Matières : Analyse Financière, Gestion de Trésorerie, Comptabilité Générale
Faculté Polydisciplinaire El Jadida — Université Chouaïb Doukkali
Test d'admission au Master Banque et Finance
Durée : 1h30
Le responsable financier de la société QUIRY vous demande de réaliser une analyse financière de cette dernière. Pour y arriver, il vous donne les bilans fonctionnels en milliers de DH des années 2012 et 2013.
| ACTIF | 2012 | 2013 | PASSIF | 2012 | 2013 |
|---|---|---|---|---|---|
| Emplois stables | 6 500 | 6 850 | Ressources stables | 6 800 | 7 130 |
| — ressources propres | 3 500 | 3 530 | |||
| — dettes de financement | 3 300 | 3 600 | |||
| Actif circulant d'exploitation | 4 250 | 4 400 | Passif circulant d'exploitation | 3 750 | 3 830 |
| Actif circulant hors exploitation | 350 | 370 | Passif circulant hors exploitation | 400 | 410 |
| Trésorerie-actif | 100 | 50 | Trésorerie-passif | 250 | 300 |
| Total | 11 200 | 11 670 | Total | 11 200 | 11 670 |
TAF :
Les établissements de crédits jouent un rôle très important dans le financement et la croissance des entreprises. Certes, ces établissements de crédit mettent à la disposition des entreprises tous les produits nécessaires au développement de l'entreprise marocaine, mais cette action ne concerne pas toutes les catégories d'entreprises. En effet, les P.M.E., au Maroc, et qui constituent environ 95% du tissu économique marocain, éprouvent plusieurs difficultés dans le financement, aussi bien de leurs investissements et que de leurs exploitations.
Expliquez, entre 8 et 10 lignes, les difficultés de financement des P.M.E. au Royaume du Maroc.
NB : Pour les Q.C.M., Une bonne réponse = +1 point, Une mauvaise = -1 et sans réponse = 0


(Barème : +1 bonne réponse, −1 mauvaise, 0 sans réponse.)
Total indicatif : 10/12 (réponses sûres : 2, 5, 9, 10, 11, 12 ; réponses contextuelles signalées : 1, 3, 4, 7).
Formules :
| 2012 | 2013 | |
|---|---|---|
| FDR | 6 800 − 6 500 = + 300 | 7 130 − 6 850 = + 280 |
| BFRE | 4 250 − 3 750 = + 500 | 4 400 − 3 830 = + 570 |
| BFRHE | 350 − 400 = − 50 | 370 − 410 = − 40 |
| BFR total | 450 | 530 |
| Trésorerie nette | 300 − 450 = − 150 ✓ (100 − 250) | 280 − 530 = − 250 ✓ (50 − 300) |
Commentaire. Le FDR, bien que positif, est très insuffisant pour financer un besoin en fonds de roulement croissant (+500 → +570). La trésorerie nette, déjà négative en 2012, se dégrade fortement (−150 → −250), traduisant un recours croissant aux concours bancaires : la situation financière de QUIRY se détériore.
| Ratio | Formule | 2012 | 2013 |
|---|---|---|---|
| Couverture des emplois stables | Ressources stables / Emplois stables | 6 800/6 500 = 1,05 | 7 130/6 850 = 1,04 |
| Couverture des capitaux investis | Ressources stables / (Emplois stables + BFR) | 6 800/7 000 = 0,97 | 7 130/7 420 = 0,96 |
| Autonomie financière | Ressources propres / Dettes de financement | 3 500/3 300 = 1,06 | 3 530/3 600 = 0,98 |
Lecture :
Les P.M.E., qui représentent environ 95 % du tissu économique marocain, rencontrent des difficultés de financement qui tiennent à leur propre structure autant qu'à l'environnement bancaire :
Côté entreprise : opacité comptable et absence fréquente d'états financiers fiables ou audités, ce qui empêche l'évaluation objective du risque ; insuffisance des garanties personnelles ou réelles à offrir ; fonds propres faibles et dépendance excessive aux découverts bancaires plutôt qu'aux crédits d'investissement à moyen-long terme.
Côté banque : asymétrie d'information et coût de traitement des dossiers disproportionné au montant demandé (risque élevé perçu, taux et commissions majorés) ; préférence des banques pour les grandes entreprises et les crédits à court terme peu risqués.
Environnement : marché financier inaccessible aux petites entités (seuils d'introduction élevés), faiblesse du capital-investissement, et lourdeurs administratives qui découragent les investissements.
En conclusion, le financement des P.M.E. marocaines exige des réponses adaptées : garantie mutuelle (Sociétés de cautionnement mutuel), développement du private equity, notation des P.M.E. et accompagnement comptable — dispositifs que les pouvoirs publics ont commencé à mettre en place (fonds de garantie Far, Bourse de Casablanca pour PME) mais dont l'ampleur reste insuffisante face au besoin.
(Réponse attendue en 8 à 10 lignes : le corrigé développe légèrement au-delà pour servir de base de révision.)