Correction Concours Master Management Stratégique et Logistique 2017-2018 — FSJES Ibn Zohr Agadir
Concours d'accès au cycle Master Management Stratégique et Logistique — Année universitaire 2017-2018
1) Soit la fonction d'utilité suivante : U(x,y) = x^α.y^β avec α>0, β>0, x≥0, y≥0. Le TMS est égal à : a) βy/αx b) αy/βx c) αx/βx d) Aucune des réponses
2) Karim aime voir des DVD et écouter des CD, en retire de la satisfaction. Pour maximiser sa satisfaction, Karim pense que : a) l'utilité marginale du CD doit être égale à celle du DVD b) Le prix du CD multiplié par leur utilité marginale doit être égal au prix des DVD multiplié par leur utilité marginale c) Le rapport de l'utilité marginale du DVD au prix de ce bien doit être égal au rapport de l'utilité marginale du CD au prix de ce bien d) Aucune des réponses
3) L'analyse de l'équilibre général : a) Présume que les changements dans une industrie n'ont peu ou pas d'effets sur d'autres industries b) Prend en compte les interactions entre les prix et les quantités sur différents marchés c) Souligne à quel point la concurrence entre un prix efficient et un niveau de production n'est pas affecté par d'autres industries d) Ignore l'effet des changements de prix et de quantités d'autres firmes
4) Quelle(s) condition(s) ne correspond(ent) pas à un marché de CPP ? a) Atomicité des agents b) Homogénéité des produits c) Immobilité des facteurs de production d) Libre entrée et libre sortie du marché par les firmes
5) L'efficacité au sens de Pareto se définit comme : a) Une quantité de biens qui a été produite au plus faible coût b) Une allocation de biens pour laquelle chaque personne a reçu la partie la plus équitable possible c) Une allocation de biens pour laquelle, une fois atteinte, nul ne peut améliorer son bien-être sans que celui d'au moins un autre soit réduit d) Une allocation de biens qui maximise la richesse pour tous
6) Le modèle classique correspond à : a) Fayol b) Mayo c) Lewin d) Porter
7) Le modèle des relations humaines correspond à : a) Drucker b) Maslow c) Lewin d) Fayol
8) Le modèle des facteurs de contingence : a) Mintzberg b) Von Bertalanffy c) Sloan d) Lewin
9) La procédure budgétaire est un outil de déclinaison de la stratégie : a) C'est la partie d'un an du plan opérationnel b) Elle permet une analyse de la situation concurrentielle c) Elle permet de chiffrer les plans d'action qui visent à mettre en œuvre la stratégie d) Aucune des réponses
10) Le budget d'une année donnée est : a) Toujours complètement différent du budget de l'année précédente b) Le budget de l'année précédente actualisé en fonction des prévisions de l'année et des erreurs du budget de l'année précédente c) Un budget tenant compte des faits nouveaux de l'exercice à venir et des plans d'action que souhaitent développer les opérationnels d) Aucune réponse
11) Analyse systématique des potentialités d'achat des consommateurs et des caractéristiques de la demande : a) Études de marché b) Enquête terrain c) Analyse des séries chronologiques d) Analyse en composante principale
12) Constatation des ventes passées afin de tirer des tendances d'évolution de fond : a) Études de marché b) Enquête terrain c) Analyse des séries chronologiques d) Analyse en composante principale
13) Analyse de la sensibilité des ventes à un ou des éléments du mix marketing : a) L'élasticité des ventes b) Études de marché c) Analyse des séries chronologiques d) Analyse en composante principale
14) Le plan de financement : a) Est un budget de trésorerie mais dans une perspective plus globale (par grandes masses de dépenses) b) Est une prévision pluriannuelle des flux financiers de l'entreprise c) Est la recherche du mode financement optimal d'un projet d) Aucune des réponses
15) L'équation fondamentale de la trésorerie vérifiée par le plan de financement : a) FR = BFR + Trésorerie b) Var.FR = var. BFR + Var. Trésorerie c) BFR = FR + Trésorerie d) Aucune des réponses
16) La construction ou tableau de financement nécessite de nombreuses itérations car : a) Le processus est difficile et génère de nombreuses erreurs b) Il est rare qu'un plan de financement parvienne à un équilibre satisfaisant à la première itération c) Il faut équilibrer les investissements réalisés et les opérations d'exploitation d) Aucune des réponses
17) Cochez les réponses correctes : a) Un paramètre est une grandeur apportant une information résumée sur la variable que l'on étudie b) Les données sont strictement équivalentes d'une personne à une autre c) Une population est un ensemble d'effectif limité, l'échantillon est une série exhaustive de tous les individus limités d) La randomisation est le moyen idéal pour ne pas effectuer de biais d'échantillonnage
18) Cochez les affirmations correctes : a) Le nombre de pommes sur un arbre est une variable qualitative discrète b) La consommation annuelle de paquets de cigarettes [0,50] ; [50,100] ; [100,150] ; [150,200] variable quantitative discrète c) Le motif imprimé sur une robe est une variable nominale d) Aucune de ces réponses n'est correcte
19) La moyenne arithmétique : a) Est la somme des valeurs de la variable divisée par le nombre d'individus b) Est la valeur centrale qui partage l'échantillon en 2 groupes de même effectif c) Correspond à la réalisation la plus fréquente d) C'est la racine carrée de la variance
20) L'écart type : a) Correspond à la réalisation la plus fréquente b) C'est la racine carrée de la variance c) Est la somme des valeurs de la variable divisée par le nombre d'individus d) Est l'intervalle entre la plus petite et la plus grande valeur
21) La variance est : a) Une mesure servant à caractériser la dispersion d'un échantillon b) Correspond à la réalisation la plus fréquente c) Correspond au carré de l'écart-type d) Est la somme des valeurs de la variable divisée par le nombre d'individus
22) Cochez les affirmations correctes : a) Une variance élevée indique que les valeurs sont très écartées les unes des autres b) Une variance élevée indique que les valeurs sont très proches les unes des autres c) Une variance n'est jamais négative d) La variance peut être négative
23) Cochez les affirmations correctes : a) Les variables discrètes (ou discontinues) ne prennent que des valeurs isolées b) On appelle population un ensemble d'éléments homogènes auxquels on s'intéresse c) Une variable qualitative est dite ordinale, lorsque ses modalités ne peuvent être classées de façon naturelle d) On appelle population un ensemble d'éléments hétérogènes auxquels on s'intéresse
24) Cochez les affirmations correctes : a) L'escompte est l'opération qui permet au porteur d'un effet d'encaisser la créance avant son échéance b) L'endossement est l'opération qui permet au porteur d'un effet d'encaisser la créance avant son échéance c) Un effet escompté est cédé à un prix supérieur à sa valeur nominale d) Un effet escompté est cédé à un prix inférieur à sa valeur nominale e) Le tireur c'est le créancier qui a créé la lettre de change
25) Lequel de ces principes n'est pas un principe comptable : a) Principe de continuité de l'exploitation b) Principe de prudence c) Principe de dépendance des exercices d) Le principe de fixité et de permanence des méthodes
26) Qu'est-ce qu'un rabais ? a) Réduction accordée pour donner suite à un défaut de marchandise b) Réduction accordée en fonction d'une quantité commandée c) Réduction accordée périodiquement sur le total des achats réalisés par le client d) Une réduction de prix déterminée après facturation en fonction du volume des ventes
27) Comment se nomme le document permettant de justifier la différence entre le solde comptable bancaire et celui présent sur le relevé ? a) Le rapprochement bancaire b) La lettre de change c) Le tableau de trésorerie d) Le compte de résultat
28) Parmi les configurations structurelles suivantes, laquelle ne fait pas partie de la typologie de Mintzberg ? a) La structure simple b) La structure divisionnaire c) La structure bureaucratique d) L'organisation missionnaire
29) Quels sont les grands types de flux organisationnels définis par Mintzberg ? a) Les flux d'autorité formelle b) Les flux d'activités régulées c) Les flux d'activités régulées d) Les flux de constellations de travail
30) Les dimensions du management opérationnel sont : a) La dimension organisationnelle, la dimension technique, la dimension humaine b) La dimension organisationnelle, la dimension technique, la dimension commerciale c) La dimension technique, la dimension financière, la dimension hiérarchique d) La dimension technique et hiérarchique
31) Le management opérationnel : a) Permet l'acquisition de nouvelles ressources b) Vise à utiliser plus efficacement les ressources existantes c) Ne concerne pas les ressources de l'entreprise d) Aucune des réponses
32) Le management stratégique peut conduire à : a) L'acquisition de production à l'étranger b) Racheter une entreprise concurrente c) Renégocier les processus d'approvisionnement avec un fournisseur d) Aucune des réponses
33) Quels sont les éléments principaux dans la domination par les coûts ? a) Accepter une marge réduite b) Utiliser les ressources intransférables c) Réduire les coûts d) Aucune des réponses
34) Sélectionnez les affirmations vraies : a) Un DAS déploie une seule stratégie générique (différenciation / coût) b) Le niveau pertinent du diagnostic stratégique est le DAS c) La compétitivité d'une entreprise doit d'abord s'apprécier DAS par DAS d) Sur chaque DAS doit être déployée une stratégie de niche
35) La segmentation stratégique a pour but : a) D'étudier les comportements d'achat b) D'étudier les éléments qui apportent de la valeur pour les acheteurs c) D'étudier l'évolution de la demande et de la concurrence d) D'étudier l'évolution des ventes
36) Cherchez l'intrus dans les stratégies génériques de Porter : a) Coût/volume b) Différenciation c) Spécialisation d) Intégration
37) Un avantage concurrentiel est : a) Durable b) Provisoire c) Spécifique d) Non-spécifique
38) Le cycle de vie permet d'adapter les actions en fonction des phases. En phase de déclin, la production sera : a) Sous-traitée b) Délocalisée c) Standardisée d) Internalisée
39) Le coût de revient unitaire en phase de lancement est : a) Faible b) Élevé c) Équilibré d) En diminution
40) L'analyse SWOT exclut : a) L'analyse des forces et des faiblesses b) L'analyse des opportunités et des menaces c) L'analyse des perspectives et de rentabilité d) L'analyse des orientations stratégiques de l'entreprise
Corrigé avec calculs détaillés. (Ce document est la correction officielle du concours ; les réponses ci-dessous reprennent les bonnes réponses telles que fournies dans le corrigé original, avec justification.)
1. d) — Le TMS (taux marginal de substitution) pour U(x,y)=x^α.y^β vaut TMS = Um_x/Um_y = (α/β)(y/x), ce qui ne correspond exactement à aucune des formules proposées : réponse « Aucune des réponses ». 2. c) — À l'optimum du consommateur, l'utilité marginale par dirham dépensé doit être égalisée entre tous les biens : Um_CD/P_CD = Um_DVD/P_DVD. 3. b) — L'analyse d'équilibre général prend en compte les interactions simultanées entre prix et quantités sur l'ensemble des marchés (contrairement à l'équilibre partiel). 4. c) — En concurrence pure et parfaite, les facteurs de production sont au contraire parfaitement mobiles ; l'immobilité des facteurs ne correspond donc pas à une condition de la CPP. 5. c) — Définition de l'optimum de Pareto : une allocation où l'on ne peut améliorer le bien-être d'un agent sans détériorer celui d'un autre. 6. a) — Le modèle classique de l'organisation (division du travail, hiérarchie, autorité) est associé à Henri Fayol. 7. b) — Le modèle des relations humaines s'appuie notamment sur la hiérarchie des besoins d'Abraham Maslow. 8. a) — La théorie des facteurs de contingence est notamment développée par Henry Mintzberg. 9. a, c) — Le budget est la traduction annuelle (une année) du plan opérationnel et permet de chiffrer les plans d'action qui déclinent la stratégie. 10. b, c) — Le budget de l'année N s'appuie à la fois sur l'actualisation du budget précédent (corrigé des écarts constatés) et sur l'intégration des faits nouveaux et des plans d'action des opérationnels. 11. a) — Une analyse systématique des potentialités d'achat et des caractéristiques de la demande relève d'une étude de marché. 12. c) — Constater les ventes passées pour dégager des tendances de fond relève de l'analyse des séries chronologiques. 13. a) — La sensibilité des ventes à une variable du mix marketing (prix, publicité...) se mesure par l'élasticité des ventes. 14. b) — Le plan de financement est une prévision pluriannuelle des flux financiers de l'entreprise (contrairement au budget de trésorerie, qui est annuel/mensuel). 15. a) — L'équation fondamentale de la trésorerie est : Trésorerie = FR - BFR, soit FR = BFR + Trésorerie. 16. b) — Il est rare qu'un plan de financement soit équilibré dès la première itération ; plusieurs ajustements (arbitrages financement/investissement) sont nécessaires. 17. a, d) — Un paramètre résume une information sur la variable étudiée ; la randomisation est le moyen privilégié pour éviter les biais d'échantillonnage. 18. c, d) — Le motif imprimé sur une robe est bien une variable qualitative nominale ; en revanche, ni « le nombre de pommes » (a, qui est quantitative) ni les classes de consommation continues (b, qui est en réalité une variable quantitative continue regroupée en classes) ne sont correctement énoncées — les deux affirmations restantes (c et d) sont validées dans le corrigé source. 19. a) — La moyenne arithmétique est la somme des valeurs divisée par le nombre d'individus. 20. b) — L'écart-type est la racine carrée de la variance. 21. a) — La variance caractérise la dispersion d'un échantillon (ou d'une population) autour de sa moyenne. 22. c) — Une variance, étant une somme de carrés, n'est jamais négative. 23. a, b) — Les variables discrètes ne prennent que des valeurs isolées ; une population est un ensemble d'éléments homogènes auxquels on s'intéresse pour une étude statistique donnée. 24. a, d) — L'escompte permet d'encaisser la créance avant échéance, moyennant une cession à un prix inférieur à la valeur nominale (déduction des agios). 25. c) — Le « principe de dépendance des exercices » n'existe pas en tant que principe comptable reconnu (contrairement à la continuité d'exploitation, la prudence ou la permanence des méthodes) ; c'est l'intrus. 26. a) — Un rabais est une réduction de prix accordée pour compenser un défaut de qualité ou de conformité de la marchandise livrée (à distinguer de la remise, liée à la quantité, et de la ristourne, liée au cumul d'achats). 27. a) — L'état de rapprochement bancaire est le document qui explique et justifie les écarts entre le solde comptable de l'entreprise et le solde du relevé bancaire. 28. c) — La typologie de Mintzberg comprend la structure simple, la bureaucratie mécaniste, la bureaucratie professionnelle, la structure divisionnalisée, l'adhocratie et l'organisation missionnaire ; « structure bureaucratique » en tant que telle (générique) n'en fait pas partie stricto sensu. 29. a, d) (et la notion de flux régulés) — Mintzberg distingue notamment les flux d'autorité formelle, les flux d'activités régulées et les flux de constellations de travail comme grands types de flux organisationnels. 30. a) — Le management opérationnel se décline classiquement en dimension organisationnelle, technique et humaine. 31. b) — Le management opérationnel vise à optimiser l'utilisation des ressources existantes (par opposition au management stratégique, qui peut chercher à acquérir de nouvelles ressources). 32. a, b) — Le management stratégique peut conduire à des décisions structurantes comme la délocalisation de la production à l'étranger ou le rachat d'un concurrent. 33. c) — La stratégie de domination par les coûts repose avant tout sur la réduction des coûts de production et de distribution. 34. a, b, c) — Un DAS (Domaine d'Activité Stratégique) ne déploie en principe qu'une seule stratégie générique à la fois, le diagnostic stratégique pertinent se fait DAS par DAS, et la compétitivité de l'entreprise doit d'abord s'apprécier à ce niveau. 35. b) — La segmentation stratégique vise avant tout à identifier les éléments de valeur perçus par les acheteurs pour définir des DAS pertinents. 36. d) — Parmi les stratégies génériques de Porter (domination par les coûts, différenciation, concentration/spécialisation), l'intégration (verticale) n'est pas une stratégie concurrentielle générique mais une stratégie de développement : c'est l'intrus. 37. a) — Un avantage concurrentiel recherché doit être durable dans le temps pour être réellement stratégique. 38. a) — En phase de déclin du cycle de vie, la production est souvent sous-traitée afin de réduire les coûts fixes face à une demande en baisse. 39. b) — En phase de lancement, les volumes sont faibles et les coûts fixes se répartissent sur peu d'unités : le coût de revient unitaire est donc élevé. 40. c) — L'analyse SWOT porte sur les forces/faiblesses (interne) et opportunités/menaces (externe) ainsi que sur les orientations stratégiques qui en découlent ; elle n'inclut pas en tant que telle une analyse des perspectives de rentabilité financière, qui relève d'autres outils (analyse financière, business plan).





Les épreuves portent sur : Microéconomie, Statistiques, Comptabilité et Contrôle de gestion, Management Stratégique.
Oui, un corrigé indicatif est disponible sur cette page — vérifie les calculs avant de t'y fier pour réviser, la relecture humaine n'est pas garantie.
Oui, l'énoncé complet est consultable en ligne et téléchargeable en PDF gratuitement sur SaadConcours, sans inscription.
Ce sujet est classé avec une difficulté de 4/5 sur notre échelle, à titre indicatif.