Université Ibnou Zohr — Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales — Agadir
Concours d'accès au cycle Masters : Contrôle de Gestion et Système d'Information (CGSI) & Finance d'Entreprise et Ingénierie Financière (FEIF)
23 juillet 2019 — Durée : 2H
NB : Pour chacune des questions suivantes, cochez la ou les bonne(s) réponse(s). Aucun document n'est autorisé.
Q1. Le solde débiteur du compte fournisseur :
Q2. Lorsque l'entreprise cède une immobilisation totalement amortie :
Q3. Une installation technique d'une valeur d'origine (TTC) de 72 000 DHS a été cédée le 30/09/N pour 20 000 DHS. Cette installation est amortie de 45 000 DHS. L'entreprise a réalisé le résultat de cession suivant :
Q4. Parmi les affirmations suivantes, cochez celles qui vous semblent exactes :
Q5. Lorsque la valeur d'une action à l'inventaire est supérieure à sa valeur d'acquisition, il faut :
Q6. Parmi les affirmations suivantes, cochez celles qui vous semblent exactes :
Q7. Pour une entreprise, avoir un stock important est synonyme de :
Q8. En comptabilité analytique, sont a priori incorporables les charges suivantes :
Q9. Les charges non incorporables :
Q10. Les charges supplétives :
Q11. Le coût de revient d'un produit :
Q12. Parmi les affirmations suivantes, choisissez celles qui vous semblent vraies :
Q13. Dans le Tableau de Formation des Résultats (TFR), le retraitement des charges de sous-traitance modifie :
Q14. Une entreprise verse annuellement une redevance de crédit-bail pour un montant de 480 000 DH afin de financer l'utilisation d'un matériel industriel d'une valeur de 2 000 000 DH et dont la durée de vie est de 5 ans. Le retraitement de cette redevance est envisagé. Comment la charge liée à la redevance du crédit-bail est-elle répartie ?
Q15. Pour développer sa production, l'entreprise BELKADI achète un nouvel équipement : frais d'achat TTC de 300 000 DH, frais d'installation TTC de 44 400 DH et augmentation du BFRE de 30 000 DH.
Q16. On dispose des informations suivantes : CAHT : 10 000 000 (10 000 unités à 1 000 DH) ; charges variables unitaires : 300 DH ; charges fixes : 3 500 000 DH.
Q17. Sont considérés comme des revenus salariaux soumis à l'IR :
Q18. Sont considérés comme des revenus fonciers soumis à l'IR :
Q19. Sont considérés comme des revenus de capitaux mobiliers soumis à l'IR :
Q20. Le CAHT (2018) de l'entreprise GTS, partiellement assujettie à la TVA, se présente comme suit : CA taxable : 800 000 DH ; CA exonéré sans droit à déduction : 400 000 ; CA fait en suspension de la TVA : 100 000 ; location d'immeubles nus : 160 000 ; CA réalisé à l'export : 700 000. Le prorata de déduction à retenir est de :
Q21. Le stock actif est :
Q22. Le coût de passation est d'autant plus élevé que :
Q23. Le stock critique minimal est :
Q24. Le modèle de Wilson permet de calculer le nombre optimal de commandes à passer pour :
Q25. L'écart global sur charges directes peut être égal à :
Q26. L'audit interne peut porter sur :
Q27. La circularisation suppose :
Q28. Pour vérifier la fiabilité des informations financières, l'auditeur peut éventuellement s'intéresser à l'évolution de/des :
Q29. L'audit du cycle immobilisations peut soulever les risques liés aux situations suivantes :
Q30. Un commissaire aux comptes doit :
Corrigé rédigé par IA (non officiel) — aucun corrigé officiel de la FSJES Ibn Zohr Agadir n'a été retrouvé pour ce concours. Le scan source (
public/images/Agadir/2019_Agadir_FSJES_CGSI_FEIF/) porte des réponses pointées à la main par un candidat : elles ont servi d'indication, mais chaque réponse a été re-raisonnée (CGNC, CGI, analyse financière, gestion des stocks, audit) et plusieurs divergent des marques du scan — elles sont signalées. QCM à réponses multiples.
Q1. A et D — Un compte fournisseur est un compte de passif : son solde normal est créditeur. Un solde débiteur signifie que l'entreprise a trop payé (avance, avoir non utilisé) : le fournisseur lui doit de l'argent (D), c'est donc une créance sur ce fournisseur (A).
Q2. A, B et D — Sur une immobilisation totalement amortie : la valeur d'origine est égale au cumul des amortissements (B), la VNA est donc nulle et la totalité du prix de cession constitue une plus-value (D) ; la cession entraîne la sortie du bien du patrimoine (A). Aucune dotation complémentaire n'est à constater puisque le bien est déjà intégralement amorti (C fausse).
Q3. B — une plus-value de 5 000 — La valeur d'origine hors taxes est 72 000 / 1,20 = 60 000 DH (la TVA est récupérable, elle n'entre pas dans la valeur d'entrée). VNA = 60 000 − 45 000 = 15 000 DH. Résultat de cession = 20 000 − 15 000 = + 5 000 DH.
Q4. A et B — Les provisions sont ajustées à chaque inventaire (A) et annulées (reprises) lorsqu'elles deviennent sans objet (B). La proposition C est à écarter : le CGI marocain ne prévoit pas la récupération de la TVA facturée sur une créance devenue irrécouvrable (le traitement inverse est celui du droit français) — elle est pourtant cochée sur le scan.
Q5. A et D — Principe de prudence : une plus-value latente ne se comptabilise pas (B fausse) et il n'y a aucune écriture à passer si le titre n'avait fait l'objet d'aucune provision (D). Si une provision existait, elle devient sans objet et doit être reprise (A). La proposition C est l'inverse du raisonnement.
Q6. A et C — Une provision couvre une perte ou une charge probable, donc réversible et ajustable (A) ; l'amortissement constate une dépréciation certaine et définitive (C). B et D inversent les caractéristiques.
Q7. B et D — Un stock important réduit le nombre de commandes et donc le coût d'approvisionnement (passation) (B) et permet de se prémunir contre une hausse des prix, dans une logique spéculative (D). En revanche, il augmente le coût de stockage (A fausse) et le coût global de gestion des stocks (C fausse).
Q8. C et D — Les achats de matières premières et les charges de personnel sont des charges d'exploitation normales, donc incorporables. L'impôt sur les bénéfices (A) et les charges exceptionnelles / non courantes (B) sont non incorporables.
Q9. A et C — Étant exclues des coûts, les charges non incorporables majorent le résultat analytique (A). Pour revenir au résultat de la comptabilité générale, il faut donc les retrancher du résultat analytique global (C).
Q10. B et D — Symétriquement, les charges supplétives (rémunération conventionnelle du travail de l'exploitant, des capitaux propres) sont ajoutées aux coûts : elles diminuent le résultat analytique (B) et doivent être rajoutées au résultat analytique pour retrouver le résultat comptable (D).
Q11. B, C et D — Le coût de revient est un coût complet (D) qui sert de base à la fixation du prix de vente (B) et ne concerne que les produits vendus (C) — le coût de production, lui, concerne les produits fabriqués. A est donc faux.
Q12. B — La CAF est une ressource stable : son amélioration accroît le FRNG. A est faux (un FRNG négatif est fréquent, et même normal en grande distribution) ; C est faux (le remboursement d'un emprunt à long terme diminue les ressources stables, donc le FRNG) ; D est excessif : une trésorerie nette très positive traduit certes une aisance, mais une trésorerie pléthorique signale surtout des ressources mal employées — elle est cochée sur le scan, mais ne peut être posée comme une règle générale.
Q13. A — Le retraitement de la sous-traitance consiste à sortir les charges de sous-traitance des « autres charges externes » pour les rattacher au cycle de production : la production de l'exercice est retraitée. Si le retraitement n'est opéré que de ce côté (présentation retenue par de nombreux manuels et cochée sur le scan), la valeur ajoutée s'en trouve également modifiée (B) ; en revanche, l'EBE (C) et le résultat financier (D) ne sont pas affectés.
Q14. C — Retraitement du crédit-bail : dotation aux amortissements = 2 000 000 / 5 = 400 000 DH ; charges financières = 480 000 − 400 000 = 80 000 DH.
Q15. B et D — Les montants étant donnés TTC et la TVA étant récupérable, le capital investi se calcule hors taxes : 300 000 / 1,20 = 250 000 et 44 400 / 1,20 = 37 000, soit 287 000 DH d'immobilisation, auxquels s'ajoute la variation du BFRE de 30 000 DH ⇒ 317 000 DH (B). La proposition A (374 400 DH) est le piège : elle additionne les montants TTC. Par ailleurs, le BFRE est récupéré en fin de projet et s'ajoute au dernier flux de trésorerie (D).
Q16. B et D — Marge sur coût variable unitaire = 1 000 − 300 = 700 DH (donc A fausse) ; taux de MCV = 700 / 1 000 = 0,70 (donc C fausse) ; seuil de rentabilité en quantité = 3 500 000 / 700 = 5 000 unités (B) ; seuil de rentabilité en valeur = 3 500 000 / 0,70 = 5 000 000 DH (D).
Q17. A, B, C et D — L'article 56 du CGI range parmi les revenus salariaux et assimilés les traitements et salaires, les indemnités et émoluments (A), les allocations et rémunérations allouées aux dirigeants — dont les tantièmes spéciaux (B) —, les pensions (C) et les rentes viagères (D).
Q18. B et C — Relèvent des revenus fonciers la valeur locative des immeubles mis gratuitement à la disposition de tiers (B) et les revenus tirés de la location de propriétés agricoles (C). La location en meublé est imposée dans la catégorie des revenus professionnels (A fausse) et les produits de participation relèvent des capitaux mobiliers (D fausse).
Q19. A, C et D — Produits de participation (dividendes), intérêts d'obligations et intérêts de bons du Trésor sont des revenus de capitaux mobiliers. La proposition B mérite une nuance : les jetons de présence ordinaires sont assimilés à des produits de participation (donc à des revenus de capitaux mobiliers), tandis que les tantièmes spéciaux sont imposés comme des revenus salariaux — c'est précisément la distinction testée aux questions 17 et 19.
Q20. C — 77,4 %
Q21. A et C — Le stock actif est la quantité consommée entre deux réapprovisionnements, soit le lot commandé (A), égal à consommation / cadence d'approvisionnement (C). Le stock moyen (B) en est la moitié ; le délai d'approvisionnement (D) sert à déterminer le stock d'alerte.
Q22. A et C — Le coût de passation est proportionnel au nombre de commandes : il croît quand les commandes sont nombreuses (A), c'est-à-dire quand les quantités commandées sont faibles (C).
Q23. A, B et D — Le stock critique (stock d'alerte) est le niveau qui déclenche la commande (A), calculé à partir du délai d'approvisionnement (D) ; tout dépassement sans commande expose à la rupture (B). Il ne se confond pas avec le stock de sécurité (C), qui n'en est qu'une composante.
Q24. A — Le modèle de Wilson détermine la quantité (et donc le nombre) de commandes qui minimise le coût total de gestion du stock : coût de passation + coût de possession.
Q25. B, C et D — L'écart global est par définition coût réel − coût préétabli (C) ; il se décompose en écart sur quantité + écart sur prix (B), ou en écart sur quantité + écart sur prix + écart résiduel (D). La proposition A (budget / activité / rendement) concerne les charges indirectes.
Q26. A et B — L'audit interne évalue le dispositif de contrôle interne (A) et identifie les dysfonctionnements de l'organisation. La certification de la sincérité et de la régularité des comptes (C et D) est la mission de l'auditeur légal (commissaire aux comptes).
Q27. A, B, C et D — La circularisation suppose une sélection des tiers à interroger, un formalisme rigoureux (lettre type sur papier à en-tête du client), l'accord de l'entité auditée qui signe les demandes, et l'envoi des réponses directement à l'auditeur — condition de leur valeur probante.
Q28. A, B, C et D — L'examen analytique recoupe l'évolution des approvisionnements, de la production, de l'actif immobilisé et des ventes : toute rupture de tendance inexpliquée constitue un indice d'anomalie.
Q29. B et D — Deux anomalies : une immobilisation enregistrée en classe 2 sans constatation d'amortissement (B) et un amortissement calculé sur la valeur nette au lieu de la valeur d'origine (D), ce qui est contraire au mode linéaire du CGNC. A et C décrivent au contraire les traitements corrects.
Q30. A, B et D — Le commissaire aux comptes exprime une opinion motivée sur la régularité et la sincérité des comptes (A) et sur l'image fidèle qu'ils donnent de la situation financière de la société (B), dans le respect des normes professionnelles (D). C est faux : le principe de non-immixtion dans la gestion lui interdit de formuler des recommandations de gestion — c'est le rôle de l'auditeur interne ou du consultant.






Les épreuves portent sur : Comptabilité Générale, Comptabilité Analytique, Analyse Financière, Fiscalité des Entreprises, Contrôle de Gestion, Audit.
Oui, un corrigé indicatif est disponible sur cette page — vérifie les calculs avant de t'y fier pour réviser, la relecture humaine n'est pas garantie.
Oui, l'énoncé complet est consultable en ligne et téléchargeable en PDF gratuitement sur SaadConcours, sans inscription.
Ce sujet est classé avec une difficulté de 4/5 sur notre échelle, à titre indicatif.