Université Hassan II de Casablanca — FSJES Aïn Sebâa
Examen écrit d'accès au Master Macroéconomie et Finance Internationale — 2017-2018
NB : Attention, selon les cas, plusieurs réponses sont possibles.
1. En 2017, la croissance du PIB au Maroc était de :
2. En 2017, le taux de chômage au Maroc était de :
3. Le ministre de l'économie et des finances actuel au Maroc est :
4. La théorie selon laquelle le taux de croissance dépend du progrès technologique impulsé par les institutions, les incitations et l'État est appelée « Théorie de la croissance ____ » :
5. Parmi les égalités ci-dessous, laquelle est vraie ?
6. Laquelle des affirmations suivantes est vraie ?
7. Quelle affirmation est vraie ?
8. Supposons que les ventes de pétrole soient la seule production de l'Iran. En 2008, le PIB nominal était de 500 milliards de dollars, alors qu'en 2009 il était de 750 milliards de dollars. On sait que sur cette même période le prix du baril de pétrole est passé de 38 à 79 dollars. Quelle affirmation est vraie ?
9. Que veut dire la Parité de Pouvoir d'Achat (PPA) ?
10. Le taux de chômage de longue durée est :
11. Le revenu disponible dans un pays X est de 993,4 milliards. La consommation dans ce pays atteint 821,2 milliards.
12. Parmi les affirmations suivantes, laquelle est vraie ?
13. Considérons l'équilibre sur le marché de monnaie. Quelle affirmation est vraie ?
14. Les élasticités de la demande au revenu de deux produits A et B sont respectivement 2,2 et 0,2. Quelles affirmations sont fausses ?
15. Parmi les affirmations suivantes relatives à l'équilibre IS-LM, laquelle est vraie ?
(NB : la source consultée ne diffuse que cette page du sujet ; l'épreuve originale pouvait comporter d'autres questions.)
Corrigé indicatif rédigé par SaadConcours : il n'émane pas de la FSJES Aïn Sebâa et n'a pas été relu par un enseignant. L'énoncé précise que plusieurs réponses peuvent être correctes par question. Refais les calculs et vérifie les chiffres conjoncturels, qui datent de 2017.
Q1 — D. 4,1 %. Selon le HCP, la croissance du PIB marocain a atteint 4,1 % en 2017, après une année 2016 médiocre (1,1 %) plombée par une campagne agricole défavorable. Les deux chiffres figurent volontairement dans les propositions : 1,1 % est celui de 2016.
Q2 — C. 10,2 %. Taux de chômage national moyen en 2017 (HCP) : 10,2 %, en légère hausse par rapport à 2016 (9,9 %).
Q3 — A. Mohammed Boussaid. Ministre de l'Économie et des Finances de 2013 à août 2018. Repères : Abdellatif Jouahri est le Wali de Bank Al-Maghrib, Moulay Hafid Elalamy était ministre de l'Industrie, Nizar Baraka a occupé le poste des Finances avant 2013.
Q4 — B. Endogène. La théorie de la croissance endogène (Romer, Lucas, Barro) explique la croissance par des facteurs internes au système économique — capital humain, R&D, infrastructures publiques, institutions — par opposition au modèle de Solow où le progrès technique est exogène.
Q5 — B. PIB = Valeur ajoutée + impôts sur les produits − subventions. L'approche production évalue le PIB aux prix du marché : on part de la somme des valeurs ajoutées (aux prix de base), on ajoute les impôts sur les produits (TVA, droits de douane) et on retranche les subventions sur les produits.
(Les propositions B et D sont rédigées à l'identique dans le sujet — coquille de l'original.)
Q6 — C. La Balance des Paiements comprend les flux courants, financiers et de capital. Structure normalisée (FMI, MBP6) : compte des transactions courantes, compte de capital, compte financier.
Pièges : la proposition A confond la BP avec la seule balance commerciale ; la B est fausse au Maroc — la balance des paiements y est élaborée par l'Office des Changes, non par Bank Al-Maghrib ; la D confond avec les indices de prix.
Q7 — B (et, avec réserve, C). Les termes de l'échange se définissent comme le rapport prix moyen des exportations / prix moyen des importations. Leur amélioration signifie que ce rapport augmente — ce qui suppose une hausse des prix des exportations relativement à ceux des importations : la proposition C n'est donc exacte que si les prix à l'importation sont supposés constants.
Q8 — A et D. L'Iran ne produit que du pétrole : le PIB réel est donc proportionnel aux quantités produites.
Quantités (barils, en milliards de $ / prix unitaire)
2008 : 500 / 38 = 13,16 unités
2009 : 750 / 79 = 9,49 unités → la production réelle a BAISSÉ (D)
PIB réel 2009 en base 2008 = PIB nominal 2009 × (P₂₀₀₈ / P₂₀₀₉)
= 750 × 38 / 79 = 360,8 milliards de dollars → (A)
Le PIB nominal progresse de 50 % alors que la production réelle recule de 28 % : toute la hausse vient du prix du baril. C'est exactement ce que le déflateur permet de neutraliser.
Q9 — B. La PPA est un taux de conversion qui égalise le pouvoir d'achat des monnaies, afin de comparer les PIB de pays où les niveaux de prix diffèrent. La proposition D décrit le taux de change nominal, la A le déflateur.
Q10 — A et C. Le chômage de longue durée est conventionnellement celui qui dépasse un an. Au Maroc, il est structurellement plus élevé que le chômage de courte durée : une large majorité des chômeurs le sont depuis plus de douze mois, ce qui traduit un chômage d'insertion (jeunes diplômés) plutôt que frictionnel.
Q11 — A et C.
Propension moyenne à consommer = C / Yd = 821,2 / 993,4 = 0,8266
Épargne = 993,4 − 821,2 = 172,2
Taux d'épargne = 172,2 / 993,4 = 17,33 %
Les deux résultats sont complémentaires : PMC + taux d'épargne = 1.
Q12 — A et C. La trappe à liquidités (Keynes) décrit une situation où le taux d'intérêt est si bas que les agents anticipent sa remontée — donc une baisse du cours des titres — et conservent toute liquidité supplémentaire plutôt que d'acheter des titres : la demande de monnaie devient infiniment élastique (donc insensible à une nouvelle baisse du taux), ce qui correspond à une préférence absolue pour la liquidité. La politique monétaire y devient inefficace.
Q13 — A et B. Sur le marché de la monnaie, le taux d'intérêt d'équilibre égalise offre et demande de monnaie (A). À offre de monnaie constante, une baisse du revenu réduit la demande de monnaie de transaction, donc fait baisser le taux d'intérêt (B).
Propositions fausses : C — une baisse de l'offre de monnaie fait monter le taux ; D — une hausse du revenu fait monter le taux.
Q14 — C (la seule affirmation fausse). L'énoncé demande les affirmations fausses.
Élasticité-revenu e > 1 → bien supérieur (ou de luxe), donc normal
Élasticité-revenu 0 < e < 1 → bien normal nécessaire
Élasticité-revenu e < 0 → bien inférieur
Bien A : e = 2,2 → normal ET supérieur → A vraie, B vraie
Bien B : e = 0,2 → normal nécessaire → C FAUSSE, D vraie
Un bien inférieur suppose une élasticité négative : 0,2 étant positive, le bien B ne peut pas être inférieur.
Q15 — B et C.
Zone HORIZONTALE de LM (trappe à liquidités, « cas keynésien ») :
politique budgétaire → TRÈS efficace (aucun effet d'éviction)
politique monétaire → totalement inefficace
Zone VERTICALE de LM (« cas classique ») :
politique budgétaire → totalement inefficace (éviction intégrale)
politique monétaire → TRÈS efficace
D'où : B (budgétaire inefficace en zone verticale) et C (monétaire très efficace en zone verticale) sont vraies ; A et D énoncent exactement l'inverse de la réalité.

Les épreuves portent sur : Macroéconomie, Économie Internationale, Comptabilité Nationale, Économie Monétaire, Microéconomie.
Oui, un corrigé indicatif est disponible sur cette page — vérifie les calculs avant de t'y fier pour réviser, la relecture humaine n'est pas garantie.
Oui, l'énoncé complet est consultable en ligne et téléchargeable en PDF gratuitement sur SaadConcours, sans inscription.
Ce sujet est classé avec une difficulté de 4/5 sur notre échelle, à titre indicatif.