Sur l'épreuve rédigée d'un concours d'entrée en Master économie-gestion, deux candidats qui connaissent le même cours peuvent obtenir des notes très différentes. La différence ne vient presque jamais des connaissances, mais de la méthode : un plan clair, une problématique bien posée et un développement qui répond vraiment au sujet rapportent plus de points qu'un cours récité sans structure. Voici la méthode complète pour construire une dissertation solide le jour du concours.
C'est l'étape la plus souvent bâclée, alors qu'elle conditionne toute la copie. Avant de rédiger quoi que ce soit, prends 5 à 10 minutes pour :
Le plan n'est pas un exercice de style : c'est l'outil qui montre au correcteur que tu as compris la logique du sujet. Trois structures couvrent la grande majorité des sujets de concours.
| Type de plan | Quand l'utiliser | Structure type |
|---|---|---|
| Plan dialectique | Sujet qui invite à discuter une affirmation ou une opinion | I. Thèse — II. Antithèse — III. Synthèse ou dépassement |
| Plan thématique | Sujet à explorer sous plusieurs angles complémentaires | I. Angle économique — II. Angle juridique/social — III. Angle prospectif |
| Plan analytique | Sujet centré sur un problème concret | I. Constat et causes — II. Conséquences — III. Solutions ou limites |
Dans le doute, le plan dialectique reste le plus sûr sur les sujets de culture générale ou d'actualité économique et sociale, fréquents dans les épreuves rédigées de concours de Master.
L'introduction représente environ 10% de la copie mais donne au correcteur sa première impression — souvent décisive. Elle doit contenir, dans l'ordre :
Chaque paragraphe doit défendre une seule idée, construite en trois temps :
Entre chaque grande partie, une phrase de transition rappelle où en est le raisonnement et annonce la suite — cela évite l'effet de copie découpée en blocs sans lien.
Une bonne conclusion tient en deux temps : un bilan qui synthétise les arguments développés, puis une réponse explicite et assumée à la problématique posée en introduction. Une ouverture finale peut être ajoutée si elle prolonge naturellement le sujet — mieux vaut l'omettre que d'en forcer une hors sujet, qui donne une impression de remplissage.
Le manque de temps est la première cause de plans déséquilibrés et de conclusions bâclées. Pour une épreuve de 2 heures, une répartition qui fonctionne pour la plupart des candidats :
| Étape | Durée indicative | Détail |
|---|---|---|
| Analyse du sujet + plan au brouillon | 20 à 25 min | Reformulation, problématique, plan détaillé avec exemples |
| Rédaction de l'introduction | 10 à 15 min | Directement au propre, sans repartir du brouillon |
| Rédaction du développement | 60 à 70 min | Les deux ou trois parties, avec transitions |
| Conclusion + relecture | 10 à 15 min | Réponse à la problématique, puis chasse aux fautes et oublis |
Mieux vaut un plan en deux parties bien construit qu'un plan en trois parties bâclé faute de temps.
Environ 15 à 20% du temps total de l'épreuve — pour une épreuve de 2 heures, cela représente 20 à 25 minutes consacrées à l'analyse du sujet et à la construction du plan avant de commencer à rédiger.
Non. Un plan en deux parties bien équilibré et cohérent vaut mieux qu'un plan en trois parties mal construit ou bâclé par manque de temps. Ce qui compte pour le correcteur, c'est la logique du raisonnement, pas le nombre de parties.
Mobilise l'actualité économique et sociale récente, les notions vues en cours de licence (économie, droit, gestion) et, à défaut d'exemple précis, un raisonnement logique bien argumenté reste préférable à un paragraphe sans illustration.
La structure (introduction, plan, développement en AEI, conclusion) reste la même. Seuls les exemples mobilisés changent : références à l'actualité pour la culture générale, textes de loi et jurisprudence pour le droit, mécanismes et données chiffrées pour l'économie.