
  • d. Chiffre d'affaires − Charges d'exploitation

17. Dans une approche Activity-Based Costing (ABC) appliquée à la logistique, le facteur clé de répartition d'un coût d'expédition est le plus souvent :

  • a. Le nombre de salariés du service logistique
  • b. Le nombre de commandes expédiées
  • c. La valeur des ventes réalisées
  • d. Le nombre de kilomètres parcourus

18. Dans le modèle de Wilson, le nombre optimal de commandes est obtenu lorsque :

  • a. le coût de lancement est nul
  • b. le coût de stockage et le coût de lancement sont égaux
  • c. il n'y a pas de rupture de stock
  • d. le coût de stockage est nul

19. Le contrôle budgétaire en logistique permet principalement de :

  • a. Comparer les réalisations aux prévisions pour analyser les écarts
  • b. Déterminer le seuil de rentabilité
  • c. Fixer le prix de vente des produits finis
  • d. Calculer les amortissements

20. Le coût de revient logistique d'un produit comprend généralement :

  • a. Uniquement les coûts de production
  • b. Les charges financières et exceptionnelles
  • c. Les frais de recherche et développement
  • d. Les coûts d'achat, de stockage, de transport et de distribution

21. La méthode ABC se focalise sur :

  • a. Le volume d'unité d'œuvre
  • b. L'inducteur d'activité
  • c. Le coût d'achat des matières premières
  • d. La répartition des charges fixes selon le chiffre d'affaires

22. Dans une démarche de logistique durable, le contrôle de gestion doit :

  • a. Intégrer les indicateurs environnementaux et sociaux dans les tableaux de bord
  • b. Remplacer les KPI économiques par des KPI écologiques
  • c. Réduire la fréquence des contrôles budgétaires
  • d. Éliminer les coûts non conformes

23. L'écart total :

  • a. Est la somme de tous les écarts sur coûts
  • b. Est synonyme de l'écart global
  • c. Désigne l'écart sur chiffre d'affaires
  • d. Est égal à la différence entre le coût constaté pour la production réelle et le coût prévu pour la production réelle

24. Dans le modèle du Balanced Scorecard, la performance logistique relève principalement de la perspective :

  • a. Financière
  • b. Client
  • c. Processus internes
  • d. Apprentissage et innovation

Partie n°3 : Méthodes quantitatives appliquées

25. Quel type de discrimination permet au monopole d'appliquer un prix différent pour chaque unité vendue ?

  • a. Discrimination du second degré
  • b. Discrimination du troisième degré
  • c. Discrimination parfaite
  • d. Aucune des réponses n'est juste

26. La pente d'une courbe d'indifférence est appelée :

  • a. Taux marginal de substitution
  • b. Élasticité prix de la demande
  • c. Taux de croissance du revenu
  • d. Taux de satisfaction absolu

27. L'équilibre du consommateur correspond au point où :

  • a. Le revenu est maximal
  • b. La satisfaction est maximale sous contrainte de revenu
  • c. Le TMS est nul
  • d. La courbe d'indifférence est la plus éloignée de l'origine

28. Quel type de monopole est créé par une loi ou un règlement gouvernemental ?

  • a. Monopole naturel
  • b. Monopole technologique
  • c. Monopole local
  • d. Monopole institutionnel

29. La loi hypergéométrique s'applique lorsque :

  • a. Les tirages sont indépendants
  • b. On a un grand nombre d'essais
  • c. La probabilité reste constante
  • d. Les tirages se font sans remise

30. Soit $E = \{a, b, c, d\}$. Le cardinal de l'ensemble des parties $\mathcal{P}(E)$ est :

  • a. $2 \times 4 = 8$
  • b. $2^4 = 16$
  • c. $4! = 24$
  • d. $4^2 = 16$

31. Le nombre de groupes de 3 élèves qu'on peut former dans une classe de 10 élèves est :

  • a. $\dfrac{10!}{3!\,7!} = 120$
  • b. $10^3 = 1000$
  • c. $\dfrac{10!}{(10-3)!} = 720$
  • d. $3! = 6$

32. Que signifie qu'un estimateur est plus efficace ?

  • a. Il a une espérance plus élevée
  • b. Il a une variance plus faible
  • c. Il a un biais plus faible
  • d. Aucune bonne réponse

33. Un estimateur est dit non biaisé si :

  • a. Sa variance est nulle
  • b. Sa moyenne est égale à la vraie valeur du paramètre estimé
  • c. Il dépend de la taille de l'échantillon
  • d. Son écart-type est minimal

34. Si le TMS est supérieur à $\dfrac{p_1}{p_2}$ (où $p_1$ et $p_2$ sont respectivement les prix unitaires des biens 1 et 2), alors le consommateur :

  • a. Achète plus du bien 2
  • b. Est déjà à l'équilibre
  • c. Achète plus du bien 1 et moins du bien 2
  • d. Ne consomme plus rien

Partie n°4 : Anglais logistique

35. The term 'outsourcing' refers to :

  • a. Using external suppliers
  • b. Producing internally
  • c. Merging companies
  • d. Hiring temporary staff

36. 'Just-in-time' aims to :

  • a. Increase inventory
  • b. Reduce waste and inventory
  • c. Speed up production without control
  • d. Raise product prices

37. 'Procurement' means :

  • a. Buying goods and services
  • b. Transporting goods
  • c. Selling abroad
  • d. Warehousing

38. 'SWOT analysis' helps to identify:

  • a. Strengths, Weaknesses, Opportunities, Threats
  • b. Strengths, Weaknesses, Offers, Trends
  • c. Systems, Weaknesses, Opportunities, Threats
  • d. Strengths, Wastes, Opportunities, Threats

39. 'Benchmarking' means:

  • a. Comparing with best practices
  • b. Analyzing internal HR
  • c. Reducing costs
  • d. Auditing finances

40. 'KPI' stands for :

  • a. Knowledge Process Index
  • b. Key Planning Item
  • c. Key Performance Indicator
  • d. Known Product Indicator

41. 'Return on investment' measures:

  • a. Profitability of an investment
  • b. Debt ratio
  • c. Market share
  • d. Liquidity

42. 'Corporate social responsibility' (CSR) includes:

  • a. Financial objectives
  • b. Legal compliance
  • c. Cost reduction programs
  • d. Ethical, social, and environmental commitments

Partie n°5 : Économie et culture générale

43. L'inflation correspond à :

  • a. Une hausse générale et durable des prix
  • b. Une baisse générale des prix
  • c. Une stabilité des prix
  • d. Une augmentation de la production

44. Une politique budgétaire restrictive consiste à :

  • a. Augmenter les dépenses publiques
  • b. Réduire les dépenses publiques ou augmenter les impôts
  • c. Créer plus de monnaie
  • d. Stimuler la demande globale

45. La politique monétaire vise :

  • a. La gestion des impôts
  • b. La création de dettes publiques
  • c. Le contrôle de la masse monétaire et la stabilité des prix
  • d. L'augmentation de la masse monétaire

46. La croissance économique se mesure généralement par :

  • a. L'évolution du taux de change
  • b. L'évolution du PIB réel
  • c. Le déficit commercial
  • d. La masse monétaire

47. Le tourisme représente pour le Maroc :

  • a. Une source importante de devises
  • b. Un secteur marginal
  • c. Un secteur en déclin structurel
  • d. Une activité réservée aux étrangers

48. La Banque Centrale du Maroc s'appelle :

  • a. Banque Maghrebine
  • b. Bank Al-Maghrib
  • c. Banque Africaine
  • d. Bank Al-Watani

49. Le secteur agricole marocain dépend fortement :

  • a. Des importations de machines
  • b. Des industries minières
  • c. Des conditions climatiques
  • d. Du commerce électronique

50. Quel mode de transport est généralement considéré comme le plus écologique dans le domaine de la logistique verte ?

  • a. Fret maritime
  • b. Fret ferroviaire
  • c. Fret routier
  • d. Fret aérien

51. Le Maroc importe principalement :

  • a. Produits électroniques
  • b. Produits énergétiques
  • c. Phosphates
  • d. Textiles

52. Le secteur automobile marocain est principalement développé à :

  • a. Tanger
  • b. Marrakech
  • c. Agadir
  • d. Rabat

53. Quelles informations figurent généralement sur une facture commerciale ?

  • a. Les noms des autorités douanières des deux pays
  • b. La description, la quantité et la valeur des marchandises
  • c. Les détails de l'emballage des marchandises
  • d. Les ports d'origine et de destination de l'expédition

54. Le capital humain désigne :

  • a. Les salariés au sens strict
  • b. Les compétences et connaissances de la population
  • c. Les infrastructures
  • d. Les matières premières

55. Le rôle du vendeur dans une négociation est :

  • a. Éviter les objections
  • b. Limiter la discussion
  • c. Imposer son produit
  • d. Comprendre et satisfaire les besoins du client

56. Le taux de chômage représente :

  • a. Le pourcentage de personnes sans emploi et en recherche active
  • b. Le nombre de retraités
  • c. Les personnes âgées
  • d. Les étudiants

57. La balance commerciale du Maroc est généralement :

  • a. Excédentaire
  • b. Équilibrée
  • c. Déficitaire
  • d. Stable

58. Quel terme décrit la pratique consistant à s'approvisionner en matériaux et en produits dans les pays où les coûts de main-d'œuvre sont les plus bas ?

  • a. Approvisionnement local
  • b. Nearshoring
  • c. Offshoring
  • d. Lowshoring

59. La demande globale inclut :

  • a. Les salaires des fonctionnaires
  • b. Les consommations de biens et services
  • c. La consommation, l'investissement, les dépenses publiques et les exportations nettes
  • d. Les exportations uniquement

60. Le document utilisé pour prouver la propriété des marchandises lors du transport international par voie maritime est …

  • a. Facture commerciale
  • b. Certificat d'origine
  • c. Bon de livraison
  • d. Connaissement (Bill of Landing)

Fin de l'épreuve

Sujet original scanné

Extrait scanné — Faculté Polydisciplinaire de Larache 2025Extrait scanné — Faculté Polydisciplinaire de Larache 2025Extrait scanné — Faculté Polydisciplinaire de Larache 2025Extrait scanné — Faculté Polydisciplinaire de Larache 2025

Corrigé

Afficher le corrigéMasquer le corrigéEssaie d'abord de traiter le sujet en conditions réelles.
Corrigé indicatif (relecture humaine non garantie) — vérifie les calculs avant de t'y fier pour réviser.

Corrigé indicatif rédigé par SaadConcours, pas une correction officielle de la Faculté Polydisciplinaire de Larache. Quand deux propositions sont défendables, la réponse retenue et l'autre lecture sont indiquées.

Stratégie

60 questions en 1 heure, soit une minute par question. Le barème ne retire aucun point pour une mauvaise réponse (+1 / 0) : répondez à toutes les questions, même au hasard en fin d'épreuve.

Le sujet suit cinq parties : logistique et supply chain (Q1 à Q11), contrôle de gestion logistique (Q12 à Q24), méthodes quantitatives (microéconomie, dénombrement, probabilités et estimation, Q25 à Q34), anglais logistique (Q35 à Q42), économie et culture générale marocaine (Q43 à Q60). Plusieurs questions de la partie 1 reprennent presque mot pour mot le test de la session 2024 du même master (cross-docking, Incoterms, suivi des expéditions, balance commerciale, zone franche) : travailler les sessions précédentes est rentable pour ce concours.

Partie 1 — Logistique et Supply Chain Management (Q1 à Q11)

Q1 — D. Le cross-docking fait passer la marchandise du quai de réception au quai d'expédition après tri, sans stockage intermédiaire.

Q2 — A. Un entrepôt de distribution reçoit, stocke et prépare les commandes (picking, colisage) avant l'expédition. La fabrication (B) relève de l'usine, le dédouanement (C) du transitaire.

Q3 — B. Le SCM coordonne de bout en bout, du fournisseur du fournisseur au client du client, les flux physiques, d'informations et financiers. A (CRM) et C (plan industriel et commercial) n'en sont que des parties.

Q4 — A. Le stock de sécurité couvre l'incertitude : il dépend de l'écart-type de la demande et du délai d'approvisionnement (et du taux de service visé). Formule usuelle : $SS = z \times \sigma_d \times \sqrt{L}$.

Q5 — D. Transport multimodal : au moins deux modes (mer + route, par exemple) sous un seul contrat, avec un opérateur unique responsable de bout en bout.

Q6 — A. Kaizen (« changement pour le mieux ») : amélioration continue par petits pas, avec la participation de tous.

Q7 — C. Le Kanban est un système à flux tirés : une étiquette ne déclenche la production ou le réapprovisionnement que lorsque l'aval a consommé.

Q8 — A. Les Incoterms (CCI, version 2020) répartissent entre vendeur et acheteur les frais, les risques et les formalités du transport. Ils ne fixent ni le paiement (B) ni le prix (C).

Q9 — D. Le GPS localise l'envoi en continu. RFID et code-barres n'enregistrent qu'un passage devant un lecteur ; l'ERP (C) est un logiciel de gestion, pas une technologie de localisation.

Q10 — A. Excédent commercial : exportations > importations. C décrit un déficit budgétaire.

Q11 — B. La zone franche est un espace hors du territoire douanier où l'on importe, transforme et réexporte en suspension de droits de douane, avec des formalités allégées. « Ni formalités » est excessif (les entrées et sorties restent déclarées), mais B est la seule proposition qui décrit la fonction d'une zone franche. Au Maroc : zones d'accélération industrielle de Tanger, Kénitra, etc.

Partie 2 — Contrôle de gestion logistique (Q12 à Q24)

Q12 — C. Le contrôle de gestion logistique mesure et pilote les coûts et la performance des flux (délais, taux de service, coût par commande).

Q13 — D. La chaîne de valeur de Porter découpe l'entreprise en activités principales (logistique amont, production, logistique aval, commercialisation, services) et de soutien, pour repérer celles qui créent de la valeur et fondent l'avantage concurrentiel.

Q14 — A. Méthode des sections homogènes : les centres auxiliaires (entretien, gestion du personnel) font l'objet d'une répartition secondaire vers les centres principaux, qui seuls imputent leurs coûts aux produits par unité d'œuvre.

Q15 — A. Plus le stock tourne vite (délai de rotation court), moins chaque unité reste longtemps en entrepôt : le coût de stockage par unité baisse. B et C augmentent les coûts de possession ; D réduit le coût d'achat, pas le coût de stockage.

Q16 — B. Marge commerciale = ventes de marchandises − coût d'achat des marchandises vendues (achats + variation de stock de marchandises).

Q17 — B. En ABC, le coût de l'activité « expédier » est réparti par son inducteur : le nombre de commandes (ou d'expéditions), puisque c'est ce nombre qui génère le travail.

Q18 — B. Au point de Wilson, le coût total est minimal quand le coût de possession du stock égale le coût de passation des commandes : $\dfrac{Q}{2} \times C_p = \dfrac{D}{Q} \times C_c$ (D : demande annuelle, $C_c$ : coût d'une commande, $C_p$ : coût de possession d'une unité pendant un an), d'où $N^* = \sqrt{\dfrac{D \times C_p}{2 C_c}}$ commandes par an.

Q19 — A. Le contrôle budgétaire compare réalisations et prévisions, analyse les écarts et déclenche des actions correctives.

Q20 — D. Le coût de revient logistique additionne achat (approvisionnement), stockage, transport et distribution. Les charges exceptionnelles (B) sont des charges non incorporables.

Q21 — B. La méthode ABC (Activity-Based Costing) répartit les coûts des activités sur les produits selon leurs inducteurs d'activité, au lieu des unités d'œuvre volumiques de la méthode des centres d'analyse (A).

Q22 — A. La logistique durable ajoute des indicateurs environnementaux et sociaux (CO₂ par tonne-kilomètre, taux de remplissage, accidents du travail) aux tableaux de bord, sans supprimer les indicateurs économiques (B).

Q23 — D. L'écart total (ou global) sur coût = coût réel constaté − coût préétabli de la production réelle ; il se décompose ensuite en écart sur quantité et écart sur prix. D en donne la définition ; B (« synonyme de l'écart global ») est aussi exact dans beaucoup de manuels, mais D est la réponse qui définit la notion. A est imprécis : on décompose l'écart total, on ne l'obtient pas en additionnant tous les écarts de l'entreprise.

Q24 — C. Dans le tableau de bord prospectif de Kaplan et Norton, les délais, la qualité de livraison et la productivité des entrepôts relèvent des processus internes.

Partie 3 — Méthodes quantitatives appliquées (Q25 à Q34)

Q25 — C. Discrimination parfaite (premier degré) : chaque unité est vendue au prix maximal que l'acheteur est prêt à payer. Second degré = prix selon la quantité achetée ; troisième degré = prix selon le groupe de clients.

Q26 — A. La pente (en valeur absolue) de la courbe d'indifférence est le taux marginal de substitution : $TMS = \dfrac{U'_1}{U'_2}$.

Q27 — B. L'équilibre est le panier qui maximise l'utilité sous la contrainte budgétaire, au point de tangence où $TMS = \dfrac{p_1}{p_2}$. D est faux tant que la contrainte de revenu n'est pas mentionnée.

Q28 — D. Un monopole créé par la loi est un monopole institutionnel (légal) ; le monopole naturel (A) vient des rendements croissants.

Q29 — D. La loi hypergéométrique modélise des tirages sans remise dans une population finie : les tirages ne sont pas indépendants et la probabilité change à chaque tirage (A et C sont donc faux).

Q30 — B. Chaque élément est dans la partie ou n'y est pas : $\text{card}\,\mathcal{P}(E) = 2^{4} =$ 16. Piège : D donne aussi 16, mais par un calcul faux ($4^2$), qui ne se généralise pas (pour 3 éléments : $2^3 = 8$ alors que $3^2 = 9$).

Q31 — A. Un groupe ne tient pas compte de l'ordre : combinaisons $C_{10}^{3} = \dfrac{10!}{3!\,7!} =$ 120. C (720) compte les arrangements, où l'ordre compte.

Q32 — B. Entre deux estimateurs sans biais, le plus efficace est celui de plus faible variance.

Q33 — B. Sans biais : $E(T) = \theta$, son espérance (« moyenne ») égale la vraie valeur du paramètre.

Q34 — C. $TMS = \dfrac{U'_1}{U'_2} > \dfrac{p_1}{p_2}$ signifie que le dernier dirham dépensé rapporte plus d'utilité en bien 1 qu'en bien 2 ($\dfrac{U'_1}{p_1} > \dfrac{U'_2}{p_2}$) : le consommateur gagne à acheter plus de bien 1 et moins de bien 2, jusqu'à l'égalité.

Partie 4 — Anglais logistique (Q35 à Q42)

Q35 — A. Outsourcing = externalisation : recourir à des prestataires externes.

Q36 — B. Le juste-à-temps vise à réduire les gaspillages et les stocks.

Q37 — A. Procurement = achats de biens et services (fonction approvisionnement).

Q38 — A. SWOT = Strengths, Weaknesses, Opportunities, Threats (forces, faiblesses, opportunités, menaces).

Q39 — A. Benchmarking = se comparer aux meilleures pratiques d'autres entreprises.

Q40 — C. KPI = Key Performance Indicator, indicateur clé de performance.

Q41 — A. Le ROI mesure la rentabilité d'un investissement : gain ÷ montant investi.

Q42 — D. La RSE (CSR) regroupe les engagements éthiques, sociaux et environnementaux de l'entreprise, au-delà de ses obligations légales (B).

Partie 5 — Économie et culture générale (Q43 à Q60)

Q43 — A. Inflation : hausse générale et durable du niveau des prix. B est la déflation.

Q44 — B. Politique budgétaire restrictive : baisser les dépenses publiques ou relever les impôts pour réduire le déficit ou freiner la demande. C relève de la politique monétaire.

Q45 — C. La politique monétaire contrôle la masse monétaire (via les taux) avec pour objectif principal la stabilité des prix, qui est l'objectif fixé à Bank Al-Maghrib par la loi 40-17.

Q46 — B. La croissance se mesure par la variation du PIB réel (en volume, hors effet des prix).

Q47 — A. Le tourisme est une source majeure de devises pour le Maroc, avec les transferts des Marocains résidant à l'étranger et les exportations de phosphates et d'automobiles.

Q48 — B. Bank Al-Maghrib.

Q49 — C. L'agriculture marocaine, en grande partie pluviale, dépend fortement de la pluviométrie : une sécheresse fait chuter la production céréalière et la croissance.

Q50 — B. Dans les cours de logistique verte, le fret ferroviaire est présenté comme le mode le plus écologique pour le transport terrestre (traction électrique, faibles émissions par tonne-kilomètre). Le maritime (A) émet aussi très peu par tonne-kilomètre, mais il ne concurrence pas les autres modes sur les mêmes trajets : B est la réponse attendue.

Q51 — B. Les produits énergétiques (gasoil, fiouls, gaz, charbon) forment le premier poste des importations marocaines, le pays important l'essentiel de son énergie. Les phosphates (C) sont exportés.

Q52 — A. Tanger (usine Renault de Melloussa, zone Tanger Automotive City), avec Kénitra (Stellantis) comme second pôle.

Q53 — B. La facture commerciale indique vendeur et acheteur, la désignation, la quantité, le prix unitaire et la valeur des marchandises, ainsi que l'Incoterm. Le détail de l'emballage figure sur la liste de colisage (C).

Q54 — B. Capital humain : ensemble des compétences, connaissances et savoir-faire des individus, qui accroissent leur productivité (Becker).

Q55 — D. La vente moderne est consultative : découvrir et satisfaire les besoins du client, en traitant les objections plutôt qu'en les évitant.

Q56 — A. Taux de chômage = chômeurs ÷ population active : part des personnes sans emploi, disponibles et en recherche active.

Q57 — C. La balance commerciale du Maroc est structurellement déficitaire : les importations (énergie, biens d'équipement, céréales) dépassent les exportations.

Q58 — C. Offshoring : s'approvisionner ou produire dans des pays lointains à faibles coûts salariaux. Le nearshoring (B) privilégie des pays proches, comme le Maroc pour l'Europe.

Q59 — C. Demande globale = C + I + G + (X − M) : consommation, investissement, dépenses publiques et exportations nettes.

Q60 — D. Le connaissement (bill of lading ; le sujet écrit « Bill of Landing ») est à la fois reçu des marchandises, preuve du contrat de transport maritime et titre de propriété négociable.

Grille récapitulative

Q Rép. Q Rép. Q Rép. Q Rép.
1 D 16 B 31 A 46 B
2 A 17 B 32 B 47 A
3 B 18 B 33 B 48 B
4 A 19 A 34 C 49 C
5 D 20 D 35 A 50 B
6 A 21 B 36 B 51 B
7 C 22 A 37 A 52 A
8 A 23 D 38 A 53 B
9 D 24 C 39 A 54 B
10 A 25 C 40 C 55 D
11 B 26 A 41 A 56 A
12 C 27 B 42 D 57 C
13 D 28 D 43 A 58 C
14 A 29 D 44 B 59 C
15 A 30 B 45 C 60 D

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