Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès — Faculté Polydisciplinaire de Taza CONCOURS D'ACCÈS AU MASTER COMPTABILITE, CONTROLE, AUDIT TEST ECRIT (2H)
Traiter le sujet suivant :
Expliquer le rôle du contrôle interne dans l'amélioration de la performance de l'entreprise
NB : Calculatrice autorisée
Traiter l'exercice suivant :
Une entreprise industrielle SKYGLAS, fabrique à partir d'une même matière, le verre à glace, deux types d'articles :
Elle tient une comptabilité analytique arrêtée tous les mois. Les données relatives à l'activité du mois de Janvier sont les suivantes :
Stocks au début du mois :
Comptes de gestion :
D'autre part, il convient de tenir compte, comme charge supplétive de gestion des moyens, de la rémunération du chef d'entreprise pour un montant annuel de 385 200 DH et comme charge supplétive d'administration générale de 10 000 DH mensuels représentant la rémunération des capitaux.
Ventes du mois :
La production a absorbé :
| Glaces type D | Glaces type E | |
|---|---|---|
| Verre coulé | 450 m2 | 550 m2 |
| Main d'œuvre directe | 1550 h | 4450 h |
Les productions de glaces terminées pour le mois sont les suivantes :
À la fin de janvier, les glaces en cours de finition sont évaluées à :
Existants réels établis par le magasinier en fin de période :
En ce qui concerne les glaces terminées, les données de l'inventaire extra-comptable correspondent aux renseignements extraits de la comptabilité analytique.
Charges indirectes :
Les charges indirectes du mois de janvier, y compris les matières et fournitures consommables, sont réparties entre les centres, conformément aux clés de répartition données par le tableau suivant :
| Charges par nature | Totaux | Centres auxiliaires : Prestations connexes | Centres auxiliaires : Gestion des moyens | Centres principaux : Approvisionnement | Centres principaux : Atelier fusion | Centres principaux : Atelier finition | Centres principaux : Distribution | Administration générale |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Matières consommables | 30 000,00 | 1 | 1 | |||||
| Fournitures consommables | 55 000,00 | 4% | 60% | 16% | 50% | 20% | ||
| Autres charges externes | 185 000,00 | 2% | 4% | 10% | 30% | 2% | 4% | |
| Impôts et taxes | 30 000,00 | 5% | 10% | 85% | 92% | |||
| Charges de personnel | 120 000,00 | 1% | 5% | 1 | 1 | |||
| Autres charges d'exploitation | 369 000,00 | 2 | 1 | 100% | ||||
| Charges financières | 3 577,5 | |||||||
| Dotations incorporables (*) | 12 000,00 | |||||||
| Répartition de centre prestations connexes | 1 | 3 | 4 | |||||
| Répartition du centre gestion des moyens | 30% | 20% | 5 / 20% | 7 / 30% |
() : Le montant annuel total des dotations de l'exercice est de 636 000 DH.*
Unité d'œuvre et assiette de frais :
| Approvisionnement | Atelier fusion | Atelier finition | Distribution |
|---|---|---|---|
| Kg de mélange acheté | m2 de verre écoulé | Heure MOD | Coût de production des glaces vendues |
Travail à faire : 1/ Présenter le tableau de répartition des charges indirectes en tenant compte des clés de répartition données. Arrondir les coûts d'unités d'œuvres des centres principaux au DH inférieur et les répartitions de frais au millième inférieur. Dans tous les cas suivants, on retiendra les coûts unitaires et assiette de frais ainsi arrondis. 2/ Sachant que les sorties des magasins sont chiffrées au coût moyen pondéré en tenant compte du stock initial, présenter sous forme de tableaux les calculs suivants :




Définition. Le contrôle interne est l'ensemble des dispositifs mis en place par une entreprise (organisation, procédures, méthodes) pour maîtriser ses activités, sécuriser ses actifs, fiabiliser l'information financière et assurer la conformité aux lois et règlements.
Contribution à la performance :
Limites à mentionner : le contrôle interne a un coût (temps, procédures, personnel dédié) et ne peut offrir qu'une assurance raisonnable, jamais absolue, contre les risques — d'où l'intérêt de le compléter par un audit interne/externe périodique.
⚠️ Le tableau des clés de répartition des charges indirectes, tel que disponible dans le scan source, contient une incohérence qui empêche un calcul fiable. Par exemple, la ligne « Fournitures consommables » (55 000 DH) affiche des clés de répartition qui, additionnées telles quelles (4 % + 60 % + 16 % + 50 % + 20 % = 150 %), dépassent 100 % — ce qui est impossible pour une répartition directe d'une charge. Cela indique une erreur de transcription/lecture du tableau original (colonnes mal alignées sur la photo disponible) que je ne peux pas corriger avec certitude sans le document source net. Je préfère te donner la méthode complète plutôt que des chiffres qui pourraient être faux — reprends les calculs ci-dessous avec le tableau de ta propre copie du sujet.
1. Tableau de répartition des charges indirectes
PC = Total primaire PC + part reçue de GM
GM = Total primaire GM + part reçue de PC
et résoudre le système à deux inconnues.2. Coût d'achat des matières premières (CUMP)
3. Coût de production du verre coulé (atelier fusion)
4. Coûts de production des glaces terminées (types D et E)
5. Coûts de revient et résultats
3 (rapprochement). Résultat de la comptabilité analytique = Σ résultats élémentaires. Résultat de la comptabilité générale = résultat analytique corrigé des différences d'incorporation mentionnées dans l'énoncé : retirer les charges non incorporables (21 000 DH de dotations non incorporables), retirer les charges supplétives (rémunération du chef d'entreprise 385 200 DH/an → 32 100 DH/mois ; rémunération des capitaux 10 000 DH/mois), et réintégrer les éléments non courants (produits non courants 6 800 DH, charges non courantes 4 560 DH, perte client 3 577,5 DH classée en charge de distribution).
4. Interprétation. À comparer une fois les chiffres obtenus : marge par type de glace, part de chaque centre dans le coût de revient, écart éventuel entre résultat analytique et résultat comptable (qui doit se limiter aux différences d'incorporation identifiées).
5. Conformité au CGNC. Le CGNC (Code Général de Normalisation Comptable marocain) n'impose pas de méthode de calcul des coûts particulière pour la comptabilité analytique (elle reste un outil de gestion interne, non obligatoire dans sa forme). Le point à discuter est la cohérence de la méthode des coûts complets utilisée par SKYGLAS avec les principes de rattachement des charges à l'exercice et de distinction charges incorporables/non incorporables, que le CGNC encadre au niveau de la comptabilité générale — la méthode utilisée ici (coûts complets avec centres d'analyse) est une pratique reconnue et compatible, à condition que les retraitements (charges supplétives, non incorporables) soient bien opérés pour le rapprochement avec la comptabilité générale, comme fait en question 3.