Sciences Économiques

🏫 FSJES Agdal🎓 Sciences Économiques📍 Rabat📅 non précisée2/5✅ corrigé disponible

Énoncé

Université Mohammed V — Agdal — Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales - Rabat

Département des Sciences Économiques

Concours d'admission au Master de « Sciences Économiques » — Épreuve écrite — Durée : 2 heures

Traitez l'un des deux sujets suivants :

Sujet n°1 : Certains économistes voient dans la mondialisation un phénomène de nature à contribuer de façon décisive au développement économique mondial. D'autres estiment au contraire que la mondialisation accroît les inégalités entre les pays.

Dans le cadre d'une réflexion économique argumentée et organisée, illustrée d'exemples, vous répondrez à la question suivante : La mondialisation de l'économie favorise-t-elle la réduction des inégalités de développement entre les pays ?

Sujet n°2 : Présentez, dans le cadre d'un raisonnement structuré, les arguments économiques illustrés d'exemples qui vous permettent de répondre à la question suivante : Dans quelle mesure la crise économique actuelle permet-elle la réhabilitation de la théorie keynésienne ?

Corrigé

⚠️ Corrigé indicatif (relecture humaine non garantie) — vérifie les calculs avant de t'y fier pour réviser.

Corrigé rédigé par IA (non officiel) — aucun corrigé officiel de la FSJES Agdal n'a été retrouvé pour ce concours. Sujet de dissertation économique au choix (un sujet à traiter parmi les deux) ; plans de réponse structurés proposés ci-dessous, sans grille de notation officielle publiée.

Sujet n°1 — Mondialisation et inégalités de développement

Problématique : la mondialisation réduit-elle ou aggrave-t-elle les inégalités entre pays ?

I. Les arguments en faveur d'une réduction des inégalités par la mondialisation

  • La théorie du commerce international (avantage comparatif ricardien, modèle HOS) prédit une convergence des revenus par la spécialisation et l'ouverture commerciale.
  • Les faits stylisés de certains pays émergents (Corée du Sud, Chine depuis les années 1980, Asie du Sud-Est) montrent un rattrapage rapide du niveau de vie via l'insertion dans les chaînes de valeur mondiales, les investissements directs étrangers (IDE) et les transferts de technologie.
  • La diffusion internationale du savoir et des technologies (brevets, IDE, formation) peut accélérer la convergence des productivités.

II. Les arguments pointant un accroissement des inégalités

  • Les inégalités entre pays peuvent globalement diminuer (grâce à la Chine et à l'Inde) alors que les inégalités au sein de chaque pays augmentent (thèse développée notamment par Milanovic à travers la « courbe de l'éléphant ») : les classes moyennes des pays riches et les plus pauvres n'ont pas bénéficié des gains de la mondialisation autant que les classes moyennes émergentes et les très hauts revenus mondiaux.
  • Risque de spécialisation défavorable pour les pays les moins avancés (piège de la rente sur matières premières, dégradation des termes de l'échange, désindustrialisation prématurée).
  • Asymétries de pouvoir de négociation dans les règles du commerce international (OMC, propriété intellectuelle) qui peuvent figer la position des pays en développement en bas des chaînes de valeur.

III. Nuances et conditions de réussite

  • L'effet de la mondialisation sur les inégalités dépend des politiques d'accompagnement nationales (éducation, protection sociale, politique industrielle) : la mondialisation crée un potentiel de convergence, mais ne le réalise pas mécaniquement.
  • Illustrer avec le cas marocain (Plan d'accélération industrielle, accords de libre-échange, IDE dans l'automobile et l'aéronautique) comme exemple d'une mondialisation partiellement maîtrisée.

Conclusion : la mondialisation n'a pas un effet univoque sur les inégalités de développement ; son impact dépend de la capacité des pays et de leurs institutions à transformer l'ouverture en apprentissage productif, plutôt que de la mondialisation en tant que telle.

Sujet n°2 — La crise économique et la réhabilitation de la théorie keynésienne

Problématique : dans quelle mesure les crises économiques contemporaines (crise financière de 2008, ou toute crise économique majeure évoquée en cours) redonnent-elles pertinence aux prescriptions keynésiennes ?

I. Rappel des fondements keynésiens mobilisés en temps de crise

  • Insuffisance de la demande effective en période de récession, trappe à liquidité, nécessité d'une relance budgétaire (multiplicateur keynésien) lorsque la politique monétaire devient inefficace (taux d'intérêt proches de zéro).
  • Rôle stabilisateur de l'État (stabilisateurs automatiques, dépenses publiques contra-cycliques) face à l'incapacité du marché à s'auto-réguler spontanément vers le plein emploi.

II. Les éléments de la crise qui semblent valider ces prescriptions

  • Les plans de relance budgétaire massifs mis en œuvre après 2008 (États-Unis, Chine, Union européenne) et les politiques monétaires non conventionnelles (taux zéro, assouplissement quantitatif) s'inscrivent dans une logique de soutien de la demande proche de l'inspiration keynésienne.
  • Le retour en grâce, dans le débat public et académique, de la notion de multiplicateur budgétaire, y compris chez des économistes du courant néoclassique (débat sur la valeur du multiplicateur en période de récession profonde, travaux du FMI révisant ce multiplicateur à la hausse après 2010).

III. Les limites de cette « réhabilitation »

  • Les politiques d'austérité budgétaire adoptées dans plusieurs pays européens après 2010 (zone euro, contrainte du pacte de stabilité) montrent que la doctrine keynésienne n'a pas fait l'objet d'une adhésion univoque ; les débats entre partisans de la rigueur budgétaire et partisans de la relance restent vifs.
  • Les critiques monétaristes et néoclassiques (anticipations rationnelles, effets d'éviction, risque d'inflation et de dette publique excessive) continuent de peser sur la mise en œuvre effective des recettes keynésiennes.
  • La portée de la relance keynésienne est discutée dans un contexte d'économies ouvertes (fuites par les importations) et de contraintes de finances publiques (niveaux d'endettement déjà élevés).

Conclusion : la crise a incontestablement redonné de la visibilité et de la légitimité aux outils keynésiens de politique économique, sans pour autant provoquer un basculement doctrinal complet ni un consensus sur leur mise en œuvre — la théorie keynésienne coexiste avec d'autres cadres d'analyse dans la réponse aux crises contemporaines.

La note tient compte du plan annoncé et suivi, de la rigueur des concepts économiques mobilisés, de la pertinence des exemples et de la qualité de la langue.

Extraits scannés

Extrait scanné — FSJES Agdal non précisée

Source

- economie-gestion.com — Master Sciences Économiques - FSJES Agdal Rabat (fichier PDF hébergé sur economie-gestion.com/wp-content/uploads/) : https://www.economie-gestion.com/wp-content/uploads/2019/06/Master-Sciences-Economiques-.-Fsjes-Agdal-Rabat.pdf (page listant les annales : https://www.economie-gestion.com/concours-masters-fsjes-maroc/)

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Questions fréquentes

Quelles sont les matières du concours Sciences Économiques à FSJES Agdal (non précisée) ?

Les épreuves portent sur : Culture Générale.

Un corrigé est-il disponible pour ce sujet ?

Oui, un corrigé indicatif est disponible sur cette page — vérifie les calculs avant de t'y fier pour réviser, la relecture humaine n'est pas garantie.

Ce sujet de concours est-il gratuit ?

Oui, l'énoncé complet est consultable en ligne et téléchargeable en PDF gratuitement sur SaadConcours, sans inscription.

Quel est le niveau de difficulté de ce concours ?

Ce sujet est classé avec une difficulté de 2/5 sur notre échelle, à titre indicatif.