Concours d'accès au Master

Management Commercial et Financier (master spécialisé)

ENCG Fès2017Difficulté2/5Corrigé disponible

Matières : Économie Marocaine, Culture Générale

Énoncé

Université Sidi Mohammed Ben Abdellah — École Nationale de Commerce et de Gestion — Fès

Examen écrit pour l'inscription en master spécialisé Management Commercial et Financier — Année Universitaire : 2017/2018

Durée : 2H


Traiter, au choix, l'un des deux sujets suivants :

  1. Climat de l'investissement et attractivité du Maroc pour l'investissement direct étranger.
  2. Les problèmes structurels de l'économie marocaine.

NB : La présentation d'un plan détaillé avant la dissertation est obligatoire.

Sujet original scanné

Extrait scanné — ENCG Fès 2017

Corrigé

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Corrigé indicatif (relecture humaine non garantie) — vérifie les calculs avant de t'y fier pour réviser.

Corrigé indicatif rédigé par SaadConcours, pas une correction officielle de l'ENCG Fès. Nous proposons un plan détaillé pour chacun des deux sujets, avec des références arrêtées à la date du concours (2017).

Méthode

Un seul sujet à traiter en 2 heures, mais le plan détaillé est obligatoire avant la dissertation : il sera noté. Prévoyez 25 minutes pour le plan (problématique, parties, sous-parties, exemples), 1 h 25 de rédaction et 10 minutes de relecture. Choisissez le sujet sur lequel vous avez le plus de chiffres et d'exemples précis.

Sujet 1 — Climat de l'investissement et attractivité du Maroc pour les IDE

Introduction

  • Définitions : l'investissement direct étranger (IDE) est la prise de participation durable d'une entreprise étrangère dans une entreprise marocaine (au moins 10 % du capital) ou la création d'une filiale. Le climat de l'investissement désigne l'ensemble des conditions institutionnelles, réglementaires, économiques et sociales dans lesquelles les entreprises investissent ; l'attractivité est la capacité d'un territoire à attirer et retenir ces investissements.
  • Problématique : quels atouts expliquent l'attractivité croissante du Maroc pour les IDE, et quels obstacles limitent encore leurs effets ?
  • Plan : I. Un climat de l'investissement amélioré, qui attire les IDE ; II. Des limites qui freinent l'attractivité et les retombées.

I. Les atouts du Maroc

  1. Stabilité et position géographique : stabilité politique et macroéconomique, proximité de l'Europe, porte d'entrée vers l'Afrique.
  2. Ouverture commerciale : accords de libre-échange (Union européenne, États-Unis, Turquie, accord d'Agadir), accès préférentiel à des marchés importants.
  3. Infrastructures : port de Tanger Med, autoroutes, TGV en construction, zones franches et plateformes industrielles intégrées (Tanger Automotive City, Atlantic Free Zone de Kénitra).
  4. Réformes et incitations : charte de l'investissement (1995), centres régionaux d'investissement (2002), Agence marocaine de développement des investissements, Plan d'accélération industrielle 2014-2020 et ses écosystèmes, Casablanca Finance City, progression dans le classement Doing Business.
  5. Résultats : implantations de Renault (Tanger, Somaca), PSA (Kénitra), Boeing, Bombardier ; montée des IDE dans l'automobile, l'aéronautique, l'offshoring et les énergies renouvelables.

II. Les limites

  1. Capital humain : pénurie de compétences techniques, inadéquation formation-emploi.
  2. Environnement des affaires : lenteurs administratives, justice commerciale, foncier industriel, corruption perçue, délais de paiement.
  3. Coûts : énergie, logistique intérieure.
  4. Retombées limitées : IDE concentrés géographiquement (axe Tanger-Casablanca) et sectoriellement ; faible intégration locale et faible transfert de technologie ; rapatriement des dividendes.
  5. Concurrence d'autres pays (Europe de l'Est, Turquie, Asie).

Pistes : réforme de la charte de l'investissement, formation, régionalisation, compensation industrielle, intégration des fournisseurs locaux.

Conclusion : le Maroc a nettement amélioré son attractivité, mais l'enjeu est désormais la qualité des IDE : intégration locale, emplois qualifiés et diffusion vers les régions.

Sujet 2 — Les problèmes structurels de l'économie marocaine

Introduction

  • Définition : un problème structurel tient à l'organisation durable de l'économie (secteurs, institutions, compétences), par opposition aux difficultés conjoncturelles liées à une mauvaise année ou à une crise passagère.
  • Problématique : pourquoi, malgré un effort d'investissement important, la croissance marocaine reste-t-elle modérée, irrégulière et peu créatrice d'emplois ?
  • Plan : I. Les déséquilibres de la structure productive ; II. Les déséquilibres sociaux, financiers et territoriaux ; III. Les réformes engagées.

I. Une structure productive déséquilibrée

  1. Dépendance à l'agriculture et à la pluviométrie : la croissance du PIB varie fortement selon les campagnes agricoles.
  2. Industrialisation insuffisante : part de l'industrie dans le PIB stagnante, faible productivité, économie peu diversifiée.
  3. Faible rendement de l'investissement : taux d'investissement élevé (plus de 30 % du PIB) pour une croissance d'environ 3 à 4 %.
  4. Poids de l'informel et domination des TPE.

II. Des déséquilibres sociaux, financiers et territoriaux

  1. Emploi : chômage élevé des jeunes urbains et des diplômés, faible taux d'activité des femmes.
  2. Capital humain : qualité de l'enseignement, analphabétisme encore important.
  3. Déséquilibres extérieurs : déficit commercial chronique, dépendance énergétique, sensibilité aux cours du pétrole et aux transferts des Marocains résidant à l'étranger.
  4. Finances publiques : poids de la compensation (réformée à partir de 2013-2015), endettement.
  5. Inégalités sociales et territoriales (monde rural, régions enclavées).

III. Les réformes engagées

  • Stratégies sectorielles : Plan Maroc Vert, Plan d'accélération industrielle, Vision 2020 du tourisme, plan solaire Noor.
  • Réforme de la compensation, régionalisation avancée, INDH, réforme de l'éducation (Vision stratégique 2015-2030).
  • Ouverture vers l'Afrique.

Conclusion : les problèmes structurels exigent des réformes de long terme (capital humain, productivité, diversification) dont les effets ne sont visibles qu'après plusieurs années.

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