Sujet officiel du concours de la FSJES (Agadir), session 2017.
Matières : Microéconomie, Statistiques, Comptabilité et Contrôle de gestion, Management Stratégique
Correction Concours Master Management Stratégique et Logistique 2017-2018 — FSJES Ibn Zohr Agadir
Concours d'accès au cycle Master Management Stratégique et Logistique — Année universitaire 2017-2018
1) Soit la fonction d'utilité suivante : U(x,y) = x^α.y^β avec α>0, β>0, x≥0, y≥0. Le TMS est égal à :
2) Karim aime voir des DVD et écouter des CD, en retire de la satisfaction. Pour maximiser sa satisfaction, Karim pense que :
3) L'analyse de l'équilibre général :
4) Quelle(s) condition(s) ne correspond(ent) pas à un marché de CPP ?
5) L'efficacité au sens de Pareto se définit comme :
6) Le modèle classique correspond à :
7) Le modèle des relations humaines correspond à :
8) Le modèle des facteurs de contingence :
9) La procédure budgétaire est un outil de déclinaison de la stratégie :
10) Le budget d'une année donnée est :
11) Analyse systématique des potentialités d'achat des consommateurs et des caractéristiques de la demande :
12) Constatation des ventes passées afin de tirer des tendances d'évolution de fond :
13) Analyse de la sensibilité des ventes à un ou des éléments du mix marketing :
14) Le plan de financement :
15) L'équation fondamentale de la trésorerie vérifiée par le plan de financement :
16) La construction ou tableau de financement nécessite de nombreuses itérations car :
17) Cochez les réponses correctes :
18) Cochez les affirmations correctes :
19) La moyenne arithmétique :
20) L'écart type :
21) La variance est :
22) Cochez les affirmations correctes :
23) Cochez les affirmations correctes :
24) Cochez les affirmations correctes :
25) Lequel de ces principes n'est pas un principe comptable :
26) Qu'est-ce qu'un rabais ?
27) Comment se nomme le document permettant de justifier la différence entre le solde comptable bancaire et celui présent sur le relevé ?
28) Parmi les configurations structurelles suivantes, laquelle ne fait pas partie de la typologie de Mintzberg ?
29) Quels sont les grands types de flux organisationnels définis par Mintzberg ?
30) Les dimensions du management opérationnel sont :
31) Le management opérationnel :
32) Le management stratégique peut conduire à :
33) Quels sont les éléments principaux dans la domination par les coûts ?
34) Sélectionnez les affirmations vraies :
35) La segmentation stratégique a pour but :
36) Cherchez l'intrus dans les stratégies génériques de Porter :
37) Un avantage concurrentiel est :
38) Le cycle de vie permet d'adapter les actions en fonction des phases. En phase de déclin, la production sera :
39) Le coût de revient unitaire en phase de lancement est :
40) L'analyse SWOT exclut :
Corrigé avec calculs détaillés. (Ce document est la correction officielle du concours ; les réponses ci-dessous reprennent les bonnes réponses telles que fournies dans le corrigé original, avec justification.)
1. d) — Le TMS (taux marginal de substitution) pour U(x,y)=x^α.y^β vaut TMS = Um_x/Um_y = (α/β)(y/x), ce qui ne correspond exactement à aucune des formules proposées : réponse « Aucune des réponses ».
2. c) — À l'optimum du consommateur, l'utilité marginale par dirham dépensé doit être égalisée entre tous les biens : Um_CD/P_CD = Um_DVD/P_DVD.
3. b) — L'analyse d'équilibre général prend en compte les interactions simultanées entre prix et quantités sur l'ensemble des marchés (contrairement à l'équilibre partiel).
4. c) — En concurrence pure et parfaite, les facteurs de production sont au contraire parfaitement mobiles ; l'immobilité des facteurs ne correspond donc pas à une condition de la CPP.
5. c) — Définition de l'optimum de Pareto : une allocation où l'on ne peut améliorer le bien-être d'un agent sans détériorer celui d'un autre.
6. a) — Le modèle classique de l'organisation (division du travail, hiérarchie, autorité) est associé à Henri Fayol.
7. b) — Le modèle des relations humaines s'appuie notamment sur la hiérarchie des besoins d'Abraham Maslow.
8. a) — La théorie des facteurs de contingence est notamment développée par Henry Mintzberg.
9. a, c) — Le budget est la traduction annuelle (une année) du plan opérationnel et permet de chiffrer les plans d'action qui déclinent la stratégie.
10. b, c) — Le budget de l'année N s'appuie à la fois sur l'actualisation du budget précédent (corrigé des écarts constatés) et sur l'intégration des faits nouveaux et des plans d'action des opérationnels.
11. a) — Une analyse systématique des potentialités d'achat et des caractéristiques de la demande relève d'une étude de marché.
12. c) — Constater les ventes passées pour dégager des tendances de fond relève de l'analyse des séries chronologiques.
13. a) — La sensibilité des ventes à une variable du mix marketing (prix, publicité...) se mesure par l'élasticité des ventes.
14. b) — Le plan de financement est une prévision pluriannuelle des flux financiers de l'entreprise (contrairement au budget de trésorerie, qui est annuel/mensuel).
15. a) — L'équation fondamentale de la trésorerie est : Trésorerie = FR - BFR, soit FR = BFR + Trésorerie.
16. b) — Il est rare qu'un plan de financement soit équilibré dès la première itération ; plusieurs ajustements (arbitrages financement/investissement) sont nécessaires.
17. a, d) — Un paramètre résume une information sur la variable étudiée ; la randomisation est le moyen privilégié pour éviter les biais d'échantillonnage.
18. c, d) — Le motif imprimé sur une robe est bien une variable qualitative nominale ; en revanche, ni « le nombre de pommes » (a, qui est quantitative) ni les classes de consommation continues (b, qui est en réalité une variable quantitative continue regroupée en classes) ne sont correctement énoncées — les deux affirmations restantes (c et d) sont validées dans le corrigé source.
19. a) — La moyenne arithmétique est la somme des valeurs divisée par le nombre d'individus.
20. b) — L'écart-type est la racine carrée de la variance.
21. a) — La variance caractérise la dispersion d'un échantillon (ou d'une population) autour de sa moyenne.
22. c) — Une variance, étant une somme de carrés, n'est jamais négative.
23. a, b) — Les variables discrètes ne prennent que des valeurs isolées ; une population est un ensemble d'éléments homogènes auxquels on s'intéresse pour une étude statistique donnée.
24. a, d) — L'escompte permet d'encaisser la créance avant échéance, moyennant une cession à un prix inférieur à la valeur nominale (déduction des agios).
25. c) — Le « principe de dépendance des exercices » n'existe pas en tant que principe comptable reconnu (contrairement à la continuité d'exploitation, la prudence ou la permanence des méthodes) ; c'est l'intrus.
26. a) — Un rabais est une réduction de prix accordée pour compenser un défaut de qualité ou de conformité de la marchandise livrée (à distinguer de la remise, liée à la quantité, et de la ristourne, liée au cumul d'achats).
27. a) — L'état de rapprochement bancaire est le document qui explique et justifie les écarts entre le solde comptable de l'entreprise et le solde du relevé bancaire.
28. c) — La typologie de Mintzberg comprend la structure simple, la bureaucratie mécaniste, la bureaucratie professionnelle, la structure divisionnalisée, l'adhocratie et l'organisation missionnaire ; « structure bureaucratique » en tant que telle (générique) n'en fait pas partie stricto sensu.
29. a, d) (et la notion de flux régulés) — Mintzberg distingue notamment les flux d'autorité formelle, les flux d'activités régulées et les flux de constellations de travail comme grands types de flux organisationnels.
30. a) — Le management opérationnel se décline classiquement en dimension organisationnelle, technique et humaine.
31. b) — Le management opérationnel vise à optimiser l'utilisation des ressources existantes (par opposition au management stratégique, qui peut chercher à acquérir de nouvelles ressources).
32. a, b) — Le management stratégique peut conduire à des décisions structurantes comme la délocalisation de la production à l'étranger ou le rachat d'un concurrent.
33. c) — La stratégie de domination par les coûts repose avant tout sur la réduction des coûts de production et de distribution.
34. a, b, c) — Un DAS (Domaine d'Activité Stratégique) ne déploie en principe qu'une seule stratégie générique à la fois, le diagnostic stratégique pertinent se fait DAS par DAS, et la compétitivité de l'entreprise doit d'abord s'apprécier à ce niveau.
35. b) — La segmentation stratégique vise avant tout à identifier les éléments de valeur perçus par les acheteurs pour définir des DAS pertinents.
36. d) — Parmi les stratégies génériques de Porter (domination par les coûts, différenciation, concentration/spécialisation), l'intégration (verticale) n'est pas une stratégie concurrentielle générique mais une stratégie de développement : c'est l'intrus.
37. a) — Un avantage concurrentiel recherché doit être durable dans le temps pour être réellement stratégique.
38. a) — En phase de déclin du cycle de vie, la production est souvent sous-traitée afin de réduire les coûts fixes face à une demande en baisse.
39. b) — En phase de lancement, les volumes sont faibles et les coûts fixes se répartissent sur peu d'unités : le coût de revient unitaire est donc élevé.
40. c) — L'analyse SWOT porte sur les forces/faiblesses (interne) et opportunités/menaces (externe) ainsi que sur les orientations stratégiques qui en découlent ; elle n'inclut pas en tant que telle une analyse des perspectives de rentabilité financière, qui relève d'autres outils (analyse financière, business plan).