Université Mohammed V — Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales - Rabat (Agdal)
MASTER GESTION FINANCIÈRE COMPTABLE ET FISCALE (G.F.C.F) Test écrit 2015/2016 — Durée : 3 heures
N.B. : 1/ Les calculatrices sont autorisées. 2/ Le plan comptable général marocain est autorisé.
M. Alami, commerçant, est marié et père de trois filles, dont l'aînée, âgée de 23 ans, est étudiante en première année de la faculté de droit de Rabat. Il a aussi sous sa responsabilité légale un garçon âgé de 10 ans qu'il a recueilli légalement. Il a acquis en 2014 des revenus provenant de plusieurs activités qu'il dirige lui-même à Rabat.
M. Alami vous communique les informations suivantes en vue de lui préparer sa déclaration fiscale au titre de 2014 :
Il a par ailleurs encaissé les produits suivants :
De même, il a vendu 200 actions non cotées en bourse à 320 DH l'action qu'il avait acquises à 300 DH l'action et qu'il avait inscrites dans son actif professionnel de l'entreprise de vente de matériaux de construction.
Monsieur Alami a versé 61 275 DH d'intérêt au Crédit Immobilier et Hôtelier au titre d'un prêt pour la construction de sa villa habitée à titre principal.
Travail à faire :
Barème de l'IR (2014) :
| Tranches de revenu annuel | Taux d'imposition | Somme à déduire |
|---|---|---|
| Moins de 30 000 Dhs | – | 0 |
| De 30 000 à 50 000 Dhs | 10% | 3 000 |
| De 50 000 à 60 000 Dhs | 20% | 8 000 |
| De 60 000 à 80 000 Dhs | 30% | 14 000 |
| De 80 000 à 180 000 Dhs | 34% | 17 200 |
| Plus de 180 000 Dhs | 38% | 24 400 |
La société AYA est une société anonyme de près de 400 personnes, spécialisée dans la production et l'exploitation de produits pharmaceutiques.
Il est à noter que les perspectives de croissance de l'industrie pharmaceutique sont positives avec une croissance de la consommation attendue dans les prochaines années suite à l'amélioration des indicateurs de santé et de vie.
En tout état de cause, pour les industriels pharmaceutiques, il y a des parts de marché à conquérir aussi bien sur le marché local que sur l'export. L'effet de taille devient ici un argument majeur et peut ou non se conjuguer à une recrudescence des mouvements de consolidation, à l'instar des laboratoires multinationaux.
En tant qu'analyste financier, vous êtes sollicité pour effectuer une analyse financière sommaire à partir :
Compte de Produits et Charges (en milliers de DH)
| Charges | 2010 | 2011 | 2012 | Produits | 2010 | 2011 | 2012 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Achats revendus de marchandises | 190 | 265 | 310 | Ventes de marchandises (en l'état) | 210 | 440 | 385 |
| Achats consommés de M/ses et Frs | 922 | 1215 | 1380 | Ventes de B et S produits | 2812 | 2912 | 3600 |
| Autres charges externes | 325 | 665 | 788 | Variation stock de produits | +20 | +48 | -55 |
| Impôts et taxes | 248 | 312 | 232 | Autres produits d'exploitation | 450 | 595 | 632 |
| Charges de personnel | 636 | 385 | 412 | Reprises d'exploitation | 60 | 79 | 135 |
| Dotations d'exploitations | 241 | 768 | 694 | Produits financiers | 15 | 67 | 78 |
| Charges d'intérêt | 41 | 315 | 413 | Reprises financières | 15 | 49 | 65 |
| Dotations financières | – | 35 | 46 | Produits de cessions des immob. | – | 240 | 180 |
| VNA des immob. cédées | 420 | 240 | 175 | Autres produits non courants | 458 | 670 | 230 |
| Impôts sur les résultats | 780(*) | 315 | 280 | ||||
| Résultats après impôts | 585 | 520 | |||||
| Totaux | 4040 | 5100 | 5250 | Totaux | 4040 | 5100 | 5250 |
(*) La colonne 2010 est peu lisible sur le scan source (photo basse résolution) — elle n'est de toute façon pas nécessaire pour répondre au travail demandé, qui ne porte que sur 2011 et 2012 ; elle est reproduite ici à titre indicatif seulement, à vérifier si besoin.
Informations complémentaires — Dotations et reprises (en milliers de DH)
Pour 2011 :
| Éléments | Dotations d'exploitation | Dotations financières | Reprises d'exploitation | Reprises financières |
|---|---|---|---|---|
| Éléments stables | 503 | – | 2 | 3 |
| Éléments circulants | 265 | 35 | 77 | 46 |
| Total | 768 | 35 | 79 | 49 |
Pour 2012 :
| Éléments | Dotations d'exploitation | Dotations financières | Reprises d'exploitation | Reprises financières |
|---|---|---|---|---|
| Éléments stables | 488 | 7 | 47 | 2 |
| Éléments circulants | 206 | 39 | 88 | 63 |
| Total | 694 | 46 | 135 | 65 |
Travail à faire :
La SARL MINARDI est une entreprise commerciale au capital de 20 000 DH entièrement libéré. Implantée à Aïn Harrouda, cette entreprise est spécialisée dans le négoce en viande.
Toutes les opérations sont soumises à la TVA au taux normal. Les partenaires ont tous communiqué leur numéro d'identification. L'exercice comptable de l'entreprise MINARDI coïncide avec l'année civile.
Au titre de l'exercice 2014, le directeur administratif et financier vous a chargé de traiter les questions suivantes :
Question 1 :
Le 5 novembre 2014, réception de la facture K25 concernant :
Le règlement s'effectuera sous huitaine, TVA à 20%.
Le 20 novembre 2014, réception de la facture L20 concernant un logiciel comptable pour le prix de 18 300 DH hors taxes. Règlement immédiat par chèque bancaire avec octroi d'un escompte de 300 DH hors taxes.
L'ensemble du matériel informatique acheté ainsi que le logiciel a été mis en service le 20 novembre.
Le mode d'amortissement linéaire sur 5 ans sera retenu pour les ordinateurs et le logiciel. Pour le logiciel, l'entreprise désire profiter au maximum des amortissements fiscaux.
Travail à faire :
Question 2 :
Le 1er mai 2013, un emprunt de 23 000 DH au taux de 8% a été souscrit par la société MINARDI. Il sera remboursé en 7 ans par annuités constantes à partir du 1er mai 2014.
Travail à faire :
Question 3 :
Au 31 décembre 2014 avant inventaire, l'état des créances douteuses se présente ainsi :
| Clients | Créances (H.T.) au 31/12/2013 | Règlement courant 2014 | Provision au 31/12/2013 | Remarques au 31/12/2014 |
|---|---|---|---|---|
| PILARI | 145 000 | 25% | 60% | On souhaite porter la provision à 40% du solde |
| PAGANI | 250 000 | 40% | 50% | L'entreprise solde le compte du client PAGANI |
Le client TOUSSAINT nous devait 240 000 DH courant 2013. Le compte de ce client a été soldé le 31 décembre 2013, car il n'y avait aucun espoir de récupérer cette somme. Courant décembre 2014, le client TOUSSAINT nous envoie un chèque de 200 000 DH pour solde. Aucune écriture n'a été enregistrée.
Travail à faire :
La société Alpha tient une comptabilité de gestion pour assurer le suivi de ses centres d'activité.
En tant que chargé de suivi de performance du centre « découpage », on vous communique les informations suivantes :
| Production | Activité (en heure machine) | |
|---|---|---|
| Normale | 1 200 | 2 400 |
| Réelle | 1 000 | 1 800 |
Les charges indirectes standards s'élèvent à 60 000 DH dont 20 000 DH de charges fixes. Les charges indirectes réelles s'élèvent à 54 000 DH.
Travail à faire :
Exercice à réponses ouvertes (pas de QCM) : les 4 dossiers sont recalculés intégralement ci-dessous. Le dossier 1 (fiscalité des personnes physiques) comporte plusieurs points d'interprétation légale non explicités dans l'énoncé (statut du conjoint, régime des terres agricoles à la date de l'exercice, traitement de la location de terrain nu) — les hypothèses retenues sont indiquées à chaque étape ; vérifie-les avec ton cours si ton professeur retient une convention différente. Le dossier 3 comporte un point de lecture ambigu sur le scan source (la remarque de provision visée pour PILARI vs PAGANI) — également signalé.
Revenus professionnels et fonciers imposables :
Revenus de capitaux mobiliers — tous soumis à une retenue à la source libératoire de l'IR, donc EXCLUS du revenu global imposable :
Total des revenus professionnels et fonciers (avant déduction des intérêts d'emprunt logement) : 31 948 + 110 350 + 4 000 + 57 600 + 20 000 = 223 898 DH
Déduction des intérêts du prêt pour la construction de l'habitation principale : Plafond légal = 10% du revenu net global imposable (avant déduction) = 10% × 223 898 ≈ 22 390 DH. Le montant réellement versé (61 275 DH) dépasse largement ce plafond → déduction limitée à 22 390 DH.
1. Revenu Net Global imposable (RNG) : 223 898 - 22 390 = 201 508 DH
2. IR dû (2014) : 201 508 DH se situe dans la tranche « plus de 180 000 DH » (taux 38%, somme à déduire 24 400) : IR brut = 201 508 × 38% - 24 400 = 76 573,04 - 24 400 = 52 173,04 DH
Déduction pour charges de famille (360 DH par personne à charge, plafond 2 000 DH, maximum 6 personnes) : en comptant l'épouse (à charge, en l'absence d'indication contraire) + les 3 filles (dont l'aînée de 23 ans, à charge car étudiante et donc sous la limite d'âge de 25 ans pour un enfant aux études) + le garçon de 10 ans recueilli légalement, soit 5 personnes à charge : 5 × 360 = 1 800 DH (sous le plafond de 2 000 DH).
IR net dû ≈ 52 173,04 - 1 800 = 50 373,04 DH, soit environ 50 373 DH.
| 2011 | 2012 | |
|---|---|---|
| Ventes de marchandises | 440 | 385 |
| - Achats revendus de marchandises | 265 | 310 |
| = Marge commerciale | 175 | 75 |
| Ventes de B et S produits | 2912 | 3600 |
| ± Variation de stocks de produits | +48 | -55 |
| = Production de l'exercice | 2960 | 3545 |
| Achats consommés de matières et fournitures | 1215 | 1380 |
| + Autres charges externes | 665 | 788 |
| = Consommation de l'exercice | 1880 | 2168 |
| = Valeur Ajoutée (marge commerciale + production - consommation) | 1255 | 1452 |
| - Impôts et taxes | 312 | 232 |
| - Charges de personnel | 385 | 412 |
| = Excédent Brut d'Exploitation (EBE) | 558 | 808 |
| + Autres produits d'exploitation | 595 | 632 |
| + Reprises d'exploitation | 79 | 135 |
| - Dotations d'exploitation | 768 | 694 |
| = Résultat d'exploitation | 464 | 881 |
| Produits financiers + Reprises financières | 116 | 143 |
| - Charges d'intérêt - Dotations financières | 350 | 459 |
| = Résultat financier | -234 | -316 |
| = Résultat courant | 230 | 565 |
| Produits de cessions d'immob. + Autres produits non courants | 910 | 410 |
| - VNA des immobilisations cédées | 240 | 175 |
| = Résultat non courant | 670 | 235 |
| = Résultat avant impôts | 900 | 800 |
| - Impôts sur les résultats | 315 | 280 |
| = Résultat net | 585 | 520 |
Le résultat net recalculé (585 en 2011, 520 en 2012) rejoint exactement les « Résultats après impôts » donnés dans le CPC, ce qui valide la cohérence du tableau.
CAF = Résultat net + Dotations d'exploitation et financières relatives aux éléments stables + VNA des immob. cédées - Reprises d'exploitation et financières relatives aux éléments stables - Produits de cessions d'immob.
Important : seule la fraction des dotations/reprises relative aux « éléments stables » entre dans le calcul de la CAF — celle relative aux « éléments circulants » (créances, stocks...) est exclue, car elle est déjà absorbée par le besoin en fonds de roulement et ne doit pas être neutralisée deux fois. Le tableau des dotations/reprises fourni distingue précisément les deux, il faut donc l'utiliser plutôt que les totaux bruts du CPC.
En synthèse : la société AYA voit son chiffre d'affaires et sa rentabilité d'exploitation progresser sensiblement en 2012, mais cette amélioration opérationnelle est plus que compensée par la dégradation de la marge commerciale, l'alourdissement du coût de la dette et la baisse des produits non courants, d'où un recul du résultat net et de la CAF.
Coût d'acquisition du matériel informatique (les frais de livraison et d'installation, nécessaires à la mise en état d'utilisation, s'incorporent au coût de l'immobilisation) : 5 × 12 000 + 300 (livraison) + 200 (installation) = 60 500 DH HT, TVA 20% = 12 100 DH.
Consommables (fournitures de bureau, charges) : 180 + (4×500) + (4×400) + (6×150) = 180+2000+1600+900 = 4 680 DH HT, TVA 20% = 936 DH.
Écriture du 5 novembre 2014 :
Logiciel (20 novembre 2014) : l'escompte de règlement obtenu (300 DH) est un élément financier — il ne réduit PAS le coût d'entrée de l'immobilisation (contrairement à un rabais/remise) et se comptabilise en produit financier (7386). Coût d'entrée du logiciel = 18 300 DH HT, TVA 20% = 3 660 DH.
Écriture du 20 novembre 2014 :
1ère ligne du tableau d'amortissement du logiciel (linéaire 5 ans = 20%/an, mise en service le 20/11/2014, prorata à partir du 1er du mois soit 2 mois sur 2014) : Annuité pleine = 18 300 × 20% = 3 660 ; annuité 2014 = 3 660 × 2/12 = 610 DH.
| Exercice | Valeur d'origine | Annuité | Cumul amort. | VNC |
|---|---|---|---|---|
| 2014 | 18 300 | 610 | 610 | 17 690 |
Écritures au 31 décembre 2014 :
Débit 61932 « DEA des immob. incorporelles » : 610 Débit 61933 « DEA des immob. corporelles » : 2 017 Crédit 28320 « Amortissements des logiciels » : 610 Crédit 28355 « Amortissements du matériel informatique » : 2 017
Extrait de bilan au 31/12/2014 (logiciel) :
| Immobilisations incorporelles | Brut | Amortissements | Net |
|---|---|---|---|
| Logiciels | 18 300 | 610 | 17 690 |
Annuité constante a = 23 000 × 0,08 / [1-(1,08)⁻⁷] ≈ 4 418,94 DH
| Année | Capital début | Intérêts (8%) | Amortissement | Annuité | Capital fin |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 (2014-2015) | 23 000,00 | 1 840,00 | 2 578,94 | 4 418,94 | 20 421,06 |
| 2 (2015-2016) | 20 421,06 | 1 633,68 | 2 785,26 | 4 418,94 | 17 635,80 |
| … | … | … | … | … | … |
| 7 (dernière, 2020-2021) | ≈ 4 092,16 | ≈ 326,78 | ≈ 4 092,16 | 4 418,94 | ≈ 0 |
Écritures :
1er mai 2014 (souscription — si l'exercice précise le 1er mai 2013 pour la souscription initiale de l'emprunt, cette écriture aurait déjà été passée en 2013 ; seule l'échéance/les intérêts courus concernent 2014) :
31 décembre 2014 (intérêts courus non échus, du 1er mai au 31 décembre 2014, soit 8 mois de la 1ère annuité) : Intérêts courus = 1 840 × 8/12 = 1 226,67 DH
Principe comptable respecté : principe de spécialisation (indépendance) des exercices — les charges d'intérêts courues au 31/12/2014, même non encore échues (échéance le 1er mai), doivent être rattachées à l'exercice 2014 qu'elles concernent.
Point d'ambiguïté sur le scan source : la remarque « on souhaite porter la provision à 40% du solde » est présentée dans le tableau à côté de PILARI, tandis que « l'entreprise solde le compte du client PAGANI » concerne PAGANI. C'est l'hypothèse retenue ci-dessous — vérifie l'attribution exacte avec l'énoncé original si un doute subsiste.
PILARI : solde après règlement de 25% en 2014 = 145 000 × 75% = 108 750 DH. Nouvelle provision souhaitée = 40% × 108 750 = 43 500 DH. Provision antérieure (31/12/2013) = 60% × 145 000 = 87 000 DH. Ajustement = 43 500 - 87 000 = -43 500 DH → reprise de provision de 43 500 DH.
PAGANI : solde après règlement de 40% en 2014 = 250 000 × 60% = 150 000 DH. La créance étant jugée définitivement irrécouvrable (l'entreprise solde le compte), il faut d'abord porter la provision à 100% du solde restant, puis solder la créance :
TOUSSAINT : compte déjà soldé en 2013 (créance et provision totalement sorties des comptes). Le chèque de 200 000 DH reçu en décembre 2014 constitue une récupération inattendue sur une créance antérieurement considérée comme irrécouvrable — à comptabiliser en produit non courant.
Tableau récapitulatif au 31/12/2014 :
| Client | Solde au 31/12/2014 | Provision antérieure | Provision requise | Mouvement |
|---|---|---|---|---|
| PILARI | 108 750 | 87 000 | 43 500 | Reprise de 43 500 |
| PAGANI | 150 000 (à solder) | 125 000 | 150 000 | Dotation complémentaire de 25 000, puis sortie du compte |
| TOUSSAINT | 0 (déjà soldé en 2013) | 0 | – | Encaissement exceptionnel de 200 000 en produit non courant |
Écritures de régularisation au 31/12/2014 :
Deux techniques de contrôle comptable d'un compte client :
Données : activité normale 2 400 h pour 1 200 unités (soit 2h/unité) ; activité réelle 1 800 h pour 1 000 unités. Charges indirectes standards = 60 000 DH (dont fixes 20 000, variables 40 000, soit 16,667 DH/h variable et 8,333 DH/h fixe au niveau normal). Charges réelles = 54 000 DH.
1. Écart global : Coût standard pour la production réelle (1000 unités × 2h/unité = 2 000 h std × 25 DH/h) = 50 000 DH. Écart global = Charges réelles - Coût standard de la production réelle = 54 000 - 50 000 = +4 000 DH (défavorable).
2. Décomposition en trois sous-écarts :
Écart sur budget = Charges réelles - Budget flexible de l'activité réelle Budget flexible (1 800 h) = charges fixes (20 000) + 16,667 × 1 800 = 20 000 + 30 000 = 50 000 Écart/Budget = 54 000 - 50 000 = +4 000 DH (défavorable)
Écart sur activité (sous-activité) = Budget flexible de l'activité réelle - Coût imputé à l'activité réelle Coût imputé (imputation rationnelle) = 20 000 × (1 800/2 400) + 16,667 × 1 800 = 15 000 + 30 000 = 45 000 Écart/Activité = 50 000 - 45 000 = +5 000 DH (défavorable) — dû à la sous-activité (1 800 h réalisées contre 2 400 h normales), qui dégrade l'absorption des charges fixes.
Écart sur rendement = Coût imputé à l'activité réelle - Coût standard de la production réelle = 45 000 - 50 000 = -5 000 DH (favorable) — le centre a réalisé la production de 1 000 unités en 1 800 h alors que la norme standard en aurait nécessité 2 000 (2h/unité), donc un rendement meilleur que prévu.
Vérification : +4 000 (budget) + 5 000 (activité) - 5 000 (rendement) = +4 000 = écart global ✓.
Interprétation : l'écart global défavorable de 4 000 DH s'explique par un dérapage des charges au niveau de l'activité réellement atteinte (écart sur budget défavorable de 4 000) et par une sous-activité pénalisante pour l'absorption des charges fixes (écart sur activité défavorable de 5 000), partiellement compensés par un rendement opérationnel meilleur que prévu (écart sur rendement favorable de 5 000 : moins d'heures que la norme ont été nécessaires pour la production réellement obtenue).
Les épreuves portent sur : Fiscalité des Entreprises, Comptabilité Générale, Comptabilité des Sociétés, Analyse Financière, Contrôle de Gestion.
Oui, un corrigé indicatif est disponible sur cette page — vérifie les calculs avant de t'y fier pour réviser, la relecture humaine n'est pas garantie.
Oui, l'énoncé complet est consultable en ligne et téléchargeable en PDF gratuitement sur SaadConcours, sans inscription.
Ce sujet est classé avec une difficulté de 4/5 sur notre échelle, à titre indicatif.