Université Ibn Zohr — Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales — Agadir
Concours d'accès au cycle Master « Comptabilité Contrôle Audit » (CCA)
Année universitaire : 2015-2016 — Durée : 1H30 — Aucun document n'est autorisé
QUESTIONNAIRE — Cochez les bonnes réponses (une ou plusieurs réponses possibles par question). 42 questions sur 3 pages : fiscalité marocaine, droit des sociétés et du travail, audit, contrôle de gestion, management stratégique et analyse financière.
Q1. Le fait générateur de la taxe sur la valeur ajoutée, selon le régime de droit commun, est constitué par :
Q2. Sont obligatoirement imposés, en matière de TVA, sous le régime de la déclaration mensuelle :
Q3. Sont exonérés sans droit à déduction, en matière de TVA :
Q4. Sont assujetties à l'IR :
Q5. Le revenu global imposable est constitué par la somme des :
Q6. La société FIDA, au cours de l'exercice 2015, a réalisé un résultat avant impôt de 2 850 000 Dhs, un CA de 18 000 000 Dhs. Cette société a été créée le 01/07/2015 et imposée au taux de 30 %. Les charges non déductibles fiscalement s'élèvent à 250 000 Dhs :
Q7. Le taux de l'impôt sur les sociétés est fixé à (2016) :
Q8. Le GIE est constitué :
Q9. Le GIE est constitué :
Q10. L'auto-entrepreneur s'entend de :
Q11. L'audit juridique a pour objectifs :
Q12. Les associés d'une SARL sont :
Q13. Les associés d'une SNC sont :
Q14. Est considérée comme faute grave d'après le droit du travail :
Q15. Selon la loi 9-88 :
Q16. Selon la loi 9-88 :
Q17. Caractéristiques d'une SA :
Q18. Est réputée faire publiquement appel à l'épargne :
Q19. Stratégie d'intégration verticale : quelle(s) est (sont) elle(s) parmi les propositions suivantes :
Q20. C'est l'enchaînement des activités complémentaires qui permettent de passer d'une même matière à des produits finis distincts. À quelle notion correspond cette définition ?
Q21. Le management stratégique vise à orienter l'activité de l'entreprise sur un horizon :
Q22. Le concept d'intention stratégique conduit à une réflexion sur :
Q23. Le management opérationnel :
Q24. Les décisions opérationnelles :
Q25. Un ratio de rentabilité rapporte :
Q26. Le ROCE mesure la :
Q27. La trésorerie disponible générée par le portefeuille d'actifs sur une période est :
Q28. Le fonds de roulement net global représente :
Q29. La IVe directive du conseil des Communautés européennes du 25 juillet 1978 concerne :
Q30. La naissance de la méthode dite de la « partie double » date :
Q31. La présentation des comptes annuels et les méthodes d'évaluation retenues :
Q32. « % du CA réalisé avec des clients nouveaux » est un indicateur de l'axe :
Q33. Les auteurs du balanced scorecard sont :
Q34. L'imputation rationnelle (IR) est-elle préconisée par le Plan Comptable Général ?
Q35. Intérêt(s) de l'IR :
Q36. Le bilan fonctionnel veut intégrer les biens financés par crédit-bail comme si l'entreprise en était propriétaire. Cela consiste :
Q37. Parmi ces affirmations, lesquelles sont vraies ?
Q38. L'entreprise EUTAL a des crédits clients pour un total de 15 000, des stocks de matières premières pour un total de 20 000 et des stocks de produits finis pour un total de 5 000. Elle a des dettes fournisseurs pour un total de 40 000 et des dettes fiscales et sociales pour un montant de 3 000. L'année précédente, le BFR était de – 5 000. La trésorerie de EUTAL :
Q39. Parmi les affirmations suivantes relatives au tableau de financement, cochez celles qui vous semblent vraies :
Q40. En cours d'exercice, une entreprise a cédé une immobilisation pour 80 000 DH hors taxes, acquise hors taxes 200 000 DH, et dont la valeur nette comptable était de 140 000 DH. Cette opération se traduit par :
Q41. Une entreprise acquiert une immobilisation pour un montant brut HT de 15 000 €. Elle bénéficie d'une réduction commerciale de 5 % et d'un escompte de 2 %. Le coût d'entrée de l'immobilisation est de :
Q42. L'autofinancement permet à l'entreprise de financer par elle-même :
Corrigé rédigé par IA (non officiel) — aucun corrigé officiel de la FSJES Ibn Zohr Agadir n'a été retrouvé pour ce concours. Le scan source (
public/images/Agadir/2015_Agadir_FSJES_CCA/) porte des réponses entourées ou cochées à la main par un candidat : elles ont servi d'indication, mais chaque réponse ci-dessous a été re-raisonnée (CGI, loi 9-88, loi 17-95, loi 13-97, Code du travail, contrôle de gestion, analyse financière) et plusieurs divergent des marques du scan — celles-ci sont signalées. QCM à réponses multiples : une question peut avoir plusieurs bonnes réponses.
Q1. A — Sous le régime de droit commun (régime de l'encaissement), le fait générateur de la TVA est l'encaissement total ou partiel du prix. La proposition B (facturation / inscription en comptabilité de la créance) décrit le régime optionnel des débits, et D est hors sujet.
Q2. B et D — Sont obligatoirement soumis à la déclaration mensuelle : les contribuables dont le CA taxable de l'année écoulée atteint ou dépasse 1 000 000 DH (D), ainsi que toute personne n'ayant pas d'établissement au Maroc et y réalisant des opérations imposables (B). Les propositions A et C décrivent au contraire les redevables relevant de la déclaration trimestrielle (CA < 1 000 000 DH, nouveaux contribuables pour l'année civile en cours) — c'est le piège classique de la question.
Q3. C — Exonération sans droit à déduction : les ventes et prestations réalisées par les petits fabricants et petits prestataires dont le CA annuel ne dépasse pas le seuil prévu par le CGI (500 000 DH dans l'énoncé). A (exportations) et D (biens d'équipement de l'enseignement privé / formation professionnelle, dans les 36 mois du début d'activité) sont des exonérations avec droit à déduction ; B ne relève pas d'une exonération sans droit à déduction, les ventes de produits de récupération étant taxables.
Q4. A, B et C — Les trois propositions reprennent exactement les trois cas de rattachement à l'IR marocain : domicile fiscal au Maroc → revenus de source marocaine et étrangère ; domicile fiscal hors du Maroc → revenus de source marocaine ; et, avec ou sans domicile fiscal au Maroc, les revenus dont le droit d'imposition revient au Maroc en vertu d'une convention de non-double imposition.
Q5. A — Le revenu global imposable est la somme des revenus nets (et non bruts) des cinq catégories, exploitations agricoles comprises (ce qui élimine C).
Q6. A et B
Q7. A, B et D — Taux visés par l'énoncé : 37 % pour les établissements de crédit, BAM, CDG, sociétés d'assurances et de réassurances ; 30 % de droit commun ; 10 % lorsque le résultat fiscal est inférieur ou égal à 300 000 DH. La proposition C est fausse telle qu'elle est rédigée : le taux réduit retenu par l'énoncé est adossé au résultat fiscal, non au chiffre d'affaires.
Q8. A (et D par voie de conséquence) — Selon la loi 13-97, le groupement d'intérêt économique est constitué entre deux ou plusieurs personnes morales : une personne physique ne peut en être membre (ce qui élimine B et C). Des associations, qui sont des personnes morales, peuvent donc constituer un GIE — c'est ce que vise la proposition D, également entourée sur le scan.
Q9. D — Le GIE peut être constitué avec ou sans capital (loi 13-97) : aucun capital minimum n'est exigé.
Q10. A — Définition légale de l'auto-entrepreneur (loi 114-13) : personne physique exerçant en son nom personnel, à titre individuel, une activité indépendante, avec un chiffre d'affaires annuel plafonné. Salariés (B), professions libérales réglementées (C) et fonctionnaires (D) en sont expressément exclus.
Q11. C — L'audit juridique consiste à examiner la situation de l'entreprise au regard de la législation en vigueur pour en déceler anomalies et manquements. La certification des comptes (A) et l'audit légal (B) relèvent de l'audit financier ; D n'est qu'une formalité ponctuelle.
Q12. D — Les associés d'une SARL peuvent être des personnes physiques ou morales. Ils n'ont pas la qualité de commerçant (A) et leur responsabilité est limitée à leurs apports, donc non solidaire (B).
Q13. A et B — Dans une SNC, tous les associés ont la qualité de commerçant et répondent indéfiniment et solidairement des dettes sociales.
Q14. B et C — Relèvent de la faute grave (article 39 du Code du travail) la divulgation d'un secret professionnel ayant causé un préjudice à l'entreprise et le refus délibéré et injustifié d'exécuter un travail relevant des attributions du salarié. A est le piège : le seuil légal est l'absence non justifiée de plus de 4 jours ou 8 demi-journées sur 12 mois, et non « 8 jours ou 16 demi-journées » (le scan coche pourtant A). D n'est pas une faute grave : les heures supplémentaires obéissent à leur propre régime.
Q15. C — Loi 9-88 : le manuel décrivant l'organisation comptable est obligatoire lorsque le chiffre d'affaires annuel dépasse 10 000 000 DH (le critère n'est ni le capital, ni un seuil de 7 500 000 DH).
Q16. C — La cotation et le paraphe du livre-journal et du livre d'inventaire s'imposent aux assujettis tenus d'une comptabilité — donc à toutes les personnes morales (les livres ne sont jamais facultatifs, ce qui élimine D ; A restreint à tort l'obligation à un seuil de chiffre d'affaires). B, entourée sur le scan, n'est exacte que comme cas particulier de cette règle générale.
Q17. A, B, C et D — les quatre propositions sont exactes (loi 17-95) : minimum de 5 actionnaires ; capital minimum de 300 000 DH (3 000 000 DH en cas d'appel public à l'épargne) ; désignation par une dénomination sociale et non une raison sociale ; capital devant être intégralement souscrit à la constitution.
Q18. B et C — Sont réputées faire publiquement appel à l'épargne les sociétés dont les titres sont inscrits à la cote de la Bourse des valeurs et celles comptant plus de 100 actionnaires (le seuil de 50 de la proposition A est faux). D confond le critère avec sa conséquence : c'est l'appel public à l'épargne qui impose un capital minimum de 3 000 000 DH.
Q19. D — L'intégration verticale correspond aux stratégies de filière (remonter ou descendre la chaîne de valeur). Pénétration et expansion de marché relèvent de la croissance ; redéploiement et dégagement, du recentrage.
Q20. B — La filière désigne l'enchaînement des activités complémentaires permettant de passer d'une même matière première à des produits finis distincts.
Q21. C — Le management stratégique engage l'entreprise sur le long terme ; le management opérationnel gère le court terme.
Q22. B — L'intention stratégique (Hamel et Prahalad) traduit l'ambition, le « futur rêvé » que l'entreprise se donne pour cible, au-delà de ses ressources actuelles.
Q23. B — La remontée d'informations et les résultats opérationnels influencent les choix stratégiques sans les conditionner totalement (C) ni être sans effet (A).
Q24. C — Les décisions opérationnelles déclinent la stratégie : elles doivent rester cohérentes avec les orientations stratégiques prédéfinies.
Q25. B — Un ratio de rentabilité rapporte toujours une marge (un résultat) à un capital engagé : rentabilité économique = résultat d'exploitation / capitaux investis ; rentabilité financière = résultat net / capitaux propres.
Q26. B — Le ROCE (Return On Capital Employed) = résultat d'exploitation après impôt / capitaux employés : c'est la mesure de la rentabilité économique.
Q27. C — Le Free Cash Flow to the Firm est le flux de trésorerie disponible généré par l'ensemble des actifs, avant rémunération des apporteurs de fonds. La CAF (A) est un flux potentiel, l'operating cash flow (B) ne déduit ni investissements ni variation du BFR.
Q28. A et B — Le FRNG est l'excédent des ressources stables sur les emplois stables (B), excédent qui sert précisément à financer une partie de l'actif circulant (A). C en est la définition inversée.
Q29. C — La IVe directive (25 juillet 1978) porte sur les comptes annuels des sociétés de capitaux et des SARL ; les comptes consolidés relèvent de la VIIe directive (1983) et l'agrément des contrôleurs légaux de la VIIIe (1984).
Q30. A — La partie double est formalisée à la fin du Moyen Âge (pratiques marchandes italiennes des XIIIe-XIVe siècles, codifiées par Luca Pacioli en 1494).
Q31. C — Application du principe de permanence des méthodes : un changement n'est admis que s'il est justifié par une modification dans la vie de l'entreprise ou par la recherche d'une meilleure image fidèle, et il doit être mentionné dans l'ETIC. A autoriserait une manipulation du résultat, B est trop absolue.
Q32. C — Le pourcentage de chiffre d'affaires réalisé avec de nouveaux clients est un indicateur de l'axe Client du balanced scorecard (conquête et acquisition).
Q33. A — Le balanced scorecard (tableau de bord prospectif) a été formalisé par Robert Kaplan et David Norton (1992).
Q34. A — L'imputation rationnelle n'est imposée qu'en cas de sous-activité : la quote-part de charges fixes correspondant à la sous-activité constitue une charge de la période et ne doit pas être incorporée au coût des stocks.
Q35. B et C — Intérêt principal : le coût unitaire devient indépendant du volume d'activité (B), ce qui rend les coûts comparables d'une période à l'autre ; l'exclusion du coût de sous-activité de la valorisation des stocks procure par ailleurs un avantage fiscal (C). A est faux : l'IR fournit un coût « normalisé », pas le coût réellement supporté.
Q36. A, B et C — Retraitement du crédit-bail au bilan fonctionnel : la valeur d'origine du bien est portée en immobilisations (A), les amortissements cumulés fictifs sont constatés (B) et la différence (valeur d'origine − amortissements) est inscrite en dettes de financement (C).
Q37. A et B — Une CAF élevée élargit les marges de manœuvre financières ; une CAF faible annonce des difficultés. C est faux : la CAF peut être négative (insuffisance d'autofinancement). D est faux : la CAF est un flux potentiel de trésorerie, indépendant des décalages d'encaissement et de décaissement.
Q38. A — BFR de l'exercice = (15 000 + 20 000 + 5 000) − (40 000 + 3 000) = 40 000 − 43 000 = – 3 000. Le BFR passe de – 5 000 à – 3 000, soit une augmentation de 2 000 : à fonds de roulement inchangé, la trésorerie nette (TN = FR − BFR) se détériore de 2 000.
Q39. A et C — Dans le tableau de financement, la diminution d'un poste de passif est un emploi (A) et la distribution de dividendes, qui ampute les capitaux propres, diminue les ressources stables (C). B est faux : l'augmentation d'un poste d'actif est un emploi, pas un flux de trésorerie. D est faux : le tableau des emplois et ressources fait apparaître quatre ressources stables (autofinancement, cessions et réductions d'immobilisations, augmentation des capitaux propres et assimilés, augmentation des dettes de financement) et quatre emplois stables.
Q40. A — Seul le prix de cession transite par le tableau de financement : 80 000 DH sont inscrits en ressource durable (rubrique « cessions et réductions d'immobilisations »). Les valeurs 200 000 DH (valeur d'origine) et 140 000 DH (VNA) servent à calculer le résultat de cession dans le CPC, non à alimenter le tableau des emplois et ressources.
Q41. C — 13 965 € — 15 000 × (1 − 5 %) = 14 250 € ; 14 250 × (1 − 2 %) = 13 965 €. Attention : cette réponse suit la règle retenue par l'énoncé (escompte de règlement déduit du coût d'entrée, logique du PCG français et d'IAS 16). Sous le CGNC marocain, l'escompte de règlement obtenu est enregistré en produit financier (7386) et le coût d'entrée serait alors de 14 250 € — l'énoncé étant libellé en euros, c'est bien la lecture « PCG » qui est attendue ici.
Q42. A, B et C — L'autofinancement finance les investissements, le remboursement des emprunts et l'accroissement du fonds de roulement. D est faux : la rémunération des associés (dividendes) n'est pas financée par l'autofinancement, elle vient au contraire le réduire (autofinancement = CAF − dividendes distribués).



Les épreuves portent sur : Fiscalité des Entreprises, Droit des Sociétés, Audit, Contrôle de Gestion, Analyse Financière, Management Stratégique.
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Ce sujet est classé avec une difficulté de 3/5 sur notre échelle, à titre indicatif.