Sujet officiel du concours de la FSJES Casablanca Aïn Chock, session 2023.
Matières : Macroéconomie, Théorie Monétaire et Financière, Microéconomie, Économie Internationale
Université Hassan II — FSJES Casablanca Ain Chock
Test d'accès au Master Economie Internationale — Année universitaire 2023-2024 — Durée : 1h 00mn
Note de transcription : la numérotation imprimée sur le scan saute directement de la question 8) à la question 11) — les questions 9) et 10) n'apparaissent pas sur les pages scannées (probablement omises lors de la photocopie ou situées sur une page non fournie). Elles sont donc marquées « [illisible sur le scan] » ci-dessous plutôt que reconstituées.
Une croissance autocentrée signifie : (a)
Une croissance extravertie signifie :
Parmi les variables lesquelles sont appréhendées par le PIB ?
L'indice de développement humain se caractérise par ce qui suit :
Selon l'école monétariste l'inflation s'explique :
Laquelle des propositions suivantes est vraie :
Parmi les caractéristiques du sous-développement est :
Pour l'école néo-institutionnaliste le développement se mesure par :
[illisible sur le scan]
[illisible sur le scan]
Chez l'école de Cambridge (M/P) désigne :
Corrigé rédigé à partir du programme standard des modules (macroéconomie, théorie monétaire et financière, microéconomie) et d'un raisonnement vérifié — aucune source officielle disponible pour ce sujet (barème / corrigé-type non publié). Les questions 9) et 10), absentes du scan fourni, sont indiquées comme illisibles ci-dessous et ne font l'objet d'aucune réponse inventée.
a) Elle est centrée sur les dynamiques internes de l'économie. La croissance autocentrée repose sur la mobilisation des ressources et de la demande intérieures, par opposition à une croissance tirée par l'extérieur.
b) Une croissance centrée sur l'ouverture de l'économie. La croissance extravertie s'appuie sur les échanges extérieurs (exportations, capitaux étrangers) comme moteur principal.
e) Toutes ces réponses — au sens négatif : le PIB n'appréhende AUCUNE de ces variables. En toute rigueur, le PIB ne mesure ni l'environnement, ni le bonheur, ni la qualité de la vie ; la réponse pédagogiquement correcte est donc d) Aucune réponse, ces variables étant justement les limites classiques du PIB comme indicateur de bien-être.
a) Il est composite. L'IDH agrège plusieurs dimensions (revenu, santé, éducation) ; il ne rejette pas le PIB (il l'intègre comme composante) et n'est pas « déterministe ».
a) Par une création excessive de monnaie. Pour les monétaristes (Friedman), l'inflation est « toujours et partout un phénomène monétaire », résultant d'une croissance de la masse monétaire supérieure à celle de la production.
a) L'inflation est une source de dégradation de la balance commerciale. En renchérissant les prix domestiques par rapport aux prix étrangers, l'inflation pénalise la compétitivité-prix des exportations et dégrade le solde commercial.
e) Des économies de rente (aux côtés de a, b, d qui sont également vraies). Le sous-développement se caractérise en général par des économies extraverties, désarticulées, dépendantes et rentières ; la proposition c) Interdépendantes au reste du monde est la moins caractéristique du sous-développement (elle décrit plutôt une relation de dépendance asymétrique, pas une interdépendance équilibrée).
e) Toutes ces réponses. Pour les néo-institutionnalistes (North, Acemoglu), le développement se mesure par la qualité, le nombre et le poids des institutions, qui conditionnent la croissance de long terme.
[illisible sur le scan] — pas de réponse possible.
[illisible sur le scan] — pas de réponse possible.
d) L'encaisse réelle désirée. Chez les néo-cambridgiens (Pigou, Marshall), l'équation M = kPY exprime la demande de monnaie comme une fraction désirée du revenu réel détenue sous forme d'encaisses ; M/P désigne donc l'encaisse réelle désirée.
d) Toutes ces réponses. Le patrimoine des agents économiques regroupe l'ensemble de leurs actifs, réels (immobilier, biens durables) et financiers (titres, dépôts), ainsi que leur liquidité.
b) Aux Keynésiens. La préférence pour la liquidité est un concept central de la théorie keynésienne de la demande de monnaie (motifs de transaction, précaution, spéculation).
e) Toutes ces réponses. L'étude de la demande de monnaie éclaire la conduite de la politique monétaire, la détermination du taux de base bancaire et celle du taux d'intérêt d'équilibre sur le marché monétaire.
a) Rend très difficile la politique monétaire. Une demande de monnaie instable complique le pilotage des agrégats monétaires par la banque centrale, car la relation entre masse monétaire et variables réelles devient imprévisible.
b) Le passage d'un marché à un autre devient très fluide. L'unification des marchés de capitaux renvoie à la libre circulation des capitaux entre compartiments (marché monétaire, marché financier, marché des changes), rendant les arbitrages fluides.
c) Des dettes par achat de titres. La titrisation consiste à transformer des créances (dettes) en titres négociables cédés à des investisseurs, permettant leur financement hors bilan.
c) Les taux d'intérêt sont maintenus à des niveaux artificiellement bas. La répression financière se manifeste typiquement par un plafonnement administratif des taux d'intérêt, freinant l'épargne et l'allocation efficiente du capital.
c) Achat et vente des actifs par BAM. L'open market désigne les interventions de la banque centrale (Bank Al-Maghrib) sur le marché monétaire par achat/vente de titres pour réguler la liquidité bancaire.
e) Toutes ces réponses. Les cours boursiers sont influencés conjointement par la politique monétaire, l'état des marchés de matières premières et la conjoncture économique générale.
b) Le TMS de X à Y est décroissant. Une courbe d'indifférence convexe traduit un taux marginal de substitution (TMS) décroissant : plus l'agent consomme de X, moins il est prêt à renoncer à Y pour obtenir une unité supplémentaire de X.