Concours d'accès au Master

Comptabilité Contrôle Audit (CCA)

FSJES Agadir (Ibn Zohr)2018Difficulté3/5Corrigé disponible

Matières : Analyse Financière, Contrôle de Gestion, Audit, Comptabilité Approfondie, Comptabilité Analytique

Énoncé

Université Ibnou Zohr — Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales — Agadir
Concours d'accès au cycle master au titre de l'année 2018-2019
CCA — Comptabilité Contrôle Audit
Le vendredi 20 juillet 2018 — Durée : 2H.

NB : Pour chacune des questions suivantes, cochez la ou les bonne(s) réponse(s). Aucun document n'est autorisé.

Q1. Parmi les opérations suivantes, indiquer celles qui sont concernées par la rubrique « réductions d'immobilisations financières » du tableau de financement du PCM :

  • a. Remboursement d'un prêt immobilisé
  • b. Acquisition de titres de participation
  • c. Remboursement d'un emprunt obligataire
  • d. Remboursement d'un dépôt et cautionnement

Q2. La rentabilité économique est … :

  • a. Le taux de rendement des capitaux investis
  • b. Calculée indépendamment du financement grâce au rapport résultat économique/capital économique
  • c. Le taux de rendement des capitaux propres
  • d. Les trois réponses sont justes

Q3. Les augmentations du capital … :

  • a. En numéraire et appelées sont une ressource du tableau de financement
  • b. Par incorporation de réserves sont une ressource du tableau de financement
  • c. En numéraire et non appelées sont une ressource du tableau de financement
  • d. Les trois réponses sont exactes

Q4. L'effet de levier est positif quand :

  • a. Le taux de rentabilité économique est supérieur au taux de la dette
  • b. La société est soumise à l'impôt sur les résultats
  • c. Le taux d'endettement augmente
  • d. Le taux de rentabilité économique est supérieur au taux de rentabilité financière

Q5. Le taux de rentabilité interne (TRI) mesure :

  • a. Le taux qui rend égaux le montant de l'investissement et les cash flows induits par ce même investissement
  • b. Le taux pour lequel la valeur actuelle nette est nulle
  • c. Le taux qui est égal à la différence entre les flux nets de trésorerie actualisés sur la durée de vie de l'investissement et le montant du capital
  • d. Le rapport entre le montant de l'investissement et les flux nets de trésorerie actualisés

Q6. Parmi ces affirmations, lesquelles sont exactes ?

  • a. Plus le TRI d'un projet est élevé, plus l'investissement est rentable
  • b. Plus le délai de récupération d'un projet est court, plus le projet est intéressant
  • c. Plus la VAN d'un projet est élevé plus le projet est rentable
  • d. Les trois réponses sont fausses

Q7. Dans le bilan financier, la répartition du résultat de l'exercice en réserves et en dividendes a pour effet :

  • a. D'augmenter les capitaux propres du montant du résultat
  • b. D'augmenter les capitaux propres du montant des réserves
  • c. D'augmenter les dettes à plus d'un an du montant des dividendes
  • d. D'augmenter les dettes à moins d'un an du montant des dividendes

Q8. Une entreprise voit son excédent brut d'exploitation (EBE) diminuer. Parmi ces affirmations, lesquelles peuvent expliquer cette situation ?

  • a. Une dépréciation a été constatée sur l'actif de l'entreprise
  • b. L'achat revendus des marchandises a augmenté plus que le chiffre d'affaires
  • c. Les charges financières ont doublé
  • d. Les trois réponses sont exactes

Q9. La valeur ajoutée (VA) :

  • a. Mesure le poids économique de l'entreprise
  • b. Indique la rentabilité de l'activité normale de l'entreprise
  • c. Détermine la richesse créée par l'entreprise
  • d. Se calcule ainsi : Marge brute sur ventes en l'état + production de l'exercice − Consommation de l'exercice

Q10. Comment diminuer le besoin en fonds de roulement (BFR) ?

  • a. Augmenter les stocks
  • b. Réduire les créances clients soit par une diminution des crédits clients soit par une restriction de la proportion des clients considérés comme douteux
  • c. Augmenter les dettes en allongeant les crédits fournisseurs
  • d. Les trois réponses sont exactes

Q11. L'État de Soldes de Gestion (ESG) permet d'analyser :

  • a. La structure financière de l'entreprise
  • b. La solvabilité de l'entreprise
  • c. L'activité de l'entreprise
  • d. La rentabilité de l'entreprise

Q12. Pour calculer l'Excédent Brut d'Exploitation (EBE) en partant de la Valeur Ajoutée (VA), il est nécessaire de prendre en compte :

  • a. Les charges de personnel
  • b. L'impôt sur les sociétés
  • c. Les subventions d'investissement

Q13. L'excédent brut d'exploitation (EBE) est la part de la valeur ajoutée :

  • a. Attribuée aux salariés
  • b. Attribuée à l'État
  • c. Revenant à l'entreprise
  • d. Revenant aux apporteurs de capitaux

Énoncé des questions 14 à 18 : On dispose des informations suivantes (somme en milliers de dirhams) :

Élément Valeur Valeur
Chiffre d'affaires HT annuel 40 000 K 18 000
Charges variables 25 000 D 12 000
Charges fixes 12 000 I 7,5%
Impôt sur les résultats 30%

Q14. Calculer le taux de rentabilité économique ?

  • a. 10%
  • b. 12%
  • c. 13%
  • d. Les trois réponses sont fausses

Q15. Calculer le taux de rentabilité financière ?

  • a. 8.71
  • b. 7.17
  • c. 8.01
  • d. Les trois réponses sont fausses

Q16. Calculer la rentabilité économique en cas de baisse du CA HT de 10% ?

  • a. −5%
  • b. 5%
  • c. 5.5%
  • d. Les trois réponses sont fausses

Q17. Calculer la rentabilité financière en cas de baisse du CA HT de 10% ?

  • a. 5.48
  • b. 5.54
  • c. 5.84
  • d. Les trois réponses sont fausses

Q18. En cas de baisse du CA HT de 10%, quelle est le taux de la rentabilité des capitaux propres due à l'endettement ?

  • a. 2.22
  • b. 3.22
  • c. 1.22
  • d. Les trois réponses sont fausses

Q19. Le budget flexible est le budget du centre d'analyse dont l'équation est de la forme :

  • a. y = ax + b
  • b. y = ax
  • c. y = b × xᵃ
  • d. y = b × aˣ

Q20. Le coût de passation est d'autant plus élevé que :

  • a. Le nombre de commande est grand
  • b. Le nombre de commande est faible
  • c. La quantité commandée est faible
  • d. La quantité commandée est grande

Q21. L'écart global sur charges indirectes peut être égal à :

  • a. Écart sur budget + Écart sur activité
  • b. Coût préétabli de l'activité réelle − Coût réel
  • c. Coût réel − coût préétabli
  • d. Écart sur budget + Écart sur activité + Écart sur rendement

Q22. Le stock de sécurité :

  • a. Permet de déclencher la commande
  • b. Constitue une garantie si la consommation s'accélère avant la date de commande
  • c. Constitue une garantie si la consommation s'accélère après la date de commande
  • d. Est le stock d'alerte

Q23. Les écarts sont toujours calculés :

  • a. Au niveau de la production normale
  • b. Au niveau de la production réelle
  • c. Par la différence entre le coût réel et le coût constaté
  • d. Les 3 propositions sont fausses

Q24. Le stock critique minimal est :

  • a. Le niveau du stock qui déclenche la commande
  • b. Le niveau du stock qui implique la rupture en cas de dépassement sans commande
  • c. Le stock de sécurité
  • d. Déterminé en fonction du délai d'approvisionnement

Q25. Le budget flexible est le budget du centre d'analyse :

  • a. Établi pour l'activité réelle
  • b. Établi pour l'activité normale
  • c. Établi pour plusieurs hypothèses d'activité
  • d. Constitué des charges directes et indirectes

Q26. Le modèle de Wilson permet de calculer le nombre optimal de commande à passer pour :

  • a. Minimiser le coût total de stockage
  • b. Optimiser le délai de livraison
  • c. Constituer un stock de sécurité
  • d. Minimiser le coût d'achat

Q27. L'écart global sur charges directes peut être égal à :

  • a. Écart sur budget + Écart sur activité + écart sur rendement
  • b. Écart sur quantité + Écart sur prix
  • c. Coût réel − coût préétabli
  • d. Écart sur quantité + Écart sur prix + Écart résiduel

Q28. Dans la méthode des coefficients saisonniers, pour prendre en compte la saisonnalité il faut :

  • a. Diviser la prévision extra-saisonnière par le coefficient saisonnier
  • b. Multiplier la prévision extra-saisonnière par le coefficient saisonnier
  • c. Garder la prévision extra-saisonnière
  • d. Les 3 propositions sont fausses

Q29. L'audit légal est :

  • a. Un audit optionnel
  • b. Un audit interne
  • c. Un audit obligatoire
  • d. Un audit externe

Q30. Un auditeur est forcément un :

  • a. Commissaire aux comptes
  • b. Inspecteur
  • c. Expert-comptable
  • d. Professionnel de traitement de l'information

Q31. Lors de l'accomplissement d'une mission d'audit, un auditeur n'est pas tenu de :

  • a. Tout contrôler
  • b. Revoir toutes l'opération passée au niveau comptable
  • c. Planifier et orienter le travail de l'auditeur interne
  • d. Mettre en place tous les moyens nécessaires à la réalisation de la mission

Q32. Dans quel(s) cas parle-t-on d'une fraude ?

  • a. Une erreur sur la date d'enregistrement d'une opération
  • b. Une erreur sur le calcul arithmétique d'une opération
  • c. Le non enregistrement d'une sortie de stock
  • d. L'enregistrement d'opérations fictives

Q33. Un auditeur social s'intéresse à :

  • a. Évaluer la procédure de recrutement
  • b. Décider les augmentations de salaires
  • c. Décider le licenciement des salariés non productifs
  • d. Vérifier le respect d'une procédure de recrutement

Q34. La répartition primaire correspond à :

  • a. La répartition des charges indirectes du compte de résultat dans les centres d'analyse principaux
  • b. La répartition des charges des centres auxiliaires dans les centres principaux
  • c. La répartition des charges indirectes du compte de résultat dans les centres d'analyse secondaire et principaux
  • d. La répartition des charges directes et indirectes du compte de résultat dans les centres d'analyse secondaire

Q35. Les centres d'analyse regroupement :

  • a. Des charges directes et indirectes
  • b. Des charges indirectes uniquement
  • c. Des charges fixes et variables
  • d. Des charges fixes uniquement

Q36. L'unité d'œuvre correspond :

  • a. À une clé de répartition
  • b. Au rapport entre les charges directes et indirectes du centre divisées par le nombre d'unité d'œuvre
  • c. À un lien supposé de cause à effet entre la dépense du centre et l'élaboration du produit
  • d. Au taux de rémunération de main-d'œuvre

Q37. Les charges supplétives :

  • a. Ont pour effet de diminuer le résultat analytique
  • b. Doivent être retranchées du résultat global analytique pour retrouver le résultat de la comptabilité générale
  • c. Doivent être ajoutées au résultat global analytique pour retrouver le résultat de la comptabilité générale
  • d. Ont pour effet d'augmenter le résultat analytique

Q38. La direction par objectif (DPO) permet :

  • a. La motivation du personnel
  • b. La responsabilisation
  • c. La performance économique
  • d. Toutes les réponses sont justes

Q39. La complexité de l'activité des organisations implique :

  • a. La division des tâches et la coordination
  • b. La division des tâches et la communication
  • c. La répartition des tâches et l'évaluation
  • d. L'externalisation des activités

Q40. Selon l'école de la contingence, une organisation est :

  • a. Un système ouvert
  • b. Un système flexible qui s'adapte à son environnement
  • c. Un système fermé
  • d. Un système statique

Sujet original scanné

Extrait scanné — FSJES Agadir (Ibn Zohr) 2018Extrait scanné — FSJES Agadir (Ibn Zohr) 2018Extrait scanné — FSJES Agadir (Ibn Zohr) 2018Extrait scanné — FSJES Agadir (Ibn Zohr) 2018Extrait scanné — FSJES Agadir (Ibn Zohr) 2018Extrait scanné — FSJES Agadir (Ibn Zohr) 2018Extrait scanné — FSJES Agadir (Ibn Zohr) 2018Extrait scanné — FSJES Agadir (Ibn Zohr) 2018

Corrigé

Afficher le corrigéMasquer le corrigéEssaie d'abord de traiter le sujet en conditions réelles.
Corrigé indicatif (relecture humaine non garantie) — vérifie les calculs avant de t'y fier pour réviser.

Q.C.M. — Corrigé (40 questions)

Q Réponse(s) Justification
1 A + D Remboursement de prêts immobilisés et de dépêts/cautionnements versés = réductions d'immobilisations financières (l'emprunt obligataire relève des dettes de financement).
2 A + B Re = rendement des capitaux investis, calculée indépendamment du mode de financement.
3 A + C Seules les augmentations en numéraire (appelées ou non) sont des ressources ; l'incorporation de réserves est un simple reclassement interne.
4 A Effet de levier positif si rentabilité économique > coût (après IS) de la dette.
5 A + B TRI : taux qui annule la VAN, i.e. égalise capital investi et flux actualisés.
6 A + B + C Les trois affirmations sont exactes.
7 B + D Les réserves renforcent les capitaux propres ; les dividendes créent une dette à moins d'un an.
8 B L'EBE est calculé avant dotations (A) et charges financières (C) : seul B l'affecte.
9 A + C + D La VA mesure le poids économique/richesse créée ; sa formule est bien celle de D.
10 B + C Réduire les crédits clients et allonger les crédits fournisseurs diminuent le BFR (les stocks, non).
11 C + D L'ESG analyse l'activité (VA, EBE…) et la rentabilité, pas la structure financière.
12 A EBE = VA + subventions d'exploitation − impôts et taxes − charges de personnel.
13 C L'EBE est la part de la VA revenant à l'entreprise (avant répartition aux apporteurs de ressources).

Questions 14 à 18 (données : CA 40 000 ; CV 25 000 ; CF 12 000 ; K 18 000 ; D 12 000 ; i 7,5 % ; IS 30 %)

MCV = 15 000 ; résultat économique avant IS = MCV − CF = 3 000 ; capitaux propres = K − D = 6 000.

Q Calcul Réponse
14 Re = 3 000 × 0,7 / 18 000 = 11,67 % B (arrondi 12 %)
15 RN = (3 000 − 12 000×7,5 %) × 0,7 = 1 470 ; RF = 1 470/6 000 = 24,5 % D (aucune proposition)
16 CA −10 % : MCV = 13 500 ; rés. éco. = 1 500 × 0,7 = 1 050 ; Re = 1 050/18 000 = 5,83 % C (5,84 %)
17 RN = (1 500 − 900) × 0,7 = 420 ; RF = 420/6 000 = 7 % D (aucune proposition)
18 Effet de l'endettement = (Re après IS − i×(1−t)) × D/CP = (5,83 % − 5,25 %) × 2 ≈ +1,17 pt C (1,22)

(Les propositions des Q15 et Q17 ne correspondent aux calculs sous aucune lecture cohérente des données — incohérence signalée.)

Q Réponse(s) Justification
19 A Budget flexible : y = ax + b (part variable + partie fixe).
20 A Le coût de passage croît avec le nombre de commandes.
21 C + D Écart global = coût réel − coût préétabli de la production réelle = budget + activité + rendement.
22 B Le stock de sécurité couvre une accélération de consommation pendant le délai de livraison.
23 B Les écarts s'établissent au niveau de la production réelle.
24 A (+D) Stock critique = niveau qui déclenche la commande, fonction du délai d'approvisionnement.
25 C Le budget flexible est établi pour plusieurs niveaux d'activité.
26 A (le plus proche) En réalité Wilson minimise le coût total de gestion (passation + possession) ; aucune proposition n'est rigoureusement exacte.
27 B + C Écart global CD = coût réel − préétabli = écart sur quantité + écart sur prix.
28 B Prévision saisonnière = prévision extra-saisonnière × coefficient saisonnier.
29 C + D L'audit légal est obligatoire et externe (CAC).
30 D Un auditeur n'est pas nécessairement CAC, inspecteur ou expert-comptable.
31 A + B L'auditeur ne contrôle pas tout (sondages) et ne révise pas toutes les opérations.
32 D Les opérations fictives relèvent de la fraude ; les autres cas sont des erreurs.
33 A + D L'audit social évalue et vérifie les procédures ; il ne décide pas.
34 C Répartition primaire : charges indirectes vers les centres secondaires (auxiliaires) et principaux.
35 B Les centres d'analyse regroupent des charges indirectes.
36 C L'unité d'œuvre exprime un lien supposé de cause à effet entre l'activité du centre et les produits.
37 A + B Les supplétives alourdissent le résultat analytique ; on les retranche pour retrouver le résultat général.
38 D Motivation, responsabilisation, performance : toutes justes.
39 A Complexité ⇒ division du travail + coordination.
40 A + B École de la contingence : système ouvert qui s'adapte à son environnement.

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