Concours d'accès au Master

Économie, Finance Participative et Marchés Financiers (Économie et Finance Participative)

FSJES Dhar El MahrazFès2014Difficulté2/5Corrigé disponible

Matières : Économie Monétaire et Financière, Finance Participative

Énoncé

Université Sidi Mohamed Ben Abdellah — Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales — Fès

Concours d'accès au Master Spécialisé : Économie, Finance Participative et Marchés Financiers (Économie et Finance Participative) — Année universitaire 2014-2015

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Traitez le sujet suivant :

Le financement de l'économie marocaine : sources, contraintes et perspectives

Consignes aux candidats :

  • Le candidat doit formuler une problématique claire et pertinente ;
  • Le candidat doit présenter sa réponse sous forme d'un développement structuré (introduction, développement et conclusion) ;
  • La réponse à la problématique choisie doit être argumentée en mobilisant les connaissances théoriques et pratiques ;
  • Le candidat doit présenter sa réponse avec un maximum de 4 pages.

Sujet original scanné

Extrait scanné — FSJES Dhar El Mahraz 2014

Corrigé

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Corrigé indicatif rédigé par SaadConcours, pas une correction officielle de la FSJES Fès. Il s'agit d'un plan détaillé, pas d'une copie rédigée, replacé dans le contexte de 2014 : les banques participatives n'existaient pas encore au Maroc.

Méthode

Une seule dissertation, en 4 pages au plus. Les consignes insistent sur la problématique : elle doit apparaître clairement dans l'introduction et guider tout le plan. Le sujet porte sur l'économie entière (État, entreprises, ménages), pas seulement sur l'entreprise : c'est ce qui le distingue du sujet de 2016 du même master.

Introduction

  • Accroche : le Maroc investit chaque année environ 30 % de son PIB, l'un des taux les plus élevés de la région, pour une croissance qui reste modeste. La question de l'efficacité de son financement est posée.
  • Définition : financer l'économie, c'est faire passer les ressources des agents à capacité de financement vers les agents à besoin de financement, par l'épargne intérieure, le système financier et les capitaux extérieurs.
  • Problématique : le système de financement marocain est-il capable de mobiliser une épargne suffisante et de l'orienter vers l'investissement productif ?
  • Annonce : I. Les sources ; II. Les contraintes ; III. Les perspectives.

I. Les sources de financement

  1. Épargne intérieure : épargne des ménages (souvent liquide ou investie dans l'immobilier), autofinancement des entreprises, épargne publique ; épargne institutionnelle (CDG, caisses de retraite, assurances, OPCVM).
  2. Financement intermédié : les banques dominent ; refinancement auprès de Bank Al-Maghrib et création monétaire.
  3. Financement de marché : Bourse de Casablanca, marché obligataire, titres de créances négociables, adjudications de bons du Trésor.
  4. Financement public : budget de l'État, Fonds Hassan II, établissements publics.
  5. Financement extérieur : investissements directs étrangers, transferts des Marocains résidant à l'étranger, recettes touristiques, emprunts extérieurs, dons des pays du Golfe.

II. Les contraintes

  • Épargne insuffisante et mal orientée : écart persistant entre épargne et investissement, d'où un déficit du compte courant ; épargne attirée par l'immobilier.
  • Économie d'endettement bancaire : crédit concentré sur les grandes entreprises, exigences de garanties, accès difficile des TPME et du monde rural.
  • Marché financier étroit : peu d'introductions en Bourse, faible liquidité, poids des investisseurs institutionnels.
  • Déficits jumeaux (budget et compte courant) et dette publique en hausse ; effet d'éviction lorsque le Trésor absorbe l'épargne.
  • Exclusion financière : faible bancarisation, poids de l'informel, refus d'une partie de la population des produits à intérêt.

III. Les perspectives

  • Finance participative : le projet de loi 103-12 sur les établissements de crédit (adopté fin 2014) prévoit des banques participatives, les sukuk et l'assurance takaful. Elle peut mobiliser une épargne aujourd'hui restée hors du système.
  • Approfondissement du marché des capitaux : réforme de la Bourse et de l'autorité de marché, nouveaux instruments (marché à terme, prêt de titres, titrisation).
  • Casablanca Finance City, place financière régionale tournée vers l'Afrique.
  • Inclusion financière : microcrédit, paiement mobile, éducation financière.
  • Meilleure orientation de l'investissement vers les secteurs productifs et exportateurs.

Conclusion

  • Synthèse : le Maroc dispose de sources variées, mais son financement reste dominé par la banque et dépendant de l'extérieur.
  • Ouverture : la diversification par la finance participative et les marchés de capitaux est une condition pour financer durablement la croissance.

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